CANCER SECONDAIRE
Pour nous résumer (I) au point de vue du traitement, nous dirons que notre but doit être de prolonger la vie lorsqu’il est possible de le faire et dans tous les cas d’adoucir l’agonie, lorsque le dénouement fatal approche. Si nous nous reportons aux considérations précédentes nous verrons que la première de ces indications est remplie par la trachéotomie pratiquée avant que la constitution ne se soit altérée par la gêne de la respiration. Lorsque la déglutition est très difficile on pourra nourrir le malade au moyen de la sonde oesophagienne et des lavements nutritifs. Pour calmer la douleur, on fera des insufflations de morphine (de 15 milligrammes à 3 centigrammes mêlés avec de la poudre d’amidon) que l’on emploiera une ou deux fois par jour avec un grand avantage pour le malade. Par ce seul moyen, on peut souvent lui éviter toute douleur, rendre en même temps la respiration facile, et augmenter l’appétit. Quelque soit du reste le traitement local employé, on devra l’aider par l’emploi de toniques généreux et par des mesures analeptiques ; on essaiera également de conserver et de soutenir les forées du malade par un traitement reconstituant hygiénique.