‹ Traité pratique des maladies des yeuxChapitre 82 sur 127 · CORRESPONDANCE DES MOUVEMENTS DES DEUX YEUX · texte numérisé non relu

CORRESPONDANCE DES MOUVEMENTS DES DEUX YEUX

rieur en haut et un peu en dedans, et par le droit inférieur en bas et quelque peu en dedans.

3° L'axe de révolution des mouvements produits par les muscles obliques traverse aussi le globe horizontalement, mais il part d'un point rapproché du bord externe de la cornée, et se dirige en arrière et en dedans en rencontrant l'axe des mouvements des droits supérieur et inférieur sous un angle de soixantequinze degrés environ. Lorsque l'axe optique est horizontal et dirigé en avant, l'oblique supérieur tourne le globe autour de cet

axe, de telle manière que la pupille est dirigée en bas et en dehors, et l'oblique inférieur dirige la pupille en haut et en dehors. La figure \\ 6 représente ces diverses circonstances.

Les muscles obliques ne tournent le globe suivant la direction que nous venons d'indiquer, que quand la pupille est d'abord dirigée directement en avant et que tous les muscles sont en équilibre. Mais si, par exemple, les muscles droits interne et inférieur ont déjà dirigé la pupille en bas et en dedans, alors l'oblique supérieur la tourne encore plus en dedans.

Les quatre muscles droits sont antagonistes des deux obliques. Les muscles droits tirent le globe en arrière et les obliques en avant, et c'est ainsi, qu'à l'état normal, le globe se trouve en équilibre.

Si l'on coupe un des quatre muscles droits, le globe fait une saillie légère en avant. Lorsque c'est l'un des obliques qui est coupé, le globe tend à s'enfoncer dans l'orbite.

Les deux obliques avec le droit externe, sont antagonistes des droits supérieur^ inférieur et interne.

Grâce à ce mécanisme et à la présence de la capsule orbitaire, le globe est suspendu de telle sorte que, lorsque tous les muscles sont en équilibre, l'axe optique est dirigé horizontalement en avant.

Les quatre muscles droits font mouvoir le globe dans les sens horizontaux et verticaux. Les obliques, en faisant tourner le globe sur son axe antéro-postérieur, maintiennent dans un parallélisme constant les diamètres verticaux des deux yeuXj et c'est là, on le sait, une des conditions nécessaires pour la vision simple.

Le muscle droit interne d'un œil et le muscle droit externe de l'autre agissent généralement ensemble, et de même l'action des droits supérieurs et des droits inférieurs des deux yeux est simultanée.

Mais, lorsque les besoins de la vision l'exigent, les deux muscles droits internes peuvent agir ensemble, comme aussi les deux droits externes, pour ramener au parallélisme les axes des yeux fortement converges, mais non jusqu'à les rendre divergents.

En un mot, les différents muscles des deux yeux combinent leur action, tantôt congénère, tantôt antagoniste, selon les circonstances, mais toujours dans le but de diriger les yeux de manière qu'ils reçoivent l'image des objets que l'on regarde sur des parties correspondantes des deux rétines.

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ARTICLE H

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