DKSCRIPTION GÉNÉRALE DU LARYNX
d*a¥aDt en arrière et ud peu en haut, et se fixent au sommet et à la ÙLCe interne de l'apopbyse vocale, de même qu'à la portion inférieure de la face antéro-exteme du cartilage aryténoîde, à savoir» dans tout l'espace compris entre le bord inférieur et la crête inférieure de cette face (fig. 12, il). L'apophyse vocale se trouve coiffée par Tinsertion de la corde vocale, et son sommet, ainsi que nous l'avons déjà dit, 96 trahit par une petite tache jaunâtre, due à la présence d'un fibnH:artilage,le nodule glottique postérieur (fig. 13,/r,p.25).
On distingue une face adhérente, deux faces libres, à savoir, une supérieure et une inférieure, et un bord libre.
La face adhérente est externe et se confond avec les divers bisceaux du muscle thyro-aryténoïdien. La face supérieure (fig. 12, t; 18, t), horizontale, regarde presque directement en haut; eHe est large de 3 à i millimètres et forme le plancher du ventricule ; Vinférieure est oblique, tournée en bas et en dedans, et se continue avec la paroi latérale de la portion sous-glottique (fig. 13, ik). Ces deux surfaces se rencontrent sous un angle de 60 à 70 degrés, et forment ainsi le bord libre tourné en haut, légèrement concave, surtout à Tétat de relâchement des replis, et qui regarde le plan médian de ïa cavité laryngée.
La coupe transversale ( fig. 1 2) représente donc un prisme triangulaire, et rien, par conséquent, n'autorise à comparer ces replis, soit à des cordes, soit à des rubans.
11 est beaucoup plus exact de les appeler tout simplement les replis inférieurs ^ ou si Ton cherche un nom anatomique plus approprié à leur configuration et fonction, lèvres vocales. On pourrait aussi les désigner sous le nom A* anches vocales ; mais cette dénomination ne s'appuierait pas sur un caractère anatomique, mais bien sur l'interprétation du rôle que jouent ces replis dans l'acte de la phonation.
Le repli inférieur se compose du ligament thyro-aryténoï-
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dien inférieur et du muscle tbyro-arytéDOïdien interne ; il renferme en outre les deux nodules glottîques, fibro-cartilagineux, ainsi que Tapophyse vocale qui en fait presque partie intégrante. Il est recouvert par une muqueuse trèsmince et très-délicate et tellement transparente, que le ligament sous-jncent la fait paraître blanche et nacrée, par conséquent d'un aspect qui tranche sur celui des muqueuses voisines. Tous les anatomistes s'accordent à dire qu'elle adhère intimement aux fibres élastiques et qu'il est impossible de la soulever sur le cadavre avec une pince, sans entraîner en même temps quelques fibres du ligament.
Cependant il n'en est pas ainsi sur le vivant ; en eSet, on sait non-seulement que la muqueuse peut s'injecter et s'épaissir, mais aussi que le tissu conjonctif sous-jacent peut devenir le siège d'infiltration (Al), et que, dans certaines conditions, la muqueuse peut être traînée, à l'aide d'une pointe, au delà du bord libre du ligament, vers le plan médian de la cavité laryngée, à la distance de plusieurs millimètres.
C. Définissons d'abord la valeur étymologique du mot f/loUCy avant d'en donner la description.
a. On comprend généralement, sous le nom de glotte^ l'espace long de 25 à 30 millimètres et compris entre les bords des replis thyro-aryténoïdiens inférieurs. Sa forme est triangulaire, et cette configuration s'observe facilement sur le cadavre, surtout lorsqu'on écarte les aryténoîdes et que l'on relève l'épiglotte pour pouvoir embrasser d'un seul coup d'oeil tout Tintérieur du larynx (fig. 16, or). Sur le vivant, cette configuration est très- variable, ainsi que le démontre l'examen laryngoscopique.
