‹ Traité pratique des maladies des yeuxChapitre 100 sur 127 · CANAUX EXCRÉTEURS DES LARMES · texte numérisé non relu

CANAUX EXCRÉTEURS DES LARMES

attirée en avant et séparée de ses adhérences avec le bistouri. Après avoir enlevé la tumeur, il faut soigneusement explorer avec le doigt la cavité où elle était contenue, afin de? assurer s'il ne reste aucune induration. Lorsque le sang a cessé de couler, on nettoie la plaie de tous les caillots et l'on en rapproche les bords par une suture. Au moyen d'une compresse et d'une bande, on ramène le globe à sa position normale, et l'on rapproche les parois de la cavité qui contenait la tumeur.

On a souvent recommandé, en faisant l'ablation du globe, d'enlever aussi la glande lacrymale, qu'elle soit malade ou non. A l'appui de ce précepte, M. Velpeau cite un exemple d'extirpation du globe, dans lequel le chirurgien fut contraint, six mois après l'opération, d'enlever la glande lacrymale qu'il avait laissée dans l'orbite, à cause de l'abondance du larmoiement. Après l'extirpation de la glande, on a remarqué que la surface de la conjonctive continue à être humectée comme à l'ordinaire ; cela paraît dû à la sécrétion qui lui est propre, et cela prouve que la xérophthalmie ne peut pas provenir de la seule suppression de la sécrétion lacrymale, mais d'une suppression concomitante de la sécrétion conjonctivale. Et, en réalité, on a vu plus haut que la sécheresse de la conjonctive cutanisëe existe, quoique la sécrétion lacrymale ne soit pas supprimée.

ARTICLE IL

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