‹ Traité pratique des maladies du larynx et du pharynxChapitre 28 sur 244 · DESCRIPTION GËNÉRALE DO LARYNX · texte numérisé non relu

DESCRIPTION GËNÉRALE DO LARYNX

ommence sur le bord latéral de l'épiglotte, à TinsertioD du epli pharyDgo-épiglottique et se termine à Taryténoîde ; la ace externe appartient à la gouttière pharyngo-laryngée, 'ÎDteme à la cavité laryngée. Le bord libre, qui suit une lirection très-obliquement inclinée d'avant en arrière et de haut en bas, présente une protubérance due au cartilage cunéiforme ou de Wrisberg (fîg. 9, m ; H, A; 13, c?) et aux gUndules qui l'entourent; de grandeur variable, mesurant joaju'à 10 ou 12 millimètres, et placée en avant des cartilages de Santorini, à la distance de A ou ô millimètres. La face interne du repli présente quelquefois un très-léger bourrelet,, allant de cette protubérance obliquement vers Vextrémité postérieure des ventricules de Morgagni, et dû ila branche verticale de cet amas de glandules qu'on appelle glande aryténoïdienne. La rigole limitée par cette bnmche et le bord antérieur du cartilage aryténoïde a été appelée filtrum ventriculi par Merkel , parce que cet auteur suppose qu'elle donne issue au mucus sécrété par les ventricules (fig. 13, f). Le repli ary-épiglottique est soutenu par la portion supérieure de la membrane fibreuse du larynx, la membrane quadrangulaire ; sa muqueuse enveloppe, outre cette membrane, le cartilage cunéiforme, comme nous venons de le dire, des glandules nombreuses et le muscle tbyro-ary-épiglottique.

c. La paroi postérieure s'unit à la paroi latérale sous un aogle arrondi ; elle est formée par la moitié supérieure des cartilages aryténoïdes surmontés des cartilages corniculés et par la portion du muscle aryténoïdien qui remplit l'espace Sbre entre ces cartilages (fig. 9, l'espace compris entre b îto). Son épaisseur diminue de bas en haut, conformément I la structure des cartilages aryténoïdiens. On y distingue m bord libre supérieur, une face postérieure et une antérieure.

Le bord libre supérieur occape d*abord one proliibénace «tuée eo arrière de celle que délerminent les caitibga cunéifomies, et qui est due an cbaoïp terminal cooTeie de la lace antérieure des cartilages arytéooides etaux cartilages comiculés plus ou moins saillants (fig. 9, 6; il, i), figu* rant même parfois à la foce postérieure de cette paroi un peut bourrelet. A côté de la protubérance dont nous venons de i^rier, le bord libre s'abaisse, parce que le muscle aryténoîdien n'atteint pas à la hauteur des cartilages corniculés, et forme ainsi Yéchancmre inieraryténoidiefme (fig. -9, x; 11, l'endroit occupé par la lettre /), dont la longueur et la configuration varient suivant la distance qui sépare les car* tilages aryténoïdes. Lorsque ceux-ci sont aussi éloignés que possible les uns des autres, le bord libre forme une ligne presque droite ou légèrement concave ; la concavilé se creuse davantage par le rapprochement des aryténoïdes; elle se transforme finalement, lorsque se touchent les faces internes des cartilages aryténoïdes, esï une fente très-fine, haute à peu près de 5 millimètres (voyez les figures pby* siologiques). C'est à tort qu'on a appelé cette échancrnre glotte postérieure.

La face postérieure est convexe et inclinée d'avant en arrière (fig. 9, bz) ; la face antérieure^ légèrement concave, descend obliquement d'arrière en avant, et présente un ou plusieurs plis de la muqueuse, lorsque les aryténoïdes se rapprochent. Elle est limitée de chaque côté par le bourrelet de la branche verticale de la glande arytéuoïde, qui la sépare de la face interne de la paroi latérale du vestibule (fig. 13. de /"à I).

