‹ Traité pratique des maladies du larynx et du pharynxChapitre 228 sur 244 · OESOPHAGE · texte numérisé non relu

OESOPHAGE

L'œsophage peut être le siège des diverses aflfections que l'on rencontre dans les cavités pharyngo-laryngées; à savoir, d'hémorrhagie, d'inflammation (OEsophagite simple', couenneuse, etc. )» de spasme et de productions accidentelles. Ces affections sont idiopathiques ou symptomatiques d'une lésion voisine ou éloignée. Presque constamment elles déterminent un rétrécissement ou une ectasie. Hamburger distingue trois espèces de sténoses, suivant qu'elles ont un caractère inflammatoire, spasmodique ou organique. Ces dernières sont externes ou internes ; les premières sont dues à un abcès rétro-pharyngien, à une maladie de la glande thyroïde, à un anévrysme, à un abcès périoesophagien, à des glandes lymphatiques tuméfiées, à une maladie des vertèbres, des poumons ou du cœur, ou au trajet anormal de la sous-clavière. Les rétrécissements internes peuvent être déterminés par des corps étrangers, des cicatrices, la sclérose ou des productions accidentelles* Les ectasies enfin sont la

suite de ruptures et de perforatioDs, de paralysie , d'ulcération, de développement d'un diverticule ou d'une hypertrophie générale excentrique.

Les ^m/>/(}m65 sont, d'une part, ceux qu'accuse le malade, à savoir : la douleur et la dysphagie^ d'autre part, ceux que fournit l'exploration par la sonde et par l'auscultation. Ils sont, dans la plupart des cas, trop vagues et ne permettent pas d'établk* un diagnostic exact; il serait très-avantageux de pouvoir les contrôler par l'œsophagoscopie (180). Malheureusement l'inspection à laide du miroir n'est possible, jusqu'à présent, que pour les affections qui siègent à l'entrée de l'œsophage et qui intéressent alors, dans la plupart des cas, la face postérieure de la paroi postérieure du larynx. Dans ces cas particuliers, l'œsophagoscopie peut aider puissamment au diagnostic des brûlures, des abcès, de la diphthérite, etc., et surtout des sténoses organiques internes. Il m'a été possible ainsi d'établir le diagnostic d'une affection cancéreuse (pi. VU, fig. 5) chez une dame, âgée d'une trentaine d'années, qui avait été jusque-là soignée comme affectée d'une laryngite chronique. Un traitement inutile dans une maladie fatalement léthale a été du moins écarté par ce diagnostic. •

Si le point malade est visible dans le miroir,. le traitement peut être institué à l'aide des instruments laryngiens, soit pour y porter des médicaments, soit pour détruire les néoplasmes, tels que polypes, tumeurs fibroîdes, papillomes, etc.

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