‹ Traité pratique des maladies du larynx et du pharynxChapitre 227 sur 244 · RÉGION PHABTNGO-BUCCALE. — RELATION · texte numérisé non relu

RÉGION PHABTNGO-BUCCALE. — RELATION

Tannée 1861 ; j'ai donc eu lieu d'être quelque peu étonné en la voyant attribuée, dans un article de Dictionnaire, à un de mes élèves qui n'a pu que Tadopter.

G. — Troubles des fonctLons de relation.

L'anesthésie est constatée souvent, en même temps que la paralysie du voile du palais, à la suite de la diphtbérite ou dans les ulcérations tuberculeuses, syphilitiques, etc. Dans l'hystérie et dans la paralysie duglosso-pharyngien, elle est portée parfois au plus haut degré; le globe alimentaire n'excite plus ni les mouvements, ni l'envie ou le besoin delà déglutition et peut tomber dans la cavité laryngée. On voit ainsi, chez les phymiques arrivés au dernier degré, le bo alimentaire pénétrer dans les cavernes.

L'HYPBRESTHÉsiEduvoileet surtout de la paroi postérieure du pharynx peut exister indépendante de toute affection générale ; chez les femmes hystériques, elle détermine quel-* quefois des névralgies. Les symptômes locaux de la soif excessive sont : la sécheresse, l'embarras de la parole et la raucité de la voix; on peut tromper le besoin de boire par quelques gargarismes acidulés, glacés, etc.

On voit la paralysie des tissus qui constituent la cavité pharyngo-buccale succéder à l'angine inflammatoire, diphthéritiqiie, herpétique, à la fonte des amygdales, à la fièvre typhoïde, le choléra (Gubler), etc. Elle occupe le siège même de la phlegmasie, est bilatérale ou unilatérale ; le na- Bonnement se décèle peu de jours après que les phénomènes inflammatoires ont disparu. On peut supposer avec une certaine probabilité que ces paralysies sont déterminées par une altération organique locale, parce que quand l'angine a été limitée à certaines parties du voile, ces parties seules sont frappées de paralysies consécutives. La paralysie de la

cavité pharyngo-buccale peut en ouire être la conséquence d'une affection des centres nerveux. Les symptômes sont le nasonnement et la dyspbagie.

La dysphagie paralytique est incomplète, et alors il y a simple difficulté d'avaler les liquides et les solides, vaincue parles efforts dumalade^ la déglutition rejetée, etc.;' ou bien elle est complète, et alors la déglutition est absolument impossible; le bol peut passer dans les voies respiratoires, provoquer la toux ou la sufTocation et même des convulsions ; les boissons descendent avec bruit et le malade sent parfois douloureusement la place occupée par le bol. Le diagnostic différentiel avec la dysphagie spasmodique repose sur l'absence de régurgitations, sur la facilité aveclaquelle la sonde peut être introduite, sur la sonorité de la déglutition des liquides, et sur cette circonstance, que des morceaux secs et volumineux descendent aussi facilement que les morceaux de petit volume. Une dyspbagie permanente est le symptôme tei-minal de dilatations considérables et de la dégénérescence cancéreuse.

Le SPASME du pliarynx, àson moindre degré, constitue le globe oala, boule /)i/s/érique ; îi un degré supérieur le pliaryngrisme. et au plus haut degré le /rncA^isme. Dans les attaques hystériques complètes, la boule, en arrivant au larynx, provoque le cri appelé initial ; il y a en outre dysphagie.

nÉClOW PHARYKGO-NASALE.

L'éclairage des narines postérieures et de la cavité pharyngo-nasale, c'est-à-dire la rhinoscopie (168), est d'une application pratique bien plus restreinte que la laryngoscopie. 11 ne peut guère être employé dans tes inflammations

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aiguës, à cause de la sensibilité ou de la tuméfaction du voile du palais ; par contre, il peut rendre de grands services dans le diagnostic et le traitement des ulcérations, des polypes et du coryza chronique.

