AUX SERVICES DES HOPITAUX
En a un levier du second genre, mis en activité, en b et en c, le point d’appui est en œ. En appuyant sur la branche cl avec le pied, l’opérateur fait partir le ressort de la crémaillère et la chaise descend peu à peu. Il existe un étroit dossier avec un appui mobile pour la tète, qui monte et descend par une rainure et peut être fixé par derrière au moyen d’une crémaillère.
DE LA LARYNGOSCOPIE
Pour la pratique hospitalière, surtout lorsque l’on fait usage de la lumière oxhydrique, la chaise à laryngoscopie représentée fig. 26, sera très commode. Elle permet à l’opérateur de lever ou de baisser le malade sans bouger de son siège.
DE LA LARYNGOSCOPIE
L’art de la laryngoscopie repose sur cette seule loi d’optique, que lorsque des rayons lumineux tombent sur une surface plane, l’angle de réflexion est égal à l’angle d’incidence. Un petit miroir est placé au fond de la gorge, sous une inclinaison telle que les rayons lumineux qui tombent sur lui soientprojetés dans la cavité laryngienne; en même temps, l’image de l’intérieur du larynx (éclairé par les rayons lumineux) se forme sur le miroir et devient visible à l’observateur.
Le miroir est tenu obliquement, de manière à former avec l’horizon un angle d’environ 45 degrés. Le plan de l’ouverture du larynx (limité par l’épiglotte, les replis ary-épiglottiques, et les cartilages aryténoïdes) est également incliné, l’épiglotte étant sur un plan plus élevé que les aryténoïdes.
Fig. 27
Le diagramme ci-joint montre la position des différentes parties et explique leur réflexion : m représente le plan du miroir laryngien, l celui de l’ouverture supérieure du larynx, et o l’œil de l’observateur. Dans le plan du larynx, a représente les cartilages aryténoïdes ; œ les replis ary-épiglottiques, et e l'épiglotte ; les rayons émanant de ces points du larynx atteignent
DE LA LARYNGOSCOPIE
le miroir en a' œ' et e', d’où ils se réfléchissent vers l’observateur o. De telle sorte que l’épiglotte, qui est en réalité la partie la plus élevée du larynx, apparaît à la partie supérieure du miroir; les replis ary-épiglottiques apparaissent un peu plus bas, sur les côtés du miroir, et à la partie inférieure se trouvent les cartilages aryténoïdes. Ces remarques s’appliquent à la réflexion verticale.
La seule inversion qui se produit dans la formation de l’image est dans la direction antéro-postérieure. La partie qui est en réalité la plus rapprochée de l’observateur, la commissure antérieure des cordes vocales ( ae in B, fig. 28), devient la plus éloignée dans l’image {ae in A, fig. 28).
Fig. 28. — Dessin montrant la relation des parties du larynx