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DESCRIPTION DU LARYNGOSCOPE. — MIROIR

pour les mêmes dimensions, le plus grand champ de vision; on trouve, en outre, que la direction verticale ou horizontale du bord peut servir de repère dans l'application du miroir ; mais les élèves ou les observateurs,' moins expérimentés, irritent facilement le pharynx ou le voile du palais par l'un ou l'autre des angles. La forme ovale ou elliptique est

Fk. 19. — Miroirs laryDfwcopiqaes (*}•

FiG. 20. — Miroir iaryngoicopique tronqué (**).

recooimandée lorsqu'il y a, hypertrophie des amygdales, (Muroe que leur introduction est plus facile ; ce sont cependant des miroirs dont le champ de vision est le plus restreint. Les miroirs ronds sont, à mon avis, ceux dont l'usage devient le plus facilement familier et auxquels il est permis, sans crainte d'irritation, de donner les positions les plus variées dans- l'arrière-bouche. Pour quelques cas exceptionnels , j'ai proposé des miroirs ronds tronqués au-dessus OQ au-dessous du point d'insertion de la tige (fig. 20). Bruns fait usage de miroirs oblongs, arrondis en haut, à bord droit ou échancré en bas. .

i', «, miroir r«iid; 6, ovale; c, carre.

'"l Le* diiTiMoiM iodiquée* oot un but particulier (99).

9S LABïtiCOSlUIPIt. — LARÏNX.

J'avais essayé de remplacer le miroir plan pnr un prisme;

mais plus difficile à manier que le miroir plan, il prend un

espace considérable, vient facilement au contact avec la

langue, et gêne l'introduction des instru-

amenls dans la cavité laryngée, lorsqu'un traitement local est exigé. Aussi aî-je complètement abandonné l'emploi des miroirs r ^^^ prismatiques.

^^9k r. La dimension des miroirs varie, sui-

^ ^ I vant la forme, dans des limites assez rap-

^^M I I prochées. Les fabricants fournissent d'iia-

I bitude trois miroirs,composant un jeu, dont

ie diamètre est, pour les ronds, de 1.1, 18

et 22 uiillimètres, et pour les carrés, de 10,

i 20 ou 30millimèti-e3. L'axe longitudinal des

fj' miroirs elliptiques varie de 18 à 30 milli-

^M iiièires, et leur plus fî;iande largeur de 11 à

^M 20 millimètres. M<iis il y a des miroirs plus

^H'' grands et d'autres plus petits.

^H Je nie sers d'habitude d'un miroir rond

^H de 18 à 20 miU'unétres, qni est snltisant dans

j ^1 le plus grand nombre des cas; quelquefois

^M il faut employer des miroirs plus grands,

^B qui donnent plus de lumière et qui agian-

Fir„ n, — Un jeu dissent le champde vision, mais on dépasse

tlnès"' """*'" rarement le diamètre de 35 millimètres. Ou

emploie de petits miroirs d'un diamètre de

10 millimètres, ou de plus peljts encore chez les enfants,

chez les personnes dont l'arriére-goi^e offre un obstacle

quelconque parbyperesthésie, hypertrophie des amygdales,

cicatrice, étroitesse de l'isthme du gosier, etc. , ou lorsqu'oti

examine la surface Inférieure de la glotte chez les gtersonnes

qui ont subi la Uachéotomîe (178).

DESCBIPTION DD LARYNGOSCOPE. -* MIROIR. 97

82. La MONTURE se compose d'un cadre métallique, de la tige et du manche.

a. Le cadre métallique , habituellement de maillechort, protège la face étamée ou platinée du miroir ; la sertissure doit être aussi exacte que possible, afin d'empêcher l' infiltration de Teau ou d'autres liquides, qui détérioreraient le miroir. La lame métallique, dans laquelle la glace est fixée, sera aussi mince que le permet la solidité de l'instrument, pour que la chaleur se communique plus promptement à la glace.

On a proposé, pour empêcher le refroidissement, d'intercaler entre la glace et sa monture un mauvais conducteur de chaleur, par exemple une mince couche d'amiante. Mai» cette idée a été abandonnée, si toutefois elle a jamais été exécutée, par la raison que le miroir, convenablement chaufié, ne se refroidit pas pendant tout le temps de l'exploration possible; la fatigue du malade forçant le médecin, au bout de quelques minutes, de retirer la glace.

6. La tige (fig. âl, les deux fig. à gauche; fig. 22, C, 6), également métallique, est droite, épaisse de 2 millimètres et longue de 10 à 16 centimètres. Elle est flexible, soudée par l'un de ses bouts, sous un angle déterminé (fig. 22, C, c) , au miroir, et fixée, par l'autre extrémité, dans le manche. La soudiu'e a lieu, pour les miroirs ronds, à la partie postérieure de la monture, dans un point quelconque de la cir* conférence ; elle s'efiectue à l'un des angles pour les miroirs carrés, et à l'extrémité tronquée, ou bien sur les côtés, pour les miroirs elliptiques. Czermak a fait construire des'miroirs dont la tige peut être vissée après la monture.

L'angle sous lequel la tige est soudée au miroir (fig. 22, c), et que Ton appelle angle d^oiwerture, doit être de 120 à 125 degrés, ainsi que, le premier, l'a déterminé Turck (Zeitschr. der K.K. Gesellschaft der Aerzte^ n° 26 du

HAliDL. — Larynx. 7

08 LARYNGOSCOPIE. — LARYNX.

28 juin 1858). Cet angle donne le plus de facilité àVexanien

FiG. 22. — Laryngoscopes avec leurs manches (*).

laryngoscopique, parce qu'il est le plus favorable à la pose

(*) A, larniffosoope ctirë, le manche percé dans touto sa longueur. — B, Urynguecope ellipUmie, fixé sur le manche, tu de face. — C, le même, vu de profil : a, miroir; b, lift ; c, counnrs de U tige qui détemioe Fangle d'ourertare ; rf. manche.

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