DESCRIPTION DU LARYNGOSCOPE. — ÉCLAIRAGE
inutile le trou central. Bruns place le miroir, attaché au bandeau frontal, devant le nez et la bouche.
c. Le réflecteur doit projeter l'image de la flamme, c'està-dire le point où se réunissent les rayons concentrés, sur la glotte dont la distance derrière l'orifice oral est d'environ 15 centimètres. Si l'œil est placé à peu près à la même dis* tance devant la bouche, il se trouvera éloigné de 30 centimètres de l'image, c'est-à-dire à la distance de la vue distincte. D'un autre côté, si la flamme est éloignée de près d'un mètre, on trouvera, en faisant le calcul indiqué (75), que la distance focale du miroir réflecteur doit être de 23 à 2A centimètres. Aussi emploie-t-on des réflecteurs dont la distance focale varie de 20 à 30 centimètres, avec un diamètre d'ouverture de 8 à 10 centimètres. Les myopes doivent choisir de préférence des miroirs dont la distance focale est moindre que 25 centimètres, et les presbytes des miroirs avec un foyer plus éloigné, parce que la variété de la vue distincte exige la formation de l'image à des distances variables. Les distances focales les plus petites que l'on ait employées sont celles de 17 centimètres. Il faut éviter de trop rapprocher le miroir de la bouche du malade, parce qu'une partie des rayons serait arrêtée et ne pourrait plus arriver sur le laryngoscope.
97. La direction des rayons solaires est rarement favorable à l'examen direct (117). Aussi faut-il presque toujours faire usage de la lumièbe solaire réfléchie.
a. L'appareil le plus simple est une glace plane qui renvoie les rayons sur la bouche du malade ; Tintensité de la lumière solaire est assez puissante pour que des rayons même dispersés donnent nn éclairage suffisant. Cette glace ne doit pas être trop grande, afin que le faisceau des rayons réfléchis soit restreint à peu près au diamètre de la bouche ; on choisira donc une glace de petite dimension, carrée ou ronde,
lUXDL. — ' Larynx. 8
m LABYNGOSCOPIE. — LARVSX.
de quelques centimètres de diamètre, ou l'on en diminuera h surface reliée hissante par du p.ipier ou un enduit opaque quelconque.
De inèiue que pour la luuiière artificielle (96, a), l'emplacement du réflecteur est variable. L'observateur peut le tenir à la-main, ou bien la petite glace est placée dans l'embrasure de la fenêtre de façon k renvoyer la lumière sur le malade, Cependant le soleil change de position plus rapidement en été qu'en hiver ; il faut donc, pour suivre la marche apparente du soleil, ou bien déplacer constamment le malade, ou faire déplacer la petite glace par un aide, ou, ce qui vaut mieux encore, la fixer sur un héliostat,
/i. La glace plane peut être remplacée par un miroir concave, qui rend les rayons convergents ; il est posé dans l'embrasure de la croisée ; soq diamètre d'ouverture sera de 25 il 30 centimètres et sa distance focale de 70 centimètres Il 1 mette et plus. On fabrique à Vienne de ces miroirs de verre argenté, mobiles en tous seus sur un pied. On fait totnber lecAne lumineux sur le malade, soit directement, soit par l'inlermédiaire d'une petite glace plane.
On peut aussi faire usage des réflecteurs usités pour la lumière artificielle (96) et qui .sont portés par l'observateur même. On renvoie, soit le cône lumineux fourni par un grand miroir concave, soit les rayons directs du soleil.
Article IIL — Grossissement.
08. Divers observateurs ont pensé qu'il serait avantageux d'amplifier l'image laryngienne. Le docteur Wertheini, à Vienne, fut le premier qui, en 1859, proposa l'emploi de miroirs concaves au lieu de laryngoscopes plans; Turck a obtenu de légers grossissements avec des miroirs ayant une distance focale de 25 & 30 centimètres ; mais toutes les par-