L'écartement des replis supérieurs limitant également un espace bordé par ces replis, quelques auteurs ont appelé fausse glotte^ ou ylotte supérieure^ cet espace, pour le dis-
DESCRIPTIOTI GÉNÉRALE DU URYNX. 53
tinguer de la glotte limitée par les replis inférieurs, qu'ils désignaient sous le nom de glotte inférieure ou véritable glotte. Ils comprennent alors sous le nom générique àe glotte l'espace compris entre les deux replis d'un côté et ceux du cdté opposé.
Quelle que soit donc l'étendue de l'espace auquel on donne le nom de glotte, toujours est-il que, dans le sens géné* ralement adopté aujourd'hui, glotte signifie un espace vide, une portion de la cavité laryngienne, une fente bordée par les replis tbyro-aryténoïdiens.
Rien cependant de plus inexact, de plus faux, au point de vue étymologique et surtout au point de vue de l'histoire de la science.
En effet, si l'on s'en rapporte au sens étymologique, le mot glotte doit dériver du mot grec glossa (langue) ou glotta (dialecte attique), ou bien de glottis (petite langue, languette). Gomment donc les anciens ont-ils pu appeler langue ou languette un espace vide, une fente? Il y a là évidemment une contradiction flagrante, un non-sens, dont les Grecs n'ont pu se rendre complices, et qui a dû nattre plus tard par une confusion de mots et de notions exactes.
Pour éclaircir cette question, j'ai consulté les œuvres de Galien et d'Oribase, dans l'excellente traduction de Daremberg, et j'y ai trouvé une solution très-nette de la question posée (1).
En effet, Galien dit (Œuvres d'Oribase^ t. III, chap. AA, De la voixy % 27) que « la nature a construit, à l'intérieur
(t) Quelques-unes des citations que nous donnons se rapportent aux livres toeertatns. — A notre point de vue, il importe peu que ces passages aient pour ivteur réellement Galien, quivécutun siècle aprèl Jésus-Christ, ou Tun de ses contemporains, ou même un contemporain (rOribase^ puisqu'ils se trouvent dans la rempiljtion faite par ce dernier au iv* siècle après Jésus-Christ. Ajoutons cependant que tout porte à croire qu'ils appartiennent à Galien,
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du larynx, un organe exactement semblable aux anches (glottis) qu'on trouve dans les flûtes». Ailleurs (livre xxiv, chap. 9, comp. Œuvres de Galien, t. I, p. 494) il dit (§ 11) que « l'ensemble des trois cartilages (1) (c'est-à-dire leurs faces tournées vers la cavité laryngienne) forme une espèce
de flûte (S 15) Dans la cavité intérieure du larynx
par où entre et sort l'air, se trouve placé un corps qui ne se rapproche, ni pour la substance ni pour la forme, d'aucune autre des parties qui se trouvent dans tout l'animal ; il ressemble à l'anche (glotte, yltjrrtç) d'une flûte, surtout si on le regarde d'en haut et d'en bas ... (§ 17). C'est le premier et le plus important organe de la voix.. . que j'appelle glottide ou glotte du lary nx (§ 19). . . ; les parties de cet organe situées à gauche et à droite se réunissent de manière à s'adapter parfaitement l'une à l'autre et à fermer le conduit. »
Il est évident, d'après les passages que nous venons de citer, d'abord que Galien créa, pour la portion déterminée du larynx dont il s'agit, le nom de gloUide ou àB glotte; en suite, qu'en proposant ce nom, il choisit une dénomination usuelle pour certaines parties d'un instrument de musique désigné sous le nom de flûte ; que ces parties nommées en grec glotte ou glottide^ c'es^à-dire langue ou languette, ne sont autre chose que celles que nous appelons anche^ et que les Allemands appellent encore langue ou languette {Zungen-Pfeiffe^ flûte à anche); que, par conséquent, glotte signifie un v corps » , à savoir, l'anche, et non pas un espace vide compris entre les anches. G^est donc un contre-sens que de dire : la glotte est l'espace limité par les anches vocales ; car on dit tout simplement : la glotte est l'espace compris entre la glotte.
