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Le climat de la Gi^cc est splendide ; l'air y est vif

hH PATIIOLOGie GÉNÉRALE.

.sec, chaud et salubre. On n*y distingue guère que deux saisons: l'hiver et l'été. L'hiver commence avec le mois de janvier et finit avec mars ; il n'est jamais rigoureux ; le thermomètre marque en moyenne au Pirée 5* à 7 heures do matin, et 9* à midi. Les vents froids et secs prédominent en mars ; alors la neige tombe parfois en abondance. La saison chaude, période de sécheresse, commence en mai et s'étend jusqu'en novembre, époque ii laquelle commencent les pluies. La température moyenne est de 27* à 30* en md ; de SI à 3&* les trois mois suivants, s' élevant parfois jusqu'à AO* et tombant à 28* en novembre.

Les laryngites sont très-communes en Grèce, mais moins graves qu'en Europe.

687. Le climat des États-Unis du Sud diffère essentiellement de celui des États du Nord ; les ouragans de la mer des Antilles s'y font sentir dans toute leur influence. Les saisons se rapprochent dç celles de la zone torride ; il n'y pleut que pendant rhivemage. La température est moins élevée etphtf variable sur la côte de T Atlantique que sur celle du golfe du Mexique. Ainsi à Charlestown la moyenne annuelle est de 18%8 ; celle de juillet de 26%7, celle de février de près de 10*, tandis qu'à la Nouvelle-Orléans la moyenne annuelle est de 21*, celle de juillet de 28*, 8 et celle de décembre de plus de 12°.

b'. — Zone australe des climats chauds.

688. Cette zone comprend Textrémité sud de l'Afrique» la presque totalité de l'Australie et la partie moyenne de r Amérique méridionale. Sans donner ici de plus ampte détails, nous ferons seulement remarquer qu'en général le climat est doux et agréable, mais sujet à des variations brusques au Cap, en Australie, etc. Les pluies sont reflJ-

placées sur le littoral péruvien par d'épais brouillards qu'

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régnent matin et soir pendant presque toute l'année et que les rayons du soleil ont peine à traverser. A Rio-Janeiro les extrêmes observés sont là*,5et 88*,

' . — GUniatê tempérés.

689. Les climats tempérés , se font remarquer par l'extrême mobilité des éléments météorologiques. La teibpérature y subit des oscillations continuelles ; la moyenne annuelle est de d^yS?, mais les moyennes mensuelles présentent des différences qui, suivant les localités, vont de 7 jusqu'à &0 degrés ; il en est de même pour les oscillations quotidiennes. Les susons, bien tranchées, sont d*une durée égale. L'hiver et l'été sont les époques des perturbations atmosphériques. Les vents de sud-ouest dominent dans toute l'Europe. Les pluies sont moins abondantes et moins régulières que dans les climats décrits précédemment, mais elles sont en général, du moins en Europe, des plus fréquentes en'automne. Ces pays marchent à la tête de la civilisation ; ils sont salubres et les plus favorables au développement de la race caucasienne, dont les maladies variées reflètent la mobilité du climat capricieux.

On distingue, comme pour les autres climats, deux zones : celle du nord et celle du sud. Cette dernière comprend, en Amérique, le Chili, les États du Rio de la Plata et la Patargonie ; dans TOcéanie, la Tasmanie et la Nouvelle Zélande. Dans rbémisphëre nord les États-Unis de l'Amérique du Nord et en Asie le pays des Kyrgbiz, la Dzoungarie, la Mohgolie, la Chine septentrionale et le Japon appartiennent aux climats tempérés. Enfm les trois quarts de l'Europe font parties de la zone tempérée.

