Les ÉLÉMENTS ACCIDENTELS FLUIDES SOUt dcS VapCUrS
d'eau (671) ou de gaz. Parmi ceux-ci, nous devons mentionner tout d'abord le chlore, Y ammoniac^ les gaz acide sul* fur eux y nitreuxy chlorhijdriquc^ qui se produisent dansles manipulations chimiques; ilsirritent vivement lesvoies aériennes et les organes de la voix, provoquent de la toux, du coryza, des angines, des laryngo-bronchites. La voix est altérée et ces troubles persistent encore un temps plus ou moins long» lorsque la cause a cessé d'agir. Les plantes aquatiques submergées, exposées à Taction solaire, dégagent, d'après Boussingault, de Y oxyde de carbone, V! hydrogène sulfureux ^^ trouve libre dans l'eau à l'estuaire des grands fleuves, là ot'
ÊTIOLOGIE. *- CAUSES EXTERNES. d67
les eaux de la mer viennent se mêler à celles des marécages, surtout dansles régions tropicales, et provientdes réactions qui s'établissent entre les sulfates delà mer et les énormes quantités de matières végétales. Ce même gaz peut encore se dégager des eaux sulfureuses, ou provenir de la décomposition de matières végétales ou animales dans les égoutsr^ les fosses d'aisances, etc. Pur, il produit, en petite quantité, de la céphalalgie, des étourdissements, des nausées, des vomissements ; en plus grande quantité, il tue ; il suffit d'un volume de ce gaz sur 200 d'air pour tuer un cheval. Gepen-» dant, mêlé en petite quantité aux vapeurs d'eau, il passe pour calmer la toux et pour diminuer l'oppression. Le gaz d'éclairage est pernicieux, principalement par la présence de Foxyde de carbone. Cependant il a été employé dans le traitement de la coqueluche. Enfin, notons encore ici le gaz acide carbonique ^ dont las effets fâcheux sont bien Connus.
661. Les ÉLÉMENTS ACCIDENTELS SOLIDES de l'atmosphère proviennent, d'une part, du sol, des habitations ou des professions que nous allons examiner ; d'autre part, ce sont des parasites végétaux ou bien d'effluves solides ou gazeux, provenant de malades et propageant parfois la maladie sur d'autres individus.
662. Les parasites végétaux qui se rencontrent sur les muqueuses pharyngo-buccales, et dont la présence est révélée par Fexamen microscopique, sont les suivants :
VOidium albicans formé de plaques d'aspect pseudoliiembraneux, qui constitue le muguet des enfants et des phymiques ; c'est utie affection locale parasitaire. Il se compose de filaments tubuleux sporiféres, cloisonnés, de couleur ambrée, ramifiés et entrecroisés en tous sens, de 3 à 5 millièmes de millimètre, et de spores sphériques, à centré brillant, remplies d'une fine poussière et adhérant aux cellules épi-
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théliales. Le cripiocoque du ferment d^ été trouvé quelquefois mêlé aux éléments du muguet.
Le leptothrix buccal est une algue qui se compose de fihr ments très-ténus, larges de 5 dix-millièmes de millimètre, roideSy incolores, élastiques, que j'ai signalés le premier dans les matières accumulées entre les dents et à la surface de U langue, et que je croyais être des carapaces d'infusoires. Les papilles filiformes de la langue fournissent chez quelques malades et chez des vieillards des plaques villeuses noirâtres composées de débris épidermiques, de vibrions, de filaments de leptothrix, et surtout d'un nombre immense de spores (Raynaud).
Le Diplosporium fuscum^ Hallier, se rencontre sur les membranes diphthériques du pharynx et se compose de filaments très-ténus, articulés et irrégulièrement ramifiés ; les spores sont d'une couleur brune.
On suppose que ces germes végétaux peuvent transporter la maladie sur un individu sain.
663. Nos connaissances sont encore peu avancées sur les effluves solides des malades qui, transportés par lair, peuvent communiquer la maladie à un autre individu.
La dpihthérie est contagieuse ; il très-probable, mais non encore prouvé, que la contagion s'opère par T inspiration des particules exhalées dont l'atmosphère serait le véhicule.
Les laryngites et pharyngites apparaissent quelquefois avec une fréquence surprenante, et forment alors une consù' tution particulière appelée catarrhale. Ces modifications atmosphériques (648) , surtout les brusques changements de température dans certaines saisons, peuvent expliquer cette épidémie. Quelques auteurs cependant avancent qu'il existe alors des miasmes particuliers dans l'atmosphère qui sont la cause que ces maladies sporadiques deviennent tout à coup endémiques ou épidémiques.
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