Les ULCÉRATIONS déterminent habituellement l'odeur fétide des narines, ou Vozène. Quelques auteurs désignent ce symptôme de fétidité par les mots dysodie oixpunaisie, et réservent le nom d'ozène à la rhinite ulcéreuse^ qu'il y ait ou qu'il n'y ait pas fétidité. L'examen rhinoscopique révèle l'étendue, l'aspect, la profondeur de l'ulcération, la configuration des bords, l'abondance de lasécrétion,etc.,etdoits'aider dans la plupart des cas, pour établir le diagnostic différentiel des ulcérations syphilitiques, tuberculeuses, scrofuleuses,etc. , des mêmes renseignements et des mêmes considérations qui ont été exposées par rapport aux affections analogues du larynx. Les ulcérations lés plus fréquentes paraissent être les syphilitiques. Les fosses nasales participent souvent.au processus destructif, qui peut se terminer par la nécrose des cartilages. Lagneau raconte deux cas intéressants de rhinonécrosie typhique et cite les autres observations connues. Les sujets exposés aux poussières arsenicales sont exposés à la perforation de la cloison des fosses nasales, aussi bien que les ouvriers qui préparent le bichromate de potasse.

Les symptômes varient suivant le siège de l'ulcération ; les plus constants sont une voix nasonnante et l'imperméabilité plus ou moins grande des narines obstruées par un mucus épais, fétide, fréquemment desséché; il peut y avoir . en outre dysphagie,douleur,etc. La mar^Ae est identique avec celle des affections analogues dans les organes de la phonation ; les ulcérations du voile du palais sont habituellement précédées de celles de la paroi postérieure du pharynx ; elles débutent à la face postérieure et finissent par une perforation complète. Le traitement topique astringent, émoUient,

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escharoUque, etc. , peut ae faire, à l'aide du miroir rhinoscopique, avec tous les iastruments lai'yngoscopiques, auxquels on aura donné la courbuie appropiée. On emploie en outre abondamment les injections par les fosses nasales, le reniflement, le gargarisme, pour le nettoyage des plaies. Les poudres peuvent être prisées; Trousseau recommande le calomel ou le précipité rouge au 60°; on a employé également les poudres de cliarbon, de quinquina, de uiyirbe, de camphre, de bismuth, le nitrate d'argent, pures ou mélangées, mais toujours dans de faibles doses, mêlées à du sucre ou à du talc. Les douches désinfectantes de permanganate de potasse, au 10', ont rendu de bons services, de même que l'acide phénique au 1000% la liqueur de Labarraque au iOO% etc.

Le siège, l'étendue et la nature des polypes et des tcmeobs CANCËKEUSES OU autres, peuvent être également déterminés par l'inspection rhinoscopique, assez souvent avec exactitude, quoique quelquefois le volmue de l'excroissance empêche de voir le point d'altache. Le miroir rhinoscopique facilite l'emploi de la galvanocaustique dans l'ablation des polypes. Le diagnostic peut s'aider du doigt dans l'exploration de la cavité pharyngo-nasale. €zermack et Senieleder, qui ont vu un certain nombre de polypes, disent que la rhinoscopie est plus facile chez ces malades. Suivant W. Meyer, de Copenhague, il existe en Danemark, surtout chez les enfants, une altération spéciale de la phonation, souvent acconi^iagnée de surdité, causée par des végétations exubérantes iiaso-pharyngiennes qui sont formées du tissu adénoïde, diminuent ou disparaissent avec l'âge, mais qui demandent néanmoins de préférence à être détruites. Ce ne sont probablement que des follicules muqueux hypertrophiés.

Les polypes peuvent occasionner la surdité, qui peut également être la conséquence delà tuméfaction de la mu-

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queuse de l'orifice pharyngien de la trompe d'Eustache; des bourrelets de la muqueuse peuvent se former» à l'endroit indiqué ou ailleurs, à la suite d'un coryza chronique ; le traitement topique sera celui de la laryngite parenchymateuse chronique. Gerharcft (1860) a constaté quelques cas de vices DE CONFORMATION. Disous à ccttc occasion que le rhinoscope peut être d'une grande utilité dans le sondage du tube d'Eustache, en évitant l'introduction du cathétère dans la fossette de Rosenmûller (p. 78) et en donnant des renseignements précis sur la position de la cloison , déviée souvent à gauche.

APPENDICE

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