‹ Traité pratique des maladies du larynx et du pharynxChapitre 113 sur 244 · II. — Arrêt de la circulation · texte numérisé non relu

II. — Arrêt de la circulation

519. L'hypérémie ou Thypoémie peuvent résulter de l'airét complet de la circulation, suivant qu'il s'effectue dans te artères ou dans les veines. Cet arrêt peut être détermina par la stase inflammatoire (507) , par une maladie des parois

vasculaires ou du cœur, qui perd sa force d'impulsion, et surtout par la pression qu'exercent les exsudais diphthéritiques, purulents, etc.

Il en résulte la nécrose (537), par suite de la nutrition complètement suspendue, ou bien l'oedème, si la circulation reineuse seule se trouve interrompue.

Article II. — Troubles de la formation.

620. Les diverses fonctions, telles que l'accroissement, la nutrition, le développement, etc., auxquelles les éléments anatomiques doivent leur existence, sont comprises sous le nom de formation ou plasie.

52 1 • Depuis Hunter on avait admis généralement que la lymphe plastique, exsudée du sang, était le point de départ de toute formation, par conséquent aussi des nouveaux tissus développés accidentellement. La théorie cellulaire a déplacé la question, en fixant Tattention sur Torighie des cellules, qui, dans l'œuf, existent déjà avant Tapparition des vaisseaux sanguins. On a supposé d* abord qu'il existe un blastëme, dans lequel se développent les cellules ; mais Remak avait déjà vu que de nouvelles cellules peuvent provenir de cellules préexistantes, par scission, bourgeonnement ou formation endogène, et Virchow, transportant ces données dans les faits pathologiques, dit que toute formation nouvelle de cellules ou toute plasie consiste dans un développement cOiitinu aux dépens des cellules préexistantes : omnis cellula e cellula. Les cellules qui peuvent donner lieu au développement de nouvelles cellules sont celles qui composent le tissu ou bien les cellules plasmatiques (corpuscules du tissu cellulaire). Elles se composent seulement d*un noyau entouré

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de protoplasme (blastëme) ; dès quelles sont entourées d'une membrane, elles se fixent dans une forme permanente.

Quelques auteurs affirment que les corpuscules blancs, qui s'échappent des capillaires d'après Cohnheim, voyagent et émigrent dans les tissus, pour s'y développer et subir des transformations diverses,

522. L'état normal peut être modifié, en ce que les éléments se détruisent par une métamorphose régressive, par l'hypoplasie (1) ; ou bien, il y a exagération de formation, hyperplasie (II), ou enfin perversion complète (III), paraplasie.

Les produits de l'hyperplasie et de la paraplasie sont appelés néoplasmes;

A. — Hypoplasie.

523. Ces métamorphoses régressives, qui ont pour caractère commun la diminution de nutrition et même la destruction des parties lésées, ont pour conséquence une diminution dans la quantité âes éléments, c'est-à-dire l'atrophie (I), ou la transformation qualitative, la dégénérescence (II), ou bien la destruction de ces éléments, connue sous le nom de gangrène ou nécrose (III).

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