HYGIÈNE. — CAUSES INTERNES
moelleuse, légère et en même temps épaisse, contenant beaucoup d'air dans les mailles, sont les plus mauvais conducteurs du calorique, et conservent, par conséquent, le mieux la chaleur du corps. Un grand nombre de personnes ont l'habitude de porter de la flanelle sur la poitrine, parce qu'elle entretient une chaleur égale et absorbe la sueur ; je pense, cependant, que c'est une mauvaise habitude, parce que ces personnes s'enrhument facilement, lorsque même en été elles veulent se soustraire au supplice de cette enveloppe trop chaude. Aussi ne conseillons*nous pas de prendre l'habitude de la flanelle; mais, si elle est prise, il ne faut pas la quitter, si, par d'autres moyens, tels que l'eau froide (78A), on ne rend la peau moins susceptible aux impressions atmosphériques.
La iêie des vieillards qui ont perdu leurs cheveux, ou celle de personnes très-impressionnables, doit être mise à Tabri de l'impression du froid, surtout la nuit, par une c<Hffnre légère, au besoin par une perruque, pour éviter des migraines et des coryzas. Une cravate très-large, cachant la bouche, ou bien le respirateur (970), ne permettent d'aspirer que l'air tamisé et moins froid que l'air extérieur. Il est inutile de couvrir les narines. Il est nécessaire de laisser aux parois thoraciques une parfaite liberté d'action, et surtout de n'entraver en rien la respiration abdominale ; aussi faut-il proscrire les corsets, qui étranglent la taille. Le cou dégagé rend la phonation plus facile et prévient les congestions céphaliques.
752. On doit conseiller à tous ceux qui exercent beaucoup la voix, d'éviter toutes les causes qui exagèrent les fonctions de la CIRCULATION et I'innervation. La répétition trop fréquente de l'acte du coït, de même que les autres troubles des FONCTIONS GÉNITALES qui déterminent des modifications de la voix (638-6/tl), symptomatiques des troubles généraux,
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réclament souvent, outre les conseils de sagesse, rintenen» tion du médecin.
753. L'exercice des fonctions MUSCUiAiEES, s'il n'est pas exagéré, réagit d'une manière favorable sur les organes pharyngo-laryngés. Aussi peut-on conseiller la gymnasUqiÊe dans certaines affections chroniques , concomitantes des congestions passives.
Une attention particulière mérite l'exercice . des mtcscilsf de la bouche et du pharynx^ qui concourent à l'éimsBioo de la voix articulée. Le type respiratoire (2i0) d(Ht être réglé de manière (2A2) à ne pas fatiguer l'orateor M le chanteur. On fait perdre le mode fatigant de la req»> ration claviculaire, en rendant immobiles les épaules pir une position convenable dans un fauteuil, dans le d'un canapé, etc.
75i. La lecture à haute voix, le rire immodéré, une versation animée, sont souvent plus fatigants pour ks OBGANEs DE LA VOIX que le chant. Beaucoup d'artistes, kn* qu'ils doivent chanter, s'abstiennent de toute espèce de conversation. La fatigue de la voix consécutive à la phonation prolongée est combattue par les moyens les phis divers par les artistes : des potions vineuses, sucrées, gommées, etc., des œufs frais, des pommes, etc., sont toor à tour recommandés. Le moyen le plus efficace, s'il est applicable , est sans contredit le repos. Il est absolument nécessaire, si les forces générales sont épuisées; quelques gorgées de vin, au besoin un bain, le sommeil, etc., soot alors les moyens hygiéniques bien connus que l'on met eo pratique.
HYGIÈNE. ^ CAUSES EXTERNES. 51 f
Article II. — Causes externes.
A. — Gatuies externes générales.
765. I. — L*faygiène des organes pharyngo-laryngés doit surtout chercher les garanties contre les brusques variations de température de I'air, qui déterminent le refroidissement (662) , et qui sont surtout dangereuses lorsque la peau est en transpiration ou que la muqueuse des voies aériennes, à la suite de la phonation , est congestionnée. On évitera donc les courants d'air ; on placera devant la bouche un cache-nez, un mouchoir, ou mieux encore le respirateur (970). D'autre part, on habituera la peau de bonne heure à supporter les variations de température , employant des frictions à l'eau froide ou l'hydrothérapie (784).
766. Le séjour dans l'air raréfié^ sur les montagnes, est favorable aux constitutions faibles, lymphatiques, dans la première période de l'aiTection tuberculeuse, dans les laryngites chroniques ou dans la prédisposition à ces affections. On conseillera au contraire, aux personnes dont les organes pharyngo-laryngés sont très-irritables, le séjour dans des
, endroits où l'air est plus dense.
767. S'il faut se garantir de l'action des vents froids par des vêtements, il y a d'autres vents, tels que les brises de mer, dont l'influence salutaire doit être recherchée.
768. Lorsque la composition chimique deY sir est altérée^ le premier conseil hygiénique à suivre est de débarrasser le poumon, par le séjour à l'air libre et par des inspirations profondes, au plus tôt de l'air vicié dont il est chargé ; les autres moyens se rapportent à l'assainissement de Tatmosphëre. Il en est de même pour l'air chargé de particules solides.