‹ Traité pratique des maladies du larynx et du pharynxChapitre 205 sur 244 · I. — Scrofules · texte numérisé non relu

I. — Scrofules

Plusieurs auteurs, comme par exemple L^ebert, contestent l'existence d'affections laryngées dues aux scrofules. D'autres, au contraire, ne mettent pas en doute l'existence d'ulcérations pharyngo-laryngées scrofuleuses ; nous nous en occuperons en parlant des angines scrofuleuses.

K. — Fièvrea éruptives.

On peut se demander si les laryngites qui accompagnent quelques-unes de ces maladies, sont spécifiques ou des laryngites communes (catarrhales). Pour la variole, cette spécificité est démontrée par l'apparition des pustules : mais il n'en est pas ainsi pour d'autres fièvres éruptives. Aussi les auteurs les rangent-ils volontiers parmi les affections catarrhales secondaires. J'ai pensé que leur rapport intime avec le début, la marche et la terminaison de la maladie autorise à les séparer des laryngites inflammatoires, quoique les caractères anatomiques, révélés par l'inspection laryngoscopique ou par l'autopsie, soient insuffisants pour établir le diagnostic différentiel. Une terminaison grave, qui peut survenir dans toutes ces laryngites, est la complication avec l'œdème de la glotte.

La laryngite qui accompagne la rougeole fait le plus souvent partie de prodromes ist est trës-aiguê ; quelquefois cependant elle 4^via^^ plus intaqse, lorsque ra^^ntbào^fi commence à disp^raitre. ^Ileeçt en gén^F^l bénigne; rosd^ip^ cependant peut se déelarer, pendant lftcoiivft)^9^nce, dans

FIÈVRES ÊRUPTIVES. 715

les laryngites parenchyniateuses devenues chroniques. Par l'examen laryngoscopique on n'a constaté que la rougeur de la muqueuse laryngée et la coloration en jaune ou jaune rougeâtre des lèvres vocales. 11 y a raucité de la voix, toux sonore et enrouée (toux férine), mais rarement dyspnée avec inspiration sifflante ; dans ce cas, on la distingue de la laryngite striduleuse par la.violence de la fièvre ; Graves conseille alors de passer sous le menton et au devant du cou une éponge trempée dans de l'eau très-chaude.

Dans la scarlatine, la laryngite est rare et due à l'extension de la pharyngite. 11 peut y avoir complication avec l'œdème de la glotte, s'il survient une néphrite albumineuse aiguë. La laryngite est plus fréquente dans I'érysipèle, soit de la face, soit d'autres régions ; la complication avec l'œdème du larynx a été souvent constatée.

Les pustules de la variole peuvent se propager du pharynx au larynx, à la trachée et aux bronches; elles sont molles et forment, en StifTaissant, une masse blanchâtre, pultacée; lamuqueuse peut être ulcérée superficiellement ou présenter les traces rouges d'une cicatrisation. Les pustules se rencontrent sur les lèvres vocales et aux autres régions du larynx: elles sont entourées d'une aréole inflammatoire trèscirconscrite. Les troubles fonctionnels sont en rapport avec la marche de la maladie et avec le nombre des pustules. En général, la voix est couverte ; il y a douleur, rarement de la toux ; la dyspnée peut être déterminée par le nombre et le siège des pustules. Ce dernier symptôme est constant et grave, s'il est déterminé par l'œdème de la glotte, au moment où se produit l'œdème des extrémités. Enfin, si des abcès multiples apparaissent à la surface du corps, il peut se développer la périchondrite et la nécrose ries cartilages laryngés; les symptômes sont alors identiques avec ceuxdéerits pour la fièvre typhoïde.

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