Ces contrées offrent non- seulement dans leur ensemble, comparées les unes aux autres, mais aussi dans leurs diverses

4H PATHOLOrrt: Gf,NC:HALI::.

localités, des différences excessivement considérables. Il nous est impossible de donner ici ces détails, que chaque personne apprend par l'habiution de sa localité et qui n'ont pas un intérêt général; il suffira de faire remarquer que les régions extrêmes de la zone tempérée se rapprochent, par leurs caractères, des zones voisines, et que, dans la partie moyeriDe surtout, les saisons transportent pour ainsi dire l'hahitant, en été, dans la zone des climats chauds, en hiver dans celle des climats froids. Dans les saisons intermédiaires, au printeuips et à l'automne, le changement s'opère peu à peu et progressivement, et l'on passe ainsi chaque année deus fois, et sans en avoir' la conscience, d'un climat dans un autre. C'est précisément cette variabilité qui est le caractère prédomminant de la zone tempérée, d'autant pins digne de notre attention qu'il se combine fréquemment avec les variations brusques et accidentelles de la température.

Quelques indications générales sur les régions européenne et américaine, les pays les plus fréquentés de celle zone, peuvent trouver leur place ici.

II'. — Europe tempérée.

690. On peut distinguer dans l'Europe tempérée deus groupes clîmatériques, dont l'un comprend les contrées occidentales, avec leur dimat maritime doux, uniforme et humide, et l'autre, les contrées du centre et de l'est, dont le climat continental se ressent de plus en plus de l'éloignemeiit de la mer et du voisinage de l'Asie centrale. \

t}91. Le groupe occidental, type des climats maritimes, comprend les Iles Britanniques, la presqu'île Scandinave, le Uanemarck, la Belgique, la Hollande, la France et l'Italie continentale. Le ihermomëtre s'abaisse rarement au-dessous de 0" le long des côtes et la moyenne de l'été y diffère de

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celle de F hiver tout au plus de 10 degrés. La fréquence des vents de l'ouest détermine des pluies plus abondantes et plus continues que dans les contrées du centre ; les brumes et les brouillards sont très-communs sur tout le littoral de l'Atlantique, surtout en s' avançant vers le nord. La douceur de la température et l'humidité n'excluent pas les variations brusques, sm*tout dans le voisinage de la mer. Aussi les m^ladies les plus répandues et les plus meurtrières y sont les affections des voies respiratoires, d'autant plus dangereuses que l'air humide prédispose au lymphatisme. Le larynx re« doute beaucoup plus Thumidité et les grandes et brusques variations de température qu'un froid sec et continu ; aussi voit-on ces affections diminuer de nombre et de gravité en montant vers le nord ou en descendant vers le sud.

692. Le groupe oriental est formé par l' Allemagne, la Suisse, la Russie méridionale et la Turquie d'Asie ; il est traversé par le faite de partage des eaux européennes, d'où résultent deux pentes : l'une inclinée vers les mers du Nord, l'autre dirigée vers la Méditerranée et parcourue par les plus grands fleuves de l'Europe.

Chacun des pays qui appartiennent à l'un ou à l'autre de ces groupes offre des différences dimatériques essentielles et qui dépendent du voisinage plus ou moins accentué des mers, des montagnes, des vents prédommants. II serait impossible de donner la description climatérique de chacun de ces pays, souvent variables d'une province à l'autre : nous nous bornerons à quelques courtes indications :

693. Les Iles Britanniques présentent le type le plus complet du climat maritime qui prédomine dans le groupe occidental. Ce climat est surtout prononcé en Irlande^ pays bas et marécageux; à Dublin, la moyenne annuelle est de 9'',5 ; celle de janvier de 4% celle de juillet de 16\ Le centre de y Angleterre^ légèrement ondulé, est formé par de grandes

A8S HATHOLOGJ!': GEMCHAUE.

plaines ; les moiHagnes du pays de Galles, peu élevées, mo-' dilïenl légëremsnt le climat en abritant la cAte est et le centre, où il pleut moins. La moyenne hibernale à Londres est de 3°. 2 et l'estivale de liî°,7. Le climat de l'Ecosse, ce pays de lacs et de montagnes, est plus froid et plus salubre.

tt9â. Le climat de la Simie est très-froid ; celui de h presqu' île Scandinave très-variable; la côte ouest remarquable par la douceur de sa température et par l'humidité de sOu atmosphère. Le Danemark, pays plat et marécageux, est très-humide et brumeux ; la moyenne de l'hiver, i\ Copenhague, est de — 0°,5 ; celle de l'été de 16°, 5.

