‹ Traité pratique des maladies du larynx et du pharynxChapitre 154 sur 244 · DIAGNOSTIC · texte numérisé non relu

DIAGNOSTIC

nalti'e Texistence d'une maladie inflammatoire oa chronique dont l'affection pharyngo-laryngée pourrait être la conséquence. Nous avons indiqué, dans la symptomatologie générale, les diverses conditions pathologiques qui font naître tel ou tel symptôme pharyngo-laryngé.

786, V interrogatoire concernant le passé et le présent de Y état local fournit des renseignements sur le caractère aigu ou chronique de l'affection, sur les causes internes ou externes qui ont provoqué ou entretenu l'affection, et sur les caractères des troubles fonctionnels ; cependant ces indicatifs sont trop vagues pour ne pas exiger Tinvestigation locale.

787. L'investigation doit commencer par rtn^joec^t on im-^ médiate du pharynx^ qui est souvent la cause déterminante ^e l'affection laryngée. La rougeur et la tuméfaction sont propres aux inflammations aiguës ou chroniques, dont l'inspection révèle le siège exact dans les amygdales, la luette, les glandules de la paroi postérieure du pharynx, etc. Les ulcérations, les néoplasmes, les hyperplasies, etc. , se reconnaissent facilement, de même que la cause de la dysphagie due à la paralysie du voile du palais, à la tuméfaction ou à une tumeur. Une attention particulière exige le diagnostic différentiel du muguet, des mucosités et des pseu4o-membranes, diphthériques ou non.

7S8. L'investigation médiate par le laryngoscope et le rhinoscope est absolument nécessaire pour établir le diagnostic, ou plutôt pour compléter le diagnostic ébauché par les autres renseignements. On fera le diagnostic d'une hypérémie lorsqu'il y a rougeur, d'une anémie ou atrophie, lorsqu'il y a pâleur. La présence de mucosités indique un ét^t catarrhal ou une hypersécrétion, déterminé par un trouble organique ; le siège des mucosités indique quelquefois le point malade. L'inspection est le moyen le plus sûr pour établir

le diagnostic d'une ulcération, d'un polype, d'une tuméfaction ^ dont nous apprendrons le diagnostic différentiel dans la pathologie spéciale. C'est elle seule aussi qui peut nouséclairer sur les altérations de motilité déterminées par un trouble organique ou par une affection nerveuse idiopathique.

739. V audition de la voix fait supposer une affection la* ryngée, si la tonalité est altérée ; le larynx ou le pharynx peuvent être atteints^ si le timbre ou l'intensité sont afectés.

7Â0. La palpation externe établit le diagnostic des troubles de la configuration et des rapports externes, des abcès, des tumeurs externes, du goitre, etc. La pression, si elle provoque des douleurs, indique souvent l'inflammaticm ou l'ulcération d'un point correspondant à l'intérieur du larynx. I^ palpation interne peut aider au diagnostic des troubles organiques des parties explorées.

7&1. Les signes obtenus par V auscultation^ disent Barth et Roger, n'ont pas beaucoup de valeur par eux-mêmes; cependant un biuit laryngé râpeux indique un premier degré d'une obstruction des voies aériennes ; un bruit striduleux, sifflant, ronflant, un degré supérieur. Cette obstruction peut dépendre d'une altération du larynx ou d'une compression par une tumeur externe, un anévrysme, etc. Des bruits fixes, per^ manents, indiquent une lésion fixe, telle qu'un œdème de la glotte, des végétations, etc.; l'intermittence, une affectioa spasmodique ; leur déplacement, un obstacle mobile ; îl y aura en même temps diminution du murmure vésiculaire thoracique.

7Â2. La percussion favorise dans quelques cas le dia«* gnostic des tumeurs qui recouvrent le larynx

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