OPÉRATIONS CHIRURGICALES. — GALVANO-CAUSTIQUE
glantes (art. I), ou elles se font, sans perte de sang, par la galvano-caustique thermique (art. II),
Article I. — Opér\tions sanglantes.
973. Toutes les remarques générales que nous avons exposées précédemment sur la forme (788), le maniement (790) et l'action physiologique de Tapplication des instruments (794), trouvent leur application ici, modifiées cependant par ropération spéciale dont il s'agit. Ces modifications seront décrites dans la pathologie spéciale, en nous occupant de maladies, par exemple des polypes, de la laryngosténose, de l'allongement de la luette, de l'hypertrophie des amygdales, dont le traitement réclame F intervention des instmments de chiioirgie.
Article II, -^ Galvano-caustique thermique,
A. — Izistruments.
974. Les instruments de chirurgie peuvent être remplacés par la chaleur, développée par une pile et qui chauffe un fil de platine au rouge ou au blanc. Les instruments nécessaires sont par conséquent, d'une part une pile,' et d'autre part r instrument galvano-caustique muni du fil de platine.
975. On trouve décrite, dans les traités de physique, la constiiiction des piles propres à chauffer en quelques secondes un fil de platine «au rouge ou au blanc. Les opérations qui se font dans les cavités pharyngo-laryngées, exigent des piles assez fortes pour que ce résultat soit obtenu en deux ou trois secondes, avant que ne se manifestent les effets physiologiques de Tapplication de Tinstrument froid.
La pile de Grenet est beaucoup employée à Paris ; la boite
631 THËRAPEUTIQDB GENUAIX.
est munie d'unepédale.que l'on peut abaisser avec le pied pour faire plonger la pile dans le mélange de tMchromate de potasse et d'acide sulfurique.
076. L'iNSTRUHENT GALVANO-CAUSTtQCE se compose d'une tige et d'un manche (fîg. 130) ; sa fcvme est celle des Îbstniments pharyngo-laryngés.
Litige, épaisse de 2~~, fi à S", 5, est formée de deux tubes pleins, appelés tubes conducteurs, qui sont entourés de 6b de soie, et au besoin enduits d'une coucbe de verre liqmife {d) ; ils sont placés sur ou à c6té l'un de l'autre et isolés pir des feuilles de mica, du parchemin ou des pièces en ivoire- Ce sont d'habitude des tubes en cuivre; Voltolioi préfire l'argent, qui s'échauffe plus rapitlement. A leur ertrfnùié antérieure, ils portent fixé un fil de platine, large de ! i 2 millimètres et qui ne peut être remplacé atantageov^ ment par aucun autre métal. La forme de ce fil peut Hn celled'un éperon (B), d'un couteau aplati (/>), d'une [riocf ou d'une spatule {Ej. Ce sont Xes^alvano-caiitères. Lesinbes conducteui"s peuvent aussi être creux et donner passage à un fil qui forme anse (/l), laquelle peut être soutenue par un guide (FG); l'instinimenl devient alors galvano-séealevr. Lp fil, large d'un demi-millimètre, doit remplir presque entièrement le canal du tube, pour être porté promptemem à l'incandescence; s'il était plus mince, il pourrait se fmidre ou se briser, ou former des coudes.
Le manche de bois d'ébène ou de caoutchouc durci l^i maintient les tubes conducteurs (en b) et comnmnique «« i;i pile par deux fils conducteurs (/, y), dont lescouract iiaversent isolés le manche pourai-river aux tubes. Une roue ou un curseur (A, i) rétrt'cit l'anse du galvano-sécateur. On peut appliquer sur le mnnche un mécanisme particulier, u»logue à celui des rliéophores (9â0), pour faire passer if courant dans la tige et rendre incandescent le fil de plauor-
OPERATIONS CtltntlRC'CiLES. — GiLVANO-CAUSTIQtE. «35
Fie. 136. — InMrumenti (altano-eiuKique*, modale Letler (**).
(*•) ■. inudwi i. IbImi pour tua, par l« vil J b lift d; l'un dg cm tnlmiMMt Mt m
.It Iflvn 0. pour établir eo r II coDimunialioD ; on mel lo j/uncli* n nppoît atecli |4lajMir tM w Bforïci pr^ ie fa a -.li, tunnir pour umr l'inH tormii pirlc fildcpliUa* ilHé iBi. — J, («nuiir; i», fcrfonlMr; r. uuijn 1 MmlaiiH; B, laui^ dmii; E, cMltra rwowh^ i F, jEuïdc piwr V •^■Imr G, miida niini du Vf^mr.
636 THÉRAPEUTIQUE GÊNÊRAUS.^
C'ast un bouton, un curseur, une pédale ou , chez Leiter, un tube mobile (a).
977. Le choix des instiniments galvano-caustiques est déterminé tout d'abord par les qualités qui rendent plus faciles leur maniement. Les instruments doivent être aussi légers et aussi minces que possible. D'autres considéi*ations sont la facilité avec laquelle la chaleur se communique au fil de platine, la solidité de la construction, la gai*antie conti*e la fusion du fil de platine et sa simplicité. La pile de Grenet, pourvue d'une pédale dont l'abaissement par le pied établit la communication , permet de remplacer le manche compliqué par un curseur, un bouton.
On choisira le galvano-cautëre quand il s agira de détiiiire un néoplasme quelconque, et le galvano-sécateur quand on voudra le retrancher; la forme du galvano-cautère est donnée par les indications spéciales. Les fils conducteurs doivent être légers et flexibles pour ne pas gêner l'opération pai' leur roideur. Voltolini veut qu'ils soient en fils de cui\Te très-minces, entourés d'un lambeau de soie.
Le choix de la pile n'est pas moins important que celui de l'instrument. Il est absolument nécessaire, pour les opéra* tiens qui se font dans la cavité laryngée, que le fil de platine soit chaufié au rouge au plus tard au bout de deux secondes après la fermeture du courant, pai'ce que le séjour prolongé de l'instrument pourrait déterminer des effets physiologiques qui le déplacent.
B. — Maniement.
978. Dès que ïùistrnment galvano-causiique est placé, d'après les règles générales qui régissent les instruments phai7ngo-larjTigés, on fait passer le courant qui porte le fil de platine à l'incandescence rouge et même blanche. La communication s'établit aoit à l'aide du mécanisme particulier