69â, Les brouillards sont fréquents et persistants en Belgique et surtout en Hollande; le cliuiat est un peu plus froid que celui de l'Angleterre. La température de Bruxelles est à peu près celle de Pari-i.

69tî. La France offre des différences cliniatériques irèsmarquées ; ou peut la diviser, suivant Martin, en cinq régions : 1" Le climat vosgie» ou du nord-esl. Il embrasse toute la région comprise entre le Rhin, la Côte-d'Or, les sources de la Saône et la chaîne qui s'étend de Mézières à Auxerre. La température moyenne est de 9°, 6 dans les villes. Les hivers y sont plus froids et les étés plus chauds, à latitude égale, que dans l'ouest. La diO'ôi-ence moyenne entre ces deux saisons est de 18"; les vents de sud-ouest et de nord-est dominent; les pluies d't^lé l'emportent sur celles d'automne. Le nombre des jours de pluie estde 137. — 2° Le climat séquauien ou du nord-ouest. Il comprend toute la frontière du nord, depuis Mézières jusqu'à la nier, d'urj côté ; et de l'autre, le cours de la Loire et du (ilier jusqu'à Auxerre. La température moyenne de l'année est de 10°,9, la différence entre l'estivale et l'hibernale de 13", 6, moindre par conséquent que dans la région précédente. Le sud-ou4 y soufQe pendant un tiers de l'atiDée; 1^0 jours de pluie. ^

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S"" Le climat girondin au sud-ouest, depuis la Loire et le Cher jusqu'aux Pyrénées; moyenne annuelle 12*,7; différence entre l'été et l'hiver Ib**,? ; les vents du sud-ouest dominent ; 130 jours pluvieux. — b!* Le climat rhodanien ou du sud-est, comprend toute la vallée de la Saône et du Rb6ne. Moyenne annuelle 11'' ; différence de l'été et de l'hiver 18*,8; 120 à 130 jours de pluie. Ce sont les vents du nord et du sud qui dominent. — ô"" Le climat méditerranéen ou provençal comprend le triangle formé par Montpellier, Marseille et Viviers. Moyenne annuelle 1A%8 ; différence de Tété et de l'hiver 16° ; l'été est très-sec ; 53 joui's de pluie seulement ; le mistral domine dans la moitié orientale de cette région ; le vent d'ouest dans la moitié occidentale. — La température décroît en France en moyenne d'un demidegré par vingt-cinq lieues (un degré de latitude) ; la moyenne de Paris est de lO'^jS ; celle du mois de janvier de 1*,9 ; celle de juillet de 18%7.

697. La température du nord de l'Italie, <i'est-à-dire de Y Italie continentale^ est plus élevée que celle des contrées avoisinantes, mais elle s'en rapproche par la constance et surtout par l'extrême humidité de son climat.

698. L'il/Zemeij'ne offre trois régions différentes: 1* Celles de plaines septentrionales ; son climat se rapproche de celui de la Hollande ; la plaine du nord-ouest, exposée à la mer du nord, est moins froide et plus humide que celle du nordest qui longe les côtes de la Baltique. — 2" Lé centre de l'Allemagne, la Moravie, la Bohème, la Saxe, etc., sont à l'abri des influences maritimes, mais leur élévation rend le climat franchement continental assez rigoureux. La température moyenne annuelle est de 10*, 2 à Vienne, de près de 9* à Munich, Dresde et Berlin, de 7*,6 seulement à Dantzig. Les pluies sont moins fréquentes et moins abondantes que sur le littoral de l'Atlantique. — 3*" La région des Alpes

offre les contrastes climatériques les plus accusés. C'est à cette région que se rattache la Suisse^ ou Ton passe ea quelques heures d'ascension de la température des contrées méridionales au froid des régions polaires.

