‹ Traité pratique des maladies du larynx et du pharynxChapitre 73 sur 244 · RESPIRATION. — TYPES RESPIRATOIRES. 2U · texte numérisé non relu

RESPIRATION. — TYPES RESPIRATOIRES. 2U

La clavicule soulevée par la première côle, la portion supérieure du sternum, l'épaule, les vertèbres, et dans les inspirations profondes et laborieuses, le crâne même, participent à ce mouvement des côtes supérieures. Ce qui caractérise ce type, c'est le soulèvement de la* clavicule et de la première côte ; aussi Tappelons-nous type claviculaire. La paroi abdo • minale s'aplatit et s'enfonce à chaque respiration par suite de la contraction des muscles abdominaux, contraction qui empêche le diaphragme de s'abaisser et de fonctionner normalement.

Dans le dernier type, enfin, le mouvement respiratoire s'exécute dans la portion latérale et inférieure du thorax par le déplacement des côtes inférieures, des moyennes et de la portion inférieure du sternum ; les côtes inférieures se portent en dehors et entraînent quelques-unes des côtes supérieures ; mais la seconde et surtout la première côte, et avec elle la clavicule, restent complètement immobiles. C'est le mode de respiration latérale.

Les diamètres du thorax éprouvent des changements divers suivant les divers types de respiration. Ainsi ce sera le diamètre longitudinal qui s'accroîtra dans la respiration abdominale, tandis que, dans la respiration latérale, Taugmentation porte sur le diamètre latéral et dans le type claviculaire sur l'antéro-postérieur.

241. Les divers types respiratoires peuvent se combiner ou plutôt se succéder les uns aux autres. Ceci s'observe bien dans la respiration latérale, qui se combine soit avec l'abdominale, soit avec la claviculaire. En effet, toute inspiration diaphragmatique profonde finit par une inspiration latérale, de même que l'inspiration latérale profonde se termine par une inspiration claviculaire. Suivant les habitudes prises. on commencera donc l'inspiration par l'abaissement du diaphragme et on la finira par la dilatation latérale du thorax ;

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OU bien la dilatalion du tborai sera le premier temps de l'iDspiration, qui se terminera par le soulèvemeiil de la clavicule. Enliii, dans les iuspirationa très-profondes, on voit la respiration diaphragmaiique se terminer par la claviculaire.

Il est impossible, quoiqu'on ait ailirmë le contraire, que, dans une inspiration très-profonde, la poitrine se dilate au même moment dans tous les sens, c'est-à-dire que les trois types de respiration coexistent simultanément. On le comprend du reste uisémenl : la respiration abdomiijale exige l'abaissement complet du diaphragme, ce qui n'a pas lieu dans la respiration claviculaire. Ces deux types ne peuvent donc pas s'exécuter au même moment; mais ils peuvent très-bien se succéder daus une et la même inspiration profonde. En eSet, celle-ci pffut commencer par la contraction du diaphragme et finir par l'amplialion de la portion supérieure du thorax; mais tandis que celle-ci s'accomplit, le diaphragme s'est déjà insensiblement relâché.

242. Le type abdominal est plus habituel aux hommes qu'aux femmes, chez lesquelles l'usage du corset lait sinoD naître, du moins se développer le type latéral.

C'est une erreur de croire, avec quelques auteurs, que le type claviculaire est naturel chez les femmes. Vu contraire, il n'y existe jamais à l'état normal. Ce quia pu motiver cette opinion inexacte, c'est la circonstance suivante. Le corset, en comprimant les parois abdominales, ou, dans certaines circonstances, le développement des organes abdominaux, met obstacle à la contraction complète et à l'abaissement normal du diaphragme : alors se développe le type latéral ; les eûtes inférieures se portent en dehors et entraînent quelques-unes des eûtes supérieures ; le déplacement de ces dernières devient surtout visible par les mouvements imprimés à la glande mammaire, mouvements qui ont fait croire à la respiration

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clayiculaire, comme type normal chez les femmes. Mais on peut s'en convaincre facilement, la clavicule reste immobile, et le type naturel de respiration chez les femmes, s'il n'est pas abdominal, n'est que latéral.

Cependant l'exercice peut faire acquérir à tout âge et aux deux sexes la respiration diaphragmatique. Nos meilleurs artistes en font foi. Du reste, la respiration sera nécessairement abdominale lorsque, dans une position assise, on croise les bras sur le dos de la chaise, aussi haut que possible. Les épaules et les premières côtes restent alors fixes, et le diaphragme se contracte librement.

Article II. — Phénomènes respiratoires.

243. Pendant la respiration, le larynx exécute ou peut du moins exécuter divers mouvements, dont les uns sont extrinsèques et les autres intrinsèques. Ces derniers sont de beaucoup les plus importants.

A. — Mouvements extrinsèques.

244. Quel que soit le type suivant lequel s'opère la respiration par la bouche, pourvu qu'elle soit facile, le larynx n'est forcé de quitter, à cause d'un mouvement extrinsèque quelconque, le point de repos qu'il occupe à la région antérieure du cou. Il n'est pas non plus abaissé forcément par J'écartement des mâchoires, ainsi que le prétend Merkel.

Cette immobilité du larynx s'obseiTe de la manière la plus distincte dans la respiration abdominale ^ lorsque celle-ci est parfaitement libre et facile. Mais dès qu'elle est gênée ou énergique, comme dans l'effort, le larynx est tiré en bas pendant l'inspiration, et descend d'autant plus, que la gène

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est plus grande, que l'etTorl est plus considérable, purcv

qae la base de la langue s'abaisse et se creuse, et que l'os

hyoïde et avec lui le larj nx sp trouvent abaissés et tirés en

arrière.

Lesdëplaceuieut» du larynx, que uous venons de décrire, sont ceux qup l'on constate liabituelleiuent. II est rcpendant possible de Fiiire remonter le larynx pendant l'inspiration difficile, si l'on prononce, par exempte, la voyelle t eo timx inspiratoire avec un certain elTort, coaune si l'on 6toofiiiL

Le rdle joué par la tracliée a été déjà nienUonDé (28S).

2&5. L'abaissement du larynx accompagne vdootiera la respiration claviculaire, parce qu'alors la première cAte et le sternum s'élèvent ; or, parmi leurs agents élévateurs se trouvent deux des muscles abaisseurs du larynx (sterno> thyroïdien et stemo-hyoldien) dont la conbaction détemÛDe oécessairenient la descente du larynx, & moins que lesmscles su3-byoïdiens n'aient ^xé le thyroïde et l'oahyolde. Dm autre raison qui fait abaisser le larynx plus volontietB pMidant la respiration claviculaire, c'est que l'effort, tOBJoWiL plus considérable que pendant la respiration abdonÙB^t*. déteraûne, comme nous venons de le cUre, l'a de l'os hyoïde.

Nous pouvons aussi faire remarquer que les i élèvent la première côte et le sternum sont animés, oanam le sterno-thyroïdien et le sterno-hyoïdien, par la brandi descendante interne du plexus cervical. L'action aynclin nique s'établît donc aisément.

B. —Mouvements intrinaèquei.

âA6. Lea mouvements intrinsèques diffèrent, suivant la respiration est normale ou qu'elle est modifiée p* acte physiologique auquel participe le larynx.

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