II. — Effets pbtsiologiqdes des médicaxemts
82S. Le nitrate d^ argent fondu, connu aussi sous le nom de pierre infernale, en petite quantité, produit sur
51i THtRAPEUTIfîUE GÊNKRALF.
la langue une sensation d'astriclion forte en même temps qii'une saveur métallique et amére; en quaotité plus consîdérable , il détermine les efTets des causliques. L'eschare. blaocbe, devient grisâtre, mais Jamais d'un pourpre noir comme sur la peau. La tache blanche n'apparaît pas immédialement après l'application, mais seulement au bout de quelques minutes; elle est très-auperficielle et ne dépasse guère, en épùsseur, la fraction d'un millimètre.
La potasse caustique à l'alcool prodoit une cautérisation beaucoup plus violente; l'eschare est translucide, moDe, gélatiniforme et le pourtour rouge et gonflé ; elle a TiDCOOvéDient de fuser, c'est-à-dire de se liquéfier et d'eschariSer au loin. Cet inconvénient existe encore, mais à un moindre degré, avec la potasse à la chaux^ qui forme une escbin plus circonscrite et plus régulière. Le caustique soliA de Filhos est préférable, mais la liquéfaction peut entraîner de graves inconvénients lorsqu'on l'emploie dans la arilé laryngienne. Les mêmes remarques s'appliquent au $id(<it de cuivre. \j acide c/iromiqtie, dont on emploie les cristaui, de même que le bichromate de potasse, causent une sensation de chaleur, de cuisson, suivie de rougeur ; au bout de quelques minutes, les douleurs deviennent très-vives, trèspénibles, persistantes, et il se forme une eschare profonde, visqueuse, jaune brunâtre.
Les détails que nous venons de donner expliquent la prtférence donnée au nitrate d'arçent. Si la cautérisation est trop douloureuse, ou si l'on a touché accidentellement le pharynx ou la cavité buccale, ou engage le malade à se gargariser avec de l'eau salée, si le nitrate a été emplofi- L'huile a été indiquée pour modérer la cautérisation parla potasse.