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FISTULE DE LA GLANDE LACRYMALE

glande qui accompagne la suppression de la sécrétion lacrymale, dans la forme aiguë, et le larmoiement dans la forme chronique, en même temps que le globe est repoussé en bas et en dedans.

Le traitement consiste dans l'application des sangsues et des fomentations sur la partie malade et dans les remèdes généraux ordinaires.

Quelquefois l'inflammation se termine par suppuration, surtout à la suite de coups. En pareil cas, l'abcès se trouve généralement dans le tissu cellulaire intra ou périglandulaire, et présente tous les symptômes graves et le déplacement du globe qui accompagnent les abcès orbitaires. Cette phlegmasie peut se compliquer d'une maladie de l'os. Dans ce dernier cas. après que l'abcès s'est ou a été ouvert, il reste une fistule qui ne peut se fermer que lorsque la partie de l'os atteinte s'est exfoliée; en outre, la peau' est affectée tout autour, et se trouve tellement tirée ou contractée par la cicatrice de l'ouverture fistuleuse, qu'il se forme un ectropion ou un lagophthalmos. Les conséquences fâcheuses qui peuvent provenir d'un abcès situé dans la glande lacrymale ou dans sa région, doivent engager le chirurgien à une circonspection toute particulière dans le traitement de ces cas. Si l'on voit que l'on ne peut pas en espérer la résolution, dès que l'accumulation de pus est nettement reconnue, on lui donne issue par une incision de la peau, faite parallèlement au rebord de l'orbite. Dans les pansements consécutifs, il faudra faire bien attention de ne pas laisser la peau se tirer et se rétracter par une cicatrisation vicieuse.

Si l'on trouve l'os altéré, il est clair qu'il ne faut faire aucun effort pour provoquer la cicatrisation avant l'exfoliation de la partie malade qui se fait très lentement; dans ces cas, la peau voisine est généralement si altérée, que la rétraction et la cicatrisation vicieuse, suivies de lagophthalmos et d'entropion, peuvent à peine être évitées.

§ V. — Fistule «le la glande lacrymale.

Béer et d'autres auteurs disent qu'après une lésion ou l'évacuation d'un abcès aigu de la glande lacrymale, il reste une petite ouverture fistuleuse située sur la paupière supérieure près de l'angle externe et sous le bord de l'orbite, dans la région de la glande lacrymale, et laissant écouler un liquide clair. Béer obtint la cure d'un cas semblable en faisant pénétrer dans la fistule,

qui avait une profondeur d'un quart de pouce, une aiguille à tricoter chauffée au rouée.

§ VI. — Extirpation fies tumeurs situées dans le voisinage de la glande lacrymale ou de la glande elle°>même.

Il se forme quelquefois des tumeurs dans le voisinage de la glande lacrymale, sans que celle-ci soit affectée, mais les apparences extérieures sont telles, que l'on peut supposer que la glande est elle-même hypertrophiée et malade. On ne doit jamais oublier cette circonstance, lorsqu'il s'agit de l'extirpation d'une tumeur qui pourrait être considérée comme une glande malade, et il faut procéder à l'opération avec une grande circonspection.

Après avoir mis à nu la tumeur par l'incision de la peau, il faut soigneusement examiner si la tumeur est ou -non formée par la glande lacrymale elle-même, ou simplement par une production développée dans son voisinage.

Quelquefois l'opérateur a enlevé par erreur une glande saine avec une tumeur. La maladie de la glande qui nécessite son extirpation est 1 hypertrophie et l'induration, mais on n'est pas d'accord sur la nature cancéreuse ou non de cet état morbide.

Avant qu'aucune tuméfaction ait été observée à l'extérieur, le malade peut avoir ressenti des douleurs dans la région de la glande lacrymale, et avoir éprouvé de l'épiphora. Quand la tumeur devient apparente, elle est dure et bosselée. A mesure qu'elle augmente, elle repousse le globe en bas, en dehors et en avant. Il en résulte d'abord une vision double, par suite du déplacement de l'axe oculaire, et plus tard l'affaiblissement et la perte de la vue, par suite de la compression de la rétine. Dans ces circonstances, l'extirpation de la glande est indiquée. Le traitement dissolvant n'aurait aucun résultat.

L'opération se fait en pratiquant une incision à travers la peau, au-dessus de la tumeur, parallèlement au bord de l'orbite, et assez longue pour mettre tout à fait à nu la partie antérieure de la tumeur. Alors le chirurgien s'assurera s'il n'a pu le faire auparavant, par l'examen du volume et des adhérences de la tumeur, si cette simple incision pourra suffire ou s'il est nécessaire d'en pratiquer une seconde à la partie moyenne, et remontant perpendiculairement à travers la peau du sourcil. La glande ainsi découverte doit être saisie avec un crochet ou la pince à griffes,

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