MARCHE, TERMINAISON, SIÈGE, FRÉQUENCE
715. La MARCHE des affections pharyngo-laryngées est très-variable par la durée, le type et les périodes.
En ce qui concerne la durée, ces afiections sont, comme toutes les maladies, tantôt aiguës,^ tant chroniques. La durée des premières se borne quelquefois à quelques heures et ne dépasse guère quatre à six semaines sans que l'affection ne
devienne chronique ; celle-ci peut exister pendant des années entières.
Le type est habituellement continu; cependant il peut y avoir, surtout dans les affections aiguës, des exacerbations ou paroxysmes et des rémissions. Les affections nerveuses
présentent rarement le type régulièrement intermittent
(aphonie intermittente) ; plus souvent il y a seulement des attaques (laryngite striduleuse, etc.).
La période d'invasion est presque toujours très-distincte dans les affections aiguës, très-rarement dans celles qui sont chroniques, à moms qu'il ne s'agisse d'une affection catar* rhale aiguë devenue chronique. Les périodes d'accroissement, de développement et de déclin se constatent plus facilement.
ÊTIOLOGIE. — CAUSES EXTERNES. 497
716. La TERMINAISON est une ^21^150/1 qui est com/}/i^^e lorsqu'il y a retour complet des fonctions pharyngo-laryngées, ou qui est incomplète^ par le développement d*une cicatrice, de rhypertropbie du tissu cellulaire sous-muqueux, etc. ; la phonation ou la déglutition i*estent alors altérées pendant toute la vie.
La terminaison par la mort survient dans les affections pharyngo-laryngées qui sont la conséquence d'une affection qui est mortelle, telle que la diphthérie, le cancer, le tubercule , ou qui entrave la respiration par occlusion de Torifice glottique, ce qui a lieu, par exemple, dans les inflammations intenses, dans le spasme de la glotte, dans
l'cadème ou par des tumeurs intra- ou extra-laryngiennes. Elle peut être subite.
717. Le siÊGE particulier de l'affection locale est trèsvariable, puisque chaque tissu peut être atteint. Les affections les plus fréquentes s'observent sur les muqueuses et le tissu t^éllulaire sous-muqueux, puis viennent les muscles, le périchondre et les cartilages.
718. Il n'y a pas encore de statistique exacte sur la fréquence relative des diverses affections laryngées comparées entre elles. Les données suivantes sont approximatives. La fréquence des affections locales aiguës l'emporte de beaucoup sur celles des affections locales chroniques. En effet, les inflammations catarrhales des muqueuses /orment la majeure partie des maladies du larynx et du pharynx ; puis viennent les exsudats croupaux et diphthériques, puis les ulcérations consécutives à une maladie constitutionnelle générale, telles que la syphilis, la phthisie, le cancer, la fièvre typhoïde*
Les affections du tissu sous-muqueux se comportent, en ce qui concerne leur fréquence, comme celles des membranes; cependant les exsudats, surtout les infiltrations séreuses, occupent le premier rang. L'application^du laryn-
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d98 PATHOLOGIE GÉNÉRALE.
goscope a permis de constater l'existence des polypes biei» plus fréquemment que cela n'a été possU)le précédemment.
Les muscles sont le plus fréquemment affectés d'une diminution de contractilité sous forme de fatigue pathologique r le spasme et la paralysie sont beaucoup plus rares^ Les infiltrations séreuses, les dégénérescences graisseuse et lardacée ont été plus rarement encore constatées jusqu'à présent.
Dans le périchondre, on observe le plus fréquemment les inflammations, qui se terminent par des ankyloses ou par des abcëSy lesquels peuvent entraîner la nécrose des cartilages. Ceux-ci peuvent, en outre, être atteints par l'ossification, l'ecchondrose, pu devenir le siège de petites tumeurs saillantes, pédiculées ou sessiles. Les affections plus rares par rapport à la fréquence des autres maladies du larynx et du pharynx, mais non pas absolument rares, sont celles qui résultent des troubles de connexion (570) ou de la présence des corps étrangers (571) .
Les affections symptomatiques sont, dans un grand nombre des cas, trop fugitives et trop peu importantes pour figurer dans une statistique des maladies pharyngo-Iaryngées. Les troubles de la phonation motivés, par exemple, par l'épilepsie, l'apoplexie, par des émotions vives, sont de ce nombre. Leur fréquence dépend de celle des maladies dont elles sont la conséquence.
719. La fréquence absolue des affections pharyngo-Iaryngées, c'est-à-dire leur fréquence comparée à celle des autres maladies, est très- variable. II n'y a pas de données, en ce qui concerne les affections chroniques. Quant aux affecUonsaiguës, on sait que le catarrhe des voies aériennes, de même que le croup et la diphthérie, deviennent quelquefois épidémiques, ou sont du moins assez fréquents pour devenir le caractère prédominant de la constitution médicale.
EXAMEN DU MALADE. i|9f