(1) Pour Galieu^ le larynx se compose de trois cartilages seulement : le thyroïde, le cricoïdeetTaryténoïde, supposant que les deux cartilages aryténcudes n'en formaient qu'un seul.
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Quinze siècles ont consacré cette confusion , cette fausse application de dénomination. Aussi me semble4-il plus convenable d'appeler désormais orifice de la glotte^ ou orifice glotHque^ l'espace désigné généralement sous le nom de glotte.
Un autre fait intéressant l'histoire de la musique résulte oicore des passages que je viens de citer.
Galien, en effet, dit que c ce corps ressemble à l'anche d'une flûte i> ; et qu^ail serait plus juste de comparer, non pas ce corps aux anches des flûtes, mais ces anches au corps lui-même. L'inutilité de la flûte dépourvue de l'anche est manifestée par l'expérience même. » Or, l'anche, la glotte du larynx est double. Galien le savait parfaitement, puisqu'il dit : c les parties de cet organe situées à gauche et à droite se réunissent, etc. >. En affirmant, par conséquent, la ressemblance d^ la glotte, de la flûte et de l'anche du larynx, il nous apprend que la flûte avait une double anche (1), une à droite, une à gauche; en un mot, que l'instrument, la flûte, dont il est question, appartenait à la famille des hauttiois.
U nous reste encore à examiner l'idée que Galien s'était faite de la structure de la glotte. « La nature, dit-il (Oribase, III, livre XXIV, chap. 9, § 20), a pratiqué une ouverture de chaque côté de la glotte, et placé intérieurement, au-dessous de l'ouverture, une cavité assez considérable. »
«Quand le passage (de l'air) est bouché, l'air, refoulé, est poussé violemment vers les côtés, et ouvre l'orifice du
(1) L'existence des flûtes à double anche, chei les anciens, est un fait iacoonu jusqu'à présent; on soupçonnait seulement celle des flûtes à une anche. Tout ce qu'on sait à ce sujet se trouve résumé dans le passade suivant, que j'emprunte au savant ouvrage de M. Fétis {loc. cil., p. 396) : « Jahn pense que la flûte hkaUl pouvait être un instrument à anche, comme le zamry ou hautbois des Arabes ; il y i» eu en effet^ dans l'antiquité, des instruments appelés flûtes (auXo^) qui avaient une ancbe. »
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trou de la glotte, qui jusque-là était fermé, ses lèvres étant appliquées l'une sur Tautre. »
Il résulte de la citation que nous venons de donner, que Galien connaissait rorifice des ventricules et les ventricules mêmes ; qu'il considérait ces derniers comme un trou à Tintérieur de la glotte, qui formait , à l'entrée de ce trou, c'est-à-dire à l'orifice du ventricule, une lèvre supérieure (le repli thyroaryténoïdien supérieur) et une inférieure (le repli thyroaryténoïdien inférieur) ; que par conséquent, pour Galien, les replis supérieur et inférieur, c'est-à-dire les cordes vocales supérieure et inférieure, n'en faisaient qu'un, qu'il appelait glotte, et dont une partie était située à gauche et une autre à droite (§ 19).
En résumé, au point de vue étymologique, au point de vue historique, glott signifie une languette ou anche, et ne pourrait par conséquent désigner que les*replis, et non pas l'espace compris entre eux, auquel nous donnons le nom A' orifice glottique. Nous réservons le nom de glotte à l'ensemble des replis supérieurs et inférieurs ; en disant que la glotte se rétrécit ou s'élargit, il faudrait comprendre que ce sont les replis du côté droit et du côté gauche qui se rapprochent ou qui s'éloignent, et que c'est l'orifice glottique seulement qui réellement se rétrécit ou s'élargit.
b. On peut distinguer, dans l'orifice glottique, deux por^ tions^ l'une antérieure et l'autre postérieure.
L'antérieure, mesurant à peu près, chez l'homme adulte, les trois cinquièmes de la longueur totale (15 millimètres), est située entre les bords libres des lèvres vocales, depuis leurs insertions thyroïdiennes jusqu'aux insertions à l'apophyse vocale, reconnaissables à la tache jaunâtre; on l'appelle glotte interligamenteuse , pour indiquer que les bords de l'ouverture sont principalement limités par les ligaments. Nous appellerons désormais cette portion
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orifice gloiiique irUerligamenteux^ en parlant de l'espace vide, ou glotte ligamenteuse^ en désignant les tissus qui la limitent.
