PHYSIOLOGIE PATHOLOGIQUE. — MÀUDIES LOCALES. AO
Une mention particulière méritent les affections du dia^ phragmCj dont l'inflammation et la paralysie rendent difficile l'inspiration, et dont les contractions jouent un rôle important dans le hoquet, le sanglot et dans la toux.
h* — Trooblei dei moaveiiieBii lolrlntè^oes.
583. Dans le larynx, Y inflammation^ avec ses terminaisons en tuméfaction, déterminée par. des exsudats séreux ou d'autres (508 et suiv.), ou en ulcération ou gangrène par hypoplasie (525 et suiv.) ; puis Vhyperplasie des tissus (539), de même que la production A' éléments paraplasiques (555) , peuvent rendre Yinspiration très-difficile, en produisant un rétrécissement de Torifice glottique, qui empêche l'accès de la quantité d'air nécessaire à la respiration normale.
Des troubles analogues sont provoqués à cause du rétrécissement consécutif de l'orifice glottique, par \ exagération de la motilité^ allant jusqu'au spasme (572), ou par des corps étrangers (567) qui se trouvent à Tintérieur ou à l'extérieur des voies respiratoires. Ces derniers peuvent entraver l'inspiration par la compression qu'ils exercent, soit sur les voies respiratoires, en rétrécissant les cavités, soit sur les récurrents (Aiii-225). La diminution de la contractiliié devient funeste, si le malade ne peut expectorer les crachats accumulés.
La sensibilité exagérée peut rendre l'inspiration douloureuse et entraver l'acte de la respiration par l'appréhension de cette douleur ; Vanesthésie peut créer des obstacles, si le malade ne s'aperçoit pas de la présence des crachats.
Les mêmes causes peuvent aussi troubler Y expiration. Ainsi celle-ci est brusque, explosive, précédée d'une occlusion de la glotte (250) et accompagnée habituellement d'une modification du son glottique (286), toutes les fois que Yinflam^
AlO PATHOLOGIE GÉNÉRALE.
mation ou Yinitation déterminent une exagiratiùfi delà motilité sous forme de toux, de toussaillemeot, d'excréation, d'expectoration (265). D'autres modifications analogues de l'expiration, telles que le rire, le hoquet, etc. (279 et 9iiiT.)« ne sont pas dues à des altérations locales, mais à des causes éloignées.
Ô8A. Les altérations organiques du pharynx et des cavités qui communiquent avec lui peuvent rendre Yinspiraiion difficile par le gonflement des muqueuses, la présence des polypes, l'accumulation des mucosités, etc. ; elle est csioore modifiée dans le soupir et le bâillement, déterminés par des causes non locales, et dans le ronflement et le reniflement (S96) produits par des causes locales.
L'expiration peut être entravée par les troubles de la vie organique que nous venons d'énumérer; elle devient brusque, explosion par exagération de la motilité, dans l'éiernument (39i), le crachement (395).
IL — Troubles de la phonation.
585. Toute altération organique du larynx, mais principalement celles qui siègent dans la portion glottique et dans les aryténoïdes, peuvent altérer la tonalité (288), l'intensité (307) ou le timbre (309) du son glottique. La voix baisse quand les lèvres vocales ne peuvent être ni assez tendues, ni assez rapprochées ; elle monte quand les aryténoïdes sont maintenus dans une position très-rapprochée au sommet de Tarticulation, ou lorsqu'un de ces cartilages est ankylosé. Ces mêmes causes peuvent déterminer une faiblesse de la voix et diverses modifications du timbre, telles que la raucité, l'enrouement, Taphonie. Les altérations de la séaxUion des muqueuses^ qu'elle soit exagérée ou dimiouéei produit des effets analogues.
rarSIOLOGIE PITBOLOGIQCK. — HAUDIES LOCALES. Ail
L'exagéralion de la sensibilité rend la voix très-faible; les malade», par précaution, ne font qne chuchoter (278). La dimimttwn tic la tnotilité détermine l'aphonie nervaoae.
' Les altérations organiques et celles de la vie animale peuvent encore troubler la phonation par les modificadons ^'eUes apportent dans la respiration. Elles peuvent déter- BBner le rire, le hoquet, le pleurer, le sanglot, le cri, le gémissement, le râle, la toux, la voix inspiratoire (279 et SWT.).
686. Lorsque le pniBYNX est le siège d'une altération profite par un Irouhh local de la vie organique, c'est avant toni le timbre qui est modifié, et nullement la tonalité (A26, AlS). L'inflainniation, par les saillies qu'elle crée à la suriMe àps muqueuses, de même que les productions accidentelles, renforcent ou étouffent certains harmoniques, interfOtDpent les vibratioiii^ régulières et altèrent de cette manière Impureté du timbre (S27). D'autres modifications organiques piécédeiiniient exposées produisent le timbre nasal {&29) ou («tliiral (hi\).
Vhtjfàereithésie du pharynx, qui peut amener la soif, la iMule hystérique, etc., rend pénible l'émission de la voix; la voix est étranglée. L'anesM&tV du'voiledu palais, jointe fcfa paralysie, produit le nasonnement; son relâchement, le nmflement. \I exagération de la motiUté, d'où viennent féternument, le crachement, le reniflement, le ^filet, donne ■oe sonorité anormale à l'expiration asonore (39A et suiv.). Bnfin, nous devons mentionner ici les modifications plus ou ■otos profondes de la parole, déterminées, soit par une âttéralion organirpn' passagère, ou par un vice de conformatioti. ou par une influence nerveuse temporaire (264) ou pcnnanenle (375). C'est ainsi que la paralysie des lèvres, Im troubles de la mastication, le claquement ou le grince-
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ment des dents, la paralysie de la langue, le trismus (voy. Symptomatologie) , altèrent rémission des sons articulés.