699. Le climat de la Russie et de la Pologne , qui fonneot une immense plaine couverte de lacs, de marais, de forêts et ouverte aux vents glacés, est plus rigoureux que ne le ferait supposer leur position géographique. La moyenne descend au-dessous de 0*" ; le thermomètre peut monter jusqu'à S5*, pour descendre en hiver à — lô""; à Kisliar, sous la latitude d'Avignon, il s'abaisse jusqu'à — 25^ et — 80*. L'humidité de Tair décroit, comme la température, en marchant de l'ouest à Test. Le printemps est la plus belle saisoB de l'année.

700. En Turquie^ le climat est aussi exces^, variaocde 25'' à — lô"" suivant les saisons. Il pleut rarement pendait plusieurs jours de suite ; le temps est en général pur. A Gonstantinople, les étés sont aussi chauds qu'à Napks et les hivers plus froids et plus rigoureux qu'à Paris. Dans les provinces moldo-valaques on voit le thermomètre s'abaisser, en hiver, jusqu'à — 24'', et monter en été jusqu'à 37' ; les pluies sont rares, 30 jours dans l'année seulement.

//. — Amérique du Nord tempérée.

701. Le climat de la côte occidentale de T Amérique Ju nord tempérée est d'une douceur remarquable, comparé aui hivers rigoureux de la côte opposée; cette douceur est due principalement aux montagnes rocheuses, qui formeut un abri contre les vents glacés des mers du nord-est. Les diflêrences qui s observent dans le climat de ces deux côtes portent moins sur les moyennes annuelles que sur Tamplitude des variations. Ainsi à la Nouvelle-Archangel Técart enue

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les mois extrêmes ne dépasse pas 10% tandis qu'à Hanovre, situé IS** plus au sud, l'écart va jusqu'à 26% L'amplitude des variations annuelles est de 20*" à Washington et de 22*" à Saint-Louis ; elle n'est plus que de 10%5 à San-Francisco. New-York, placé sous le parallèle de Naples et de Madrid, a des hivers aussi froids que ceux de Vienne et des étés plus chauds que ceux de Rome et de Montpellier.

d. — OllnulU flroldt.

702. Les climats froids sont compris entre les lignes isothermes + 5° et — 5°. L'été qui ne dure guère que deux ou trois mois, devient de plus en plus court, à mesure que l'on s'élève vers le Nord ; mais la longueur des beaux jours remplace partiellement leur petit nombre. A Saint-Pétersbourg, ils ont, au solstice de Tété, Ib heures et en Islande 20 heures; à partir du 66° de la latitude le soleil ne se couche plus à une certaine période de l'année. Les pluies peu abondantes sont remplacées par les neiges et les brumes.

La moyenne hivernale se maintient au-dessous de 0*^ et descend sur certains points jusqu'à — 27'' ; la moyenne de la température en été varie entre &" et 20'' ; l'amplitude des oscillations annuelles dépasse 33**.

L'hémisphère austral comprend la mer et quelques terres désertes; l'hémisphère boréal embrasse de vastes régions en Asie (Sibérie), en Amérique (le Canada, la Nouvelle-Bretagne, le Labrador, l'Amérique russe, la Terre-Neuve) et en Europe (l'Islande, le nord de la Suède, de la Norwége et de la Russie) . Nous donnerons quelques détails sur ces dernières.

703. Le climat de Y Islande est beaucoup plus tempéré, surtout dans les parties méridionales, que l'on ne serait disposé à le supposer d'après la latitude. Il existe une différence

àî2 PATHOLOGIE GÉNÉRALE.

de plus de 3 degrés entre la température moyenne de la côte nord et celle de la côte sud. A Reykiavicz, la moyenne annuelle est de A*" ; celle de février — 2* ; celle de juillet de 1 3*, 5 ; les extrêmes observés ont été — 15* et + 23*. Cependant on a vu descendre le thermomètre à la côte noid i — 30*", et même plus bas dans l'intérieur de Tlle.

