CARTILAGES ET RBRO-CARTILAGES
3. Les cartilages^ plus solides et plus fermes que les fibrocartilages et s'ossiGant à une certaine époque de la vie, sont au nombre de quatre, à savoir : une paire de cartilages latéraux, les anjténoïdes^ et deux impairs symétriques, le thyroïde et le cricolde. Mais, en réalité, le thyroïde est formé par deux lames, qui font deux cartilages indépendants, séparés par une lamelle cartilagineuse intermédiaire. Aussi serait-il plus exact de dire que le larynx se conipose de six cartilages : deux pairs latéraux, à savoir, les deux lames thyroïdiennes latérales et les deux cartilages aryténoïdes,
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et deux impairs, le cricoïde et la lame interthyroïdienne.
Les fibro'cartilafjeSy mous, extensibles et ne s' ossifiant jamais, sont au nombre de cinq : un impair, médian, V épiglotte^ et deux latéraux, pairs, les cartilages de Wrisberg ou capitules^ et les cartilages de Santorini ou cunéiformes^ auxquels il faut joindre les sésamoîdes, qui ne sont pas constants. Il existe, en outre, deux petits noyaux fibrocartilagineux, que nous appellerons nodules g lot tiques an^ ter leur et postérieur y et qui seront décrits avec les cartilages auxquels ils sont fixés.
4. Le CARTILAGE THYROÏDE (du grec Gupco;), aiusi nommé parce qu'il protège comme une sorte de bouclier les parties essentielles du larynx, se compose de deux lames laté^ raies (fig. J , c, ;/)» ^^ ^^^^ regarde habituellement comme les deux moitiés du thyroïde, et d'une lamelle intermô fliaire (fig. 1, l). Il serait plus exact de considérer les deu^ lames latérales comme deux cartilages indépendants Tun de l'autre, ainsi que le prouvent leur développement et Tanatornie con)parée : en effet, Fleischmann affirme que chez Tembryon le thyroïde naît par deux moitiés latérales, qui ne se réunissent que dans le sixième mois ; et, d'un autre côté, on sait que chez les oiseaux le cartilage thyroïde est formé de trois pièces, deux latérales et une médiane, qui se réunissent et se soudent par les progrès de Tâge. Nous continuerons cependant d'appeler, avec tout le monde, cartilage ihyroîde l'ensemble formé par les deux lames et la lamelle. Examinons d'abord la configuration de l'ensemble du cartilage thyroïde, puis celle de chacune de ses parties constituantes.
A. Vensemble du thyroïde a la forme d'une carapace, dont les deux côtés, presque quadrangulaires, se rapprochent sur la ligne médiane sous un angle auquel répond en arrière une ouverture de 60 à 70 degrés, déterminé par
i ANATOMIt. — I.AIIVNX.
l'écarteiiieiit îles deux lames. Cet angle. saiUaiUàl'exlérieur, rciilranl à l'inléneur, est appelé aïKjle tlii/roidieu.
La saillie (]ui en résulte, el qui devient manircste après la puberté, est plus accusée à sa partie supérieure qu'à l'inférieure, plus aigué chez l'iiomuie et à l'âge avancé que chez la femme et daiis la jeunesse.
On appelle pomme d' Adam cette saillie dans toute son étendue ou seulement dans sa portion supérieure (fig. \. il). Elle est dirigée, comme le thyroïde dans son ensemble, obliqueinenl de haut en bas et d'avant en arrière. Au sommet de cette saillie existe une profonde échanorure, Yéchan-
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CTîire thyroïdienne (fig. ^, y), à laquelle répond quelquefoîs en bas une autre échancrtire beaucoup plus petite.
Le sommet de Téchancrure supérieure (fig. 1, 2), dirigée en bas, est plus aigu chez l'homme que chez la femme.
La configuration générale du larynx est déterminée par celle du cartilage thyroïde, qui est le plus grand et le plus extérieur de tons les cartilages du larynx. Sa forme est en général symétrique ; cependant quehfuefois on constate une assymétrie, un des côtés dépassant l'autre. Cette conformation anormale est due à l'action inégale des muscles ou à la compression, par exemple d'un goitre, le plus» souvent à la traction exercée par les cravates pendant l'adolescence.
B, La configuration de chacune des parties constituantes du thyroïde est la suivante :
a. Chaque lame latérale^ prise isolément, présente une face externe (antérieure), une interne (postérieure), et quatre bords.
I^ face externe^ antérieure ou cutatiée^ est haute (i) de 28 à 30 millimètres, large, dans sa portion supérieure, de 37 à âO millimètres, et plane, rarement convexe, plus rarement encore concave ; elle est partagée en deux parties inégales parla lir/ne obliifuc (lig. 1, m). Celle-ci est une saillie rugueuse, obliquement dirigée d'arrière en avant et présentant à chacune de ses extrémités ou tout près de là un tnhei'cule (fig. 1, c, w), dont l'inférieur (fig. 1, w), situé tout près du bord inférieur, à- peu près au milieu du cartilage, est appelé Y angle du bord inférieur.
\jà. ligne oblique, de môme que les tubercules, sert d'at-: tache aux muscles fixés à ce cartilage. La face antérieure se trouve partagée par cette ligne en deux portions inégales, dont l'antérieure, formant presque les trois quarts de la sur-
(1) Le« meMires que nous rnpportons ici et dans 1rs paragraphes suivants se rapportent à l'iioinroe adulte.
0 AKATriMIE. — LAR\W\.
face, est recouverte par le muscle thyro-hyoïdien, l'élévateur du larynx, laiidis que la portion postérieure, ne dépassant guère le quart de la surface, est cachée sous le muscle slernothyroîdieii, qui abaisse le larynx, et sous le constricteur pharyngé inférieur, qui le tire en arrièie.
Notons ici, en passant, la prépondérance donnée au muscle élévateur du larynx, par l'étendue de la place assignée à son attache ; nous en comprendrons le but plus tard.
La face inlerne ou postérieure est plane, quadrilatérale, et sur le côté légèrement concave ; elle répond au milieu aux ventricules du larynx, au-dessous desquels s'étalent les muscles crico-aryténoîdieijs latéraux. La partie postérieure déborde le cartilage cricoïde,et constitue la paroi externe de la gouttière pharyngo-Iaryiigée.
Le bord supérieur donne attache au ligament thyrohyoïdien (fig. 1, h); il est horizontal, convexe en avant, concave en arrière, et ressemble assez bien à une « couthée ; les borda supérieurs des deux cartilages thyroïdiens fornieni ainsi, avec leur extrémité convexe, l'échancrure thyroïdienne (lig. 1, y), profonde de t:^ à 15 millimètres.
Le bord inférieur, plus petit et moins sinueux que le bord supérieur, est divisé par l'angle du bord inférieur en deux segments sinueux. Le segment antérieur, médian, légèrement concave, forme, rapproché du bord inférieur du cartilage opposé, un bord rectili^ne, on parfois une légère échancrure h laquelle s'attache le ligament crico-tliyroïdien moyen. Le segrnenl postérieur est plus concave et limité par les cornes inférieures.
Le Ao!-rf/)os/M-(ViH'. légèrement sinueux, se pi-olonge en haut et en bas, plus en haut qu'en bas. Ces prolongements, ou apophyses, appelés corties, sont légèrement incUnés en avant on en arrière. La corne sxpi'riettrc ou (/rnude. lonie (fig. 9, e: fig. 2 et 3), longue de 18 millirnëtres, est terminée