La portion postérieure de l'orifice commence au sommet des apophyses vocales, comprend les deux faces internes des cartilages aryténoïdes, et se termine en arrière à la face antérieure du muscle aryténoîdien.
On donne à cette portion le nom de glotte interarytétioî^ (tienne ou de glotte intercartilagineuse ^ parce que le tissu prédominant qui la limite est le cartilage aryténoïde. Nous la désignerons sous le nom à* orifice intercartilagineux ou de glotte cartilagifieuse (1).
c. Les dimensions de l'orifice sont variables suivant la tension ou le relâchement des replis inférieurs ; de là des différence assez considérables dans les mesures données par les auteurs. Sur le cadavre, la longueur moyenne, chez l'homme adulte, est de 25 millimètres, dont 15 millimètres appartiennent à la portion interligamenteuse et 10 à Tintercartilagineuse ; par la tension, le diamètre de la portion interligamenteuse peut être allongé de plusieurs millimètres. La longueur de rorifice glottique, chez la femme, est de 18 millimètres à peu près, en moyenne. Les mesures sur le vivant, à l'aide du laryngoscope, ne donnent que des résultats erronés, à cause de la parallaxe , ainsi que nous le verrons plus tard.
Ij. Entre le repli supérieur et l'inférieur existe de chaque côté une petite poche, appelée ventricule du larynx ou ventricule de Aiorgagni, connu de Galien. Nous y distinguons rentrée ou l'orifice, et puis la cavité elle-même.
1 ) Longet avait proposé d'appeler la portion antérieure, glotte vocale, et la V»!4êrieure. glotle respiratoire, conformément aux fonctions auxquelles ces portiiia« de l'oritice peu\ent être consacrées exclusivement dans certaines con- 4itmn«. Mais ces dénominations n'ont pu être conservées, parce que l'oriflce gioUkioe peut servir tout entier, tantôt à la respiration, tantôt à la phonation.
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a. Ventrée ou Vori/ice veniriculaire est une ellipse étroite, allongée d'avant en arrière, large de 2 à 3 millimètres dans sa partie moyenne, bordée en haut par le bord libre du repli supérieur, et en bas par le bord libre du repli inférieur. La longueur totale est à peu près d'un cinquième plus petite que celle du repli inférieur, parce que le repli supérieur s'unit à l'inférieur quelques millimètres avant l'insertion postérieure de ce dernier au cartilage aryténolde. L^extrémité antérieure de l'entrée du ventricule s'abouche avec la fossette centrale (52, a).
b. La cavité (fig. 12, s) du ventricule même peut être divisée en une portion horizontale et une verticale.
La portion horizontale est elliptique dans le sens antéropostérieur ; la paroi inférieure est plane ou légèrement concave et représentée par la portion externe de la face supérieure du repli inférieur ; elle est large de 6 à 8 millimètres da:ns sa portion postérieure et de 1 à 2 millimètres seulement dans sa portion antérieure ; la paroi externe est représentée par la muqueuse, qui s'étend sur les faisceaux aplatis du muscle thyro-aryténoîdien externe; la paroi supérieure est la paroi inférieure du repli supérieur.
Le diamètre transversal, qui va de l'entrée jusqu'au cartilage thyroïde, est plus considérable en arrière, près de l'extrémité postérieure du ventricule; il y mesure parfois A à 6 millimètres. Il va en diminuant d'arrière en avant, et n'est plus que de 1 à 2 millimètres au point de réunion des replis thyro-aryténoîdiens. Dans cet endroit, on constate fréquemment un étranglement qui marque le passage de la porUon horizontale à la verticale.
