‹ Traité pratique des maladies du larynx et du pharynxChapitre 39 sur 244 · DESCRIPTION DU LARYNGOSCOPE. — MIROIR · texte numérisé non relu

DESCRIPTION DU LARYNGOSCOPE. — MIROIR

de la main de l'observateur : s'il était moindre, la main de Tobservateur, placée devant la bouche du malade, empêcherait les rayons d'éclairer le laryngoscope ; s*il était plus considérable, la main, rejetée en dehors, perdrait son point d'appui. Cependant il est nécessaire quelquefois de changer l'angle d'ouverture, à cause de l'inclinaison de Tépiglotte, ou par d'autres circonstances. Aussi la tige est-elle flexible, pour qu'à volonté on puisse changer l'angle d'ouverture. Toutefois ces inflexions et redressements successifs sont peu conunodes, font perdre du temps, et finissent par casser la tige près de sa soudure. Aussi est- il préférable d'employer, lorsqu'on veut changer l'angle d'ouverture, un miroir articulé, construit par Charrière pour M. Gueneau de Mussy, et qui s'incline et se redresse par une vis sans fin.

c. L'extrémité libre de la tige était primitivement fixée sur un manche de bois (fig. 22, B, C), arrondi ou à côtes et long de 8 à 10 centimètres. Actuellement on fixe la tige, molnle dans le manche, à l'aide d'une vis, à des hauteurs variables (fig. 21), pour donner au laryngoscope, suivant les dimensions de la cavité pharyngo-buccale, une longueur appropriée. Il y a des manches percés dans toute la longueur (fig. 22, A), pour laisser passer la tige.

88. Czermak avait proposé, dans les premiers temps de la laryngoscopie, de faire construire, pour l'inspection de cert^nes parties de la glotte, moins facilement accessibles à la vue, des miroirs doubles, afin que l'image invisible de l'un de ces miroirs puisse être vue dans le second. Mais divers essais tentés dans ce but n'ont pas donné des résultats satisfaisants, et ont été depuis abandonnés, d'autant plus volontiers que le perfectionnement de la méthode laryngoscopique les a rendus inutiles.

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Article II. — Éclairage.

84. Le laryngoscope ne peut donner une image du larynx, situé profondément, que lorsqu'il est suffisamment éclairé, conune nous l'avons déjà dit précédemment. Nous devons, par conséquent, examiner les conditions qui déterminent l'intensité de l'éclairage. Or, cette intensité (77) dépend de la qualité de la source, qui peut être une lumière naturelle ou artificielle et des appareils de concentration (76, 76). La lumière ainsi obtenue peut éclairer directement le laryngoscope, ou bien elle y est envoyée réfléchie ; d'où Y éclairage direct ou celui par réflexion.

A. ^ Source de lumière.

85. La lumière naturelle est celle fournie par le soleil, dont les rayons donnent Téclairage le plus parfait, le plus intense et le plus satisfaisant ; ils font voir les muqueuses laryngées avec leur coloration naturelle. Cependant la lumière du soleil irrite parfois le malade et même l'observateur; mais ce qui rend surtout l'emploi précaire, c'est son inconstance. Non-seulement le climat d'habitation, les saisons, les pluies, les brouillards, etc. , enchaînent l'examen, mais aussi le moindre nuage qui passe etl'heurede la journée. Avec le soleil, comme source unique d'éclairage, l'observation devient imfK>ssible le soir ou dans une chambre obscure.

Aussi a-t-on dû penser à remplacer le soleil par des sources de lumière ai*tificielle, d'autant plus que la lumière diffuse du jour, même concentrée par des miroirs concaves, ne donne pas des images distinctes.

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