‹ Traité pratique des maladies du larynx et du pharynxChapitre 74 sur 244 · I. — BSSPIBATION NOmALE · texte numérisé non relu

I. — BSSPIBATION NOmALE

2A7. Lorsque la respiration ^'accomplit noroialement sans effort et tranquillement, les replis inférieurs conservent une immobilité presque absolue pendant l'inspiration et l'expiraUon; l'orifice glottique représente un triangle isocèle (pi. 1, fig. 1, 3), dont le sommet est formé par l'angle antérieur. La position plus ou moins élevée du larynx n'exerce aucune influence.

Quelquefois on constate de légères oscillations dans les lèvres vocales ; elles sont tout à fait accidentelles et se voient de préférence chez des personnes peu habituées encore aux investigations laryngoscopiques.

L'épiglotte reste le plus souvent aussi complètement immdbile. D'autres fois elle s'élèv(; pendant l'inspiration et s'abaisse pendant l'expiration ; d'autres fois encore on la voit s'abaisser lorsque la respiration s'est déjà continuée pendant quelque temps. Ces variations dépendent de la direc- Uon naturelle de l'épiglotte, de la contraction de la langue, de la tonalité de la voyelle émise ou de la contraction plus ou moins énergique du muscle thyro-ary-épiglottique.

248. L'immobilité presque complète des lèvres vocales, dont nous venons de parler, ne se constate que lorsque la respiration régulière est déjà établie. Lorsque, au contraire, on observe la manière dont s'établit la respiration, après l'émission d'un son ou après tout autre mouvement intrinsèque du larynx, on constate les phénomènes suivants : par Yinspiration^ les lèvres vocales §ont écartées et partiellement cachées sous les replis supérieurs; cet écarternent est plus ou moins considérable suivant l'action des muscles cricoaryténoîdiens postérieurs. Si ces muscles se contractent peu et si leur action est contre-balancée en partie par celle des

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ciico-aryténoïdieos latéraux, l'orifice gloitique préserile un tri.-iiigle isocèle (fig. 89, compar. fig. S7) à la base duquel gérait ajouté un autre tiiaDgle plus petit à soraïuet tronqué. Si, au contraire, l'inspiratioû est très-ample, très-profonde, les muscles crico-arytéiioïdiens postérieurs se contractent

119. — CiTÎU lirj^e poodani t'K. 90. riniiHrtlïaD modérM (*]■

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d'une manière énei^ique: les apophyses vocales sont tournées en dehors et l'orifice •,'iottique présente un losange dont l'angle inférieur serait coupé ifig. 90, couip. fig, Siî). La largeur de l'orifice glotlique est au moins d'un quart et au plus de la moitié delà longueur totale.

Pendant Xexpiration, on voit les replis inférieurs se rapprocher et limiter un triangle plus ou moins isocèle, jusqu'à ceque la respiration uormale se trouve complètement établie, avec immobililé complète de ces replis.

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