Celle-ci, la verticale^ est due à ce que la face supérieure du ventricule s*élève presque verticalement dans sa portion antérieure, dans un point voisin de l'angle rentrant du cartilage thyroïdien, et forme ainsi un cul-d&-sac placé au mi-
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lieu d'un tissu cellulsdre lâche, qui sépare les replis aryépiglottiques du cajftilage thyroïde et du ligament thyrobyoldien moyen. La hauteur de cette pprtion verticale, que Ton appelle aussi Varrière-cavUé des ventricules^ est trèsvariable : tantôt cette cavité va à peine jusqu'au niveau du bord supérieur do cartilage thyroïde; tantôt elle peut être suivie jusqu'à la partie moyenne de la membrane thyrobyoîdienne ou même jusqu'à l'os hyoïde.
S^pey l'a vue s'élever jusque sous la muqueuse de la base de la langue, dépassant en avant les bords latéraux de l' épiglotte, et formant, insufSée, une saillie de 16 millimètres. Sa forme a quelque analogie avec un bonnet phrygien.
5A. La PORTION INFÉRIEURE OU sous-GLOTTiQUE de la cavité interne du larynx, haute de 25 à 30 millimètres, est limitée en arrière par le chaton, en avant par la portion annulaire du cricoïde et par la moitié inférieure du cartilage thyroïde ;en haut, par une voûte qui est formée par les surfaces inférieures des replis inférieurs et qui est traversée par l'orifice glottique. En bas, elle s'unit parle ligament trachéo-cricoïdien à la trachée qui s' étend depuis la quatrième ou la cinquième vertèbre cervicale jusqu'à la troisième ou quatrième dorsale, dans une directioD verticale, un peu déviée à droite en bas, et par conséquent dépassée à gauche, dans cet endroit, par l'oesophage. On admet généralement qu'elle S'allonge avec l'élévation du larynx. Nous examinerons ce point dans la physiologie (phonation).
Article IIL — Rapports avec les parties voisines.
55. Le larynx est situé à la partie moyenne et antérieure du cou, recouvert au devant, sur la partie médiane, par l'aponévrose cervicale superficielle et par une couche de muscles étalés sous forme membraneuse; eo arrière, il
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touche la partie inférieure du pharynx dont il cmistitoi, par en bas, la paroi antérieure. En haut, il est voimo de rhyoîde, de Tisthme du gosier et de la base de la langue; en bas, il se trouve en communication directe avec Textiémité supérieure de la trachée-artère; survies côtés existai les gros vaisseaux du cou, et en partie aussi le thyroïde.
Suspendu à Tos hyoïde par des ligaments et des muadeiy le larynx penche en avant avec sa portion supérieuret de • sorte que les faces latérales suivent une direction obliqae d'avant en arrière. La région prévertébrale ou antériem du cou, sur laquelle est situé le larynx, se divise eo àM régions séparées par le sterno-mastoîdien : une antàrieofe ou hyoïdienne, et une latérale ou sus-claviculaire.
56. Au toucher, ou même souvent à la simple vue, cbei des personnes très- maigres, on reconnaît, sur la ligne médiane de la RÉGION HYOÏDIENNE, la pomme d'Adam; à qoet ques millimètres au-dessus, la base de l'os hyoïde, qui ee d<'»place facilement; au-dessous, du cartilage thyroïde, une légère dépression qui répond au ligament crico-thyroï&i moyen ; puis la portion annulaire du cricoïde, puis un edfoBcement au fond duquel on peut sentir les premiers cerceuu de la trachée. Tout à fait en bas, sur le bord supérieur du sternum, se voit la fossette sus-sternale, qui s'enfonce et se soulève dans l'acte de la respiration.
La région hyoïdienne se divise habituellement en trob régions : une sus-hyoïdienne, une sous-hyoïdienne et une sterno-mastoïdienne. Nous rappellerons quelques détails qui peuvent intéresser la pathologie laryngée.
a. Le plancher de la bouche, les parois antérieure et latérales du pharynx, sont en partie formés par les élémentsde la région sus-hyoïdienne.
A. L'espace compris entre le stemo - mastoïdien, la base de l'os hyoïde et le sternum, constitue la régian