Le climat est inconstant et variable, des tempêtes aoccèdent quelquefois en quelques instants au calme le plus complet. L'air est nébuleux et chargé d'émanations de poissons que l'on fait pourrir à la porte des habitations ; les pluies fréquentes surtout en décembre ; les vents régnants, ceux du nord et de l'est,

70 A. Le climat de la Russie septentrionale est extrêmement rigoureux et ressemble sur les côtes de la mer Blancbe et de l'océan Glacial à celui de la Sibérie. A Orembooig h moyenne de janvier est de — 14" et celle de juillet de + 20*. Cet écart diminue à mesure que l'on s'éloigne de l'Ounl pour se rapprocher de la Baltique. Saint-Pétersbourg a potf moyenne annuelle 3°, 5 ; celle de janvier est un peu plus de — 10% celle de juillet presque de 17° ; les extrêmes obsenés ontété— 19%7, et 2-2%7. L'hiver y est long, frais et sec. Quinze jours de printemps suffisent pour établir la transition à l'été qui dure trois mois et pendant lequel la chaleur est lourde et accablante dans le jour. L'automne est loog, pluvieux et tourmenté par des bourrasques.

705. La côte occidentale de la Suède et de la Norwége septentrionale offre le type parfait des climats maritimes, tandis que le climat est rigoureux et continental sur la côte opposée. En Finmark on observe des variations assez brusques, en quelques heures, de 6" à 8% déterminées par les changements dans la direction des vents.

700. Les affections aiguës des voies respiratoires et particulièrement la grippe sont très-fréquentes et souvent ujot-

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telles dans les climats froids. Elles font de nombreuses victimes en Islande et doublent le chiffre de la mortalité annuelle aux lies Féroê. En Russie, les pneumonies sont fréquenteSy mais les bronchites et les angines paraissent y être plus rares qu'en France.

Les affections chroniques des voies respiratoires au contraire diminuent de fréquence en remontant vers le nord, et ce qui est surtout remarquable, c'est que la phthisie pulmo« naire est inconnue ou presque inconnue dans la plupart de ces pays qui sembleraient les plus favorables à son développement. Il en en est ainsi pour l'Islande, les lies Féroë, le Finmark, les steppes près Orembourg ; à Saint-Pétersbourg même, elle parait (Dubois d'Amiens) beaucoup plus rare qu'en Angleterre. Cependant les Islandais, quittant leur île pour aller habiter le Danemark, sont fréquemment atteints de la phthisie.

Vin/luence qu'exercent les climats froids sur les organes pharyngo-laryngés est donc beaucoup moins pernicieuse que Ton ne serait disposé à le croire. Si les affections aiguës sont fréquentes et souvent mortelles, il faut en chercher l'explication non-seulement'dans les brusques variations de la température et dans Tair humide et froid, mais aussi et peutêtre principalement dans l'absence de tous soins hygiéniques chez une population pauvre, mal vêtue, mal nourrie et con« stamment exposée à toutes les intempéries des saisons. C'est donc moins dans la rigueur du climat que dans la négligence des habitants que nous trouverons la cause de la gravité des affections aiguës des voies respiratoires.

r. — Ciimau polaires.

707. Le froid, dans les climats polaires^ atteint une intensité telle, qu'on comprend à peine que des hommes y puissent résister. On a constaté jusqu'à 56'* de froid. La

hU PATHOLOGIE GÉNÉRALE.

moyenne de quatre années, passées par sir J. Ross, était de — 1 S^'O ; le maximum de chaleur dé +iO. Les variations de température sont fréquentes et brusques, de 12* à 20* en quelques heures ; des brouillards froids et pénétrants 'monillent comme la pluie ; les orages sont inconnus, mais les bourrasques très-fréquentes.

