B) ET LE MIROIR LARYNGIEN (A
ac. Commissure antérieure des cordes vocales, —pc. Commissure postérieure. — r. Corde vocale droite. — l. Corde vocale gauche, avec une excroissance.
La commissure postérieure p e, qui est en réalité la plus
DE LA LARYNGOSCOPIE
éloignée de l’observateur, devient la plus rapprochée dans l’image (1). La forme symétrique de l’image qui empêche quelquefois de différencier le côté droit du côté gauche, et ce renversement antéro-postérieur, conduisent souvent les observateurs à se former une opinion erronée sur les deux côtés du larynx.
Nous allons maintenant considérer la relation des parties latérales de l’image. Le miroir étant placé en haut et en arrière de l’ouverture du larynx, les rayons lumineux venant de cet organe se dirigent directement en haut et en arrière, et l’on voit la corde vocale droite du sujet sur le côté gauche du miroir et la corde gauche sur le côté droit (de même que la main droite du malade est vis-à-vis la main gauche de l’observateur, et réciproquement pour la main droite).
Dans la figure ci-jointe (fig. 28) on aperçoit une excroissance sur la corde vocale gauche du larynx (B), elle est vis-à-vis la main droite de l’observateur et apparaît du même côté sur l’image (A). Néanmoins, à cause du renversement antéro-postérieur dont nous avons déjà parlé, si l’on oubliait que le dessin du larynx (A) est une image, on serait conduit à l’idée erronée que l’excroissance se trouve sur la corde vocale droite.
En examinant un dessin laryngoscopique, il ne faut point prendre son propre larynx comme point mental de comparaison, pour ce qui concerne la droite ou la gauche, mais se rappeler que ce dessin représente une image formée sur un miroir, placé obliquement au-dessus et en arrière du larynx d’une autre personne.
L’examen laryngoscopique se pratique en trois temps :
Premier temps. — Le patient se tiendra debout en face de de l’observateur, la tête légèrement inclinée en arrière. L’œil de l’observateur doit se trouver à une distance d’environ un pied de la bouclie du malade. On aura eu d’abord le soin de placer sur une table à côté du malade, une lampe donnant une forte clarté, qui sera maintenue à la hauteur des yeux du patient. L’observateur prendra alors la paire de lunettes qui supporte le
(l) Ceci concorde avec la loi d’optique suivante : Tout faisceau lumineux divergent qui tombe sur une surface réfléchissante plane, se réfléchit, et le foyer du faisceau réfléchi se trouve à la même distance de la surface réfléchissante que le faisceau incident, mais du côté opposé.
DE LA LARYNGOSCOPIE
réflecteur, et engageant le malade à ouvrir largement la bouche, il s’efforcera de projeter un faisceau lumineux dans la gorge, de manière à ce que le centre de ce dernier corresponde à la base de la luette. Si l’observateur éprouve de la difficulté à
Fig. 29. — Laryngoscopes. — Troisième temps, montrant la