53. La PORTION MOYENNE OU GLOTTiQLE du laryux, située entre la portion supérieure et l'inférieure, est limitée de chaque côté, en haut parle rep/i thyro-nryténoidien supérieur, et en bas par le thijro-firyténotdien inférieur. Une

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petite cavité située entre le repli supérieur et rinférieui- est appelée venlriculcy et glotte l'espace de la cavité laryngée, bordé par le repli supérieur et l'inférieur, ou, suivant d'autres, par les replis inférieurs seulement.

.4. Les replis thyro-aryiénoîdiens supérieurs ou les replis ventriculaires {Taschenbaender des Allemands) , ou les cordes vifcales supérieures^ sont deux replis de la muqueuse ssdllants dans la cavité, l'un à droite, l'autre à gauche (fig. il, fi; 12, /; 13, q)^ ayant la forme d'une lame aplatie transversalement, qui commencent à la partie la plus élevée de l'angle rentrant du cartilage thyroïde, tout près de l'échancrure, à la racine de l'épiglotte, marchent d'avant en arrière, en décrivant une ligne courbe dirigée en haut et en dehors, et se fixent en arrière, à la face antéro-exteme des cartilages aryténoïdes, en s' unissant aux cordes vocales inférieures, un peu avant le point d'insertion de ces dernières. Les deux replis figurent, par conséquent, un triangle allongé, à base postérieure répondant au muscle aryténoîdien et à sommet tronqué, situé à l'angle thyroïdien, au point où se termine la rigole qui fait suite au bourrelet de Tépiglotte (fig. 11, 12,13), et qui s'abouche avec la fossette centrale.

Le bord libre de ces replis est arrondi, surtout en arrière, tourné en dedans et en bas, et légèrement concave ; la face externe adhérente est placée beaucoup plus haut; la face supérieure, regardant en haut et un peu tsn dedans, se continue directement avec les faces latérales du vestibule du larynx, en se réfléchissant en haut; la face inférieure, tournée en bas et un peu en dehors, constitue la paroi interne supérieure du ventricule. La coupe transversale (fig. 12, t) représente un triangle tiès-aplati, dont la base est attachée à la paroi latérale du vestibule. La direction des surfaces que nous venons de décrire répond à celle que Ton constate, chez le vivant, à l'aide du laryngoscope. Sur

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les cadavres, les tissus, affaissés, prennent une direction un peu différente ; la surface supérieure regarde beaucoup plus en dedans, et par conséquent l'inférieure davantage en dehors.

Ce repli se compose d'abord du ligament thyro-aryténoîdien supérieur, qui constitue, pour ainsi dire, sa charpente; puis, d'une petite quantité de tissu cellulaire et adipeux, et d'une multitude de glandules en grappe, le tout recouvert par la muqueuse.

C'est donc à tort que quelques auteurs identifient le repli avec le ligament; ce dernier n'est qu'une partie constituante de l'ensemble que nous appellerons dorénavant le repli thyro-aryténoidien stipérietir, ou par abréviation, le repli supérieur.

B. Les replis thyro-^ryténoîdiens inférieurs ou cordes vocales inférieures^ ou véritables cordes vocales, ou communément cordes vocales {rubans vocaux, Stimmbaender des Allemands), sont situés au-dessous des replis supérieurs, qu'ils dépassent considérablement vers la ligne médiane (fig. 11, /; 12, il et sl\ 13, i). Us commencent l'un à côté de l'autre, à l'angle thyroïdien, à peu près à h millimètres au-dessous de l'échancrure supérieure, immédiatement audessous de la fossette centrale (fig. 13, g), qui s'abouche, entre les insertions de ces deux replis, avec une gouttière superficielle formée par des replis muqueux qui vont trans* versalement d'une corde vocale à l'autre (w). L'insertion n'a pas lieu directement sur la lame interthyroïdienne, mais s'opère par l'inteimédiaire d'un petit noyau fibro-cartilagiueux long de 2 à 3 millimètres et épais d'un millimètre, qui, de chaque côté, se prolonge dans l'intérieur des insertions du ligament thyro-aryténoïdien, et que nous avons appelé nodule glottique antérieur (page 9).

Les replis inférieurs se dirigent ensuite, en divergeant,

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