La région septentrionale seule a été visitée jusqu'à présent par des pêcheurs de phoque et de morse ou par des expéditions scientifiques ; elle comprend le' Spitzberg, U Nouvelle-Zemble,|le nord de la Sibérie et du Groenland, etc., et n'est peuplée que par quelques tribus d'Esquimaux.

Gomme dans les climats froids, les maladies de poitrine n'existent presque pas dans les régions polaires, mais les aiTections aiguës, les bronchites, grippes, laryngites, etc., y sont fréquentes.

B. — Qauses externes spéciales ou causes sociales.

708. La vie sociale exerce son influence par l'habitation, la profession et la contagion. D'autres causes externes encore sont les corps étrangers et les lésions tràumatiques.

706. L'habitation est un terrain artificiel créé sur le terrain naturel ; elle subit l'action de Tsûr, du sol et des eaux, mais elle modifie ces influences à son intérieur, en nous procurant un abri. Elle sera d'autant plus saine qu'elle garantira mieux l'habitant. Les conditions hygiéniques dif-* fèrent suivant les diverses parties de l'habitation ; on sait que la température et la composition de l'air peuvent considérablement varier d'une pièce à l'autre. Le chauffage doit èlre réglé de manière qu'il n'y ait ni fumée, ni gaz acide carbonique dans l'appartement, et que la chaleur se trouve uniformément répandue. La fumée produite par l'éclairage est également nuisible aux voies respiratoires^ Une

ÉTIOLOGIE. — CAUSES EXTERNES. 495

attention particulière doit être apportée à la fermeture des portes et fenêtres, très-négligéedans les pays du Midi, et puis les courants d'air dans les chambres^ sous la* porte cochère, etc. y qui le plus souvent sont très-nuisibles.

710. Les PROFESSIONS peuvent -être nuisibles aux organes pbaryngo^laryngés par les qualités physiques ou par la composition chimique de l'air.

711. Un grand nombre de professions expose aux brusques variations de température (soldats, travaux agricoles), aux grands froids, à l'excessive chaleur (forgerons, fondeurs, verriers, boulangers, chaufieurs, clou tiers, etc.), ou à V humidité froide (débardeurs, conducteurs de bateaux, balayeurs, égouttiers, blanchisseurs, mégissiers, corroyeurs).

712. D'autres' professions forcent de respirer l'air altéré par des gaz ou des vapeurs irritantes (laboratoire de chimie, phot(^raphies, fabriques de produits chimiques), par des substances minérales volatilisées (arsenic, mercure), par des poussières (aiguiseurs, mineurs, bouilleurs, maçons, plâtriers, scieurs de pierres, etc.), par dés matières végétales (fllature de lin, industrie cotonnière) ou animales (criniers, chapeliers, matelassiers, cardeurs de laine, de soie, etc.).

Les poussières (661-670) sont surtout nuisibles aux bronches et au tissu pulmonaire, où elles détenmnent des pneumonies chroniques que Ton prend habituellement pour des phthisies tuberculeuses; il n'est pas ^ rare de voir ces affections se propager au larynx et à la trachée ; d'autre part, l'aspiration de ces poussières peut elle-même déjà provoquer des laryngites, plus rarement des pharyngites.

718. La CONTAGION peut être une source de troubles fort graves des fonctions pharyngo-laryngées.*Au premier rang figurent ici le virus de la syphilis et de la morve.

L'infection syphilitique n'est guère .primitive dans ces organes ; on n'y constate habituellement que des accidents

49(5 PATUOLOGIE GLNÉRALE.

secondaires, la coutagion s*étant opérée dans un autre point

de l'organisme. Toutefois, elle peut avoir lieu dans la bouche par le contact immédiat avec les organes infectés et même

dans le pharynx par le contact avec les insti*uments chaînés

accidentellement de matières syphilitiques.

71Â. Enfin, parmi les causes externes, nous devons encore

mentionner les corps étrangers (57 J) et le.s anomalies de

CONNEXION (570) déterminées par des lésions traumatiques.

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