‹ Traité pratique des maladies du larynx et du pharynxChapitre 204 sur 244 · LÈPRE. 71S · texte numérisé non relu

LÈPRE. 71S

F. — Morve..

La morve, qui peut être aiguë ou chronique, se caractérise par des granulations ou de petites nodosités saillantes (tubercules morveux des vétérinaires), que Ton rencontre dans les fosses nasales, le larynx, la trachée, les bronches et les poumons et qui ont, comme le tubercule, le syphilome, etc.,

une grande tendance à l'ulcération et à la dégénérescence caséeuse.

G. — Lupus.

Turck a vu chez quatre malades affectés de lupus (550) des ulcérations à Tépiglotte ; le bord libre était détruit partiellement dans toute son épaisseur, comme dans la syphilis et le cancer ; il a constaté en outre des bourgeons charnus et des végétations arrondies ou effilées à la face antérieure de la paroi postérieure du larynx, signalées déjà par Rokitansky. Des pertes' de substances analogues à celles observées dans la syphilis, se voient au pharynx, aux piliers, à la luette et au palais ; des bourgeons charnus et des végétations y ont été vus par Turck chez un de ces malades*

H. — Lèpre.

Chez quelques malades affectés de la lèpre ou Féléphanliasis des Grecs (500) on rencontre, suivant Gibb, des tubercules au palais et au pharynx; les follicules muqueux sont élargis, ulcérés; quelquefois toute V arrière-gorge ne présente qu'une large surface ulcérée. La luette peut être détruite ou elle est adhérente, par des cicatrices, à des parties molles voisines. Les replis ary-épiglottiques sont tuméfiés au point de recouvrir les replis supérieurs et les inférieurs. L'épiglotte est épaissie et déformée, de même que

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les lèvres vocales. La voix devient aiguë ; elle a un caractère particulier de raucité avec timbre nasal et chevrotement. En Islande, on constate aussi souvent une tuméfaction considérable des amygdales, sans gène de la déglutition.

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