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b. Les renseignements sur les maladies précédentes

autant que le malade est capable de les fournir^ sont intéressants lorsqu'ils se rapportent, soit aux organes pharyngolaryngés mêmes, soit aux organes respiratoires. Mais on conçoit que le médecin doit accepter avec une certaine réserve le dire du malade.

726. c. Les questions relatives à la marche de la maladie, . depuis son début jusqu'au jour de l'examen, comprennent la fixation du début, les symptômes éprouvés par le malade et les traitements suivis.

La fixation du début est assez facile dans la plupart des affections pharyngo-laryngées aiguës. Dans les maladies chroniques, on arrive beaucoup plus diflQcilement à quelques données exactes; ou la mémoire fait déraut ou les malades n*ont pas attaché d'importance aux premiers symptômes, ou bien ils font débuter la maladie du jour d'un accident sans importance et n'ayant aucun rapport avec la maladie. Les symptômes éprouvés précédemment âont racontés généralement assez exactement, surtout si l'on se trouve en présence d'un malade intelligent. Les renseignements donnés sur les traitements suivis j s'ils sont exacts, peuvent éclairer sur la nature de la maladie et donner des indications pour le traitement que l'on veut proposer.

727. B. Par l'interrogatoire sur Vétat actuel^ on cherchera à se procurer des renseignements d'abord sur les sensations plus ou moins douloureuses éprouvées par le malade pendant ou en dehors de l'exercice des fonctions pharyngolaryngées ; puis on demandera des détails sur les troubles fonctionnels de la respiration, de la phonation, de la déglutition et sur les sécrétions muqueuses.

728. IL — A. Vétat général delà, santé exige parfois une INVESTIGATION, Complémentaire de l'investigation locale, par l'auscultation et la percussion (phthisie, anévrysme) , par l'examen des urines, etc.

EXâHEN du malade. 501

72ft. B. L'investigation de Vétat local est le point le plus important pour le diagnostic. Elle comprend l'inspection immédiate ou médiate, l'audition, la palpation, la percussion et l'auscultation. 11 va sans dire que l'on doit connaître l'état physiologique des tissus, si l'on veut juger de leur état pathologique.

. 7S0. a. Par \ inspection immédiate, on peut examiner la amformation extérieure du larynx, les narines antérieures, la cavité buccale, la paroi postérieure du pharynx ; cbes quelques personnes, le bord libre de l'épiglotte, en dépri-* mant fortement la langue ; les altérations de la déghtitioD. L'examen des autres cavités exige l'inspection médiate à l'aide du laryngoscope ou du rhinoscope, dont l'emploi a été décrit dans la deuxième partie. L'inspection doit se faire très-attentivement et minutieusement, car les altérations sont quelquefois circonscrites dans des limites fort étroites, d'une étendue de quelques millimètres.

751. 6. Les altérations des caractères de la voix, à savoir, de son intensité, de sa tonalité et de son timbre, seront appréciées par Vaudition du malade.

752. c. La palpation externe constate la configuration, la connexion et les dimensions des cartilages laryngés, l'état de leurs surfaces ou de leurs bords ; elle constate également la fluctuation et la tuméraction des glandes sous-maxillaires. La pression peut déterminer une douleur.

La palpation interne, faite à l'aide de sondes, fait con« naître le mode d'insertion, la forme, la motilité et la consistance des polypes, de membranes adhésives ou de tuméfactions en général; la susceptibilité du larynx pour l'attouchement ; la courbure des instruments convenable pour le tnûtement local ; les dimensions de l'orifice glottique aa cas de sténose, etc. La palpation interne peut se faire ^;alement avec le doigt : on déprime avec l'indicateur la

racine de la langue, et ron explore avec le médias la forme, la motilité, la position de Tépiglotte, ses dc^trices, ses tmnéfactions, etc. ; parfois on peut même atteindre les replis ary-épiglottiques et les cartilages aryténoîdes.

733. d, V auscultation et la percussion sont peu usitées, parce que les signes qu'elles fournissent sont inconstants et ont peu de valeur pathognomonique. A l'aide deVauscultation on peut constater que le murmure respiratoire laryngé est devenu râpeux, sifflant, ronflant, tremblotant; d'autres fois on entend des cris aigus ou de rhonchus humides à grosses bulles. En percutant, on obtiendra des renseignements sur la sonorité et l'élasticité des cartilages laryngés.

Article II. — Diagnostic.

73Â. Les divers moyens employés dans l'examen des malades permettront d'établir le diagnostic. Nous exposerons ici, en quelques traits généraux, les conclusions que de chacun des moyens employés on peut déduire, réservant nécessairement pour la description^ spéciale des maladies le détail du diagnostic de chaque affection. Qu'il nous soit cependant permis de faire remarquer préalablement que, pour faire un diagnostic exact des affections laryngées, il ne suffit pas de connaître l'emploi du laryngoscope, il faut encore en avoir l'habitude et avoir vu, et beaucoup vu,, avec attention. Mais il faut, en outre, être médecin, c'est^-dire connaître les maladies et avoir les connaissances patholo* giques nécesssdres ; sinon, on est spécialiste dans la plus mauvaise acception du mot : on voit que telle partie est rouge ou telle autre gonflée, mais on ne saura pas en corn* ndre la valeur, ni faire un diagnostic scientifique.

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