Le rétrécissement de l'orifice glottique s'opère par
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Faction des crico-aryténoïdiens latéraux (228) et du thyro-
aryténoïdien externe (231).
Le muscle constricteur inférieur du pharynx, qui, suivant
quelques auteurs, contribuerait également au rapprochement des replis iuférieurs par la pression exercée sur les lames du thyroïde, ne prend, suivant nous, aucune part dans ce phénomène. En effet, l'affrontement des replis s'opère aussi complet que possible, même lorsque ces lames sont complètement ossifiées, lorsque, par conséquent, nulle pression musculaire ne pourrait les faire se rapprocher ; d'un autre côté, la pression exercée avec la main sur le thyroïde, chez l'homme vivant, ne produit aucun rapprochement des lèvres vocales, quelque énergique qu'elle soit ; cependant elle est assurément supérieure à la pression que pourrait exercer le constricteur inférieur du pharynx.
Le muscle thyro-'aryténoïdien interne ne me semble non plus apte à rétrécir l'orifice glottique ; en se contractant, il peut tirer en avant l'apophyse vocale, mais on ne conçoit pas comment il pourrait rapprocher les replis.
275. U élargissement de l'orifice intercartilagineux est dû à la contraction des crico-aryténoïdiens postérieurs, antagonistes des latéraux (227); si les crico-aryténoïdiens latéraux sont à l'état de relâchement, tout l'orifice glottique est élargi par la contraction des postérieurs. C'est l'action combinée de ces muscles antagonistes qui modifie et détermine le diamètre transversal de l'orifice.
h*. — Vestibule gloUique.
276. Tandis que ces phénomènes se passent dans les lèvres vocales, le vestibule glottique subit également des modifications dans ses diamètres. L'épiglotte peut se relever ou s'abaisser. Les replis supérieurs sont flasques et écartés ou bien tendus et rapprochés ; les mêmes changements se con-
statent dans les replis ary-épîglottiques. L'entrée des ventricules de Morgagni est plus ou moins effacée. Les modifications diverses de la tension et des diamètres des lèvres vocales sont favorisées par la facilité avec laquelle les ventricules de Morgagni peuvent être comprimés; ces cavités sécrètent en outre, par leurs glandules, une notable quantité de mucus.
Ces modifications sont déterminées par la contraction du faisceau supérieur du thyro-aryténoïdien externe (231) et du thyro-ary-épiglottique (232).
G. — Modifications.
277. La voix produite dans la glotte peut être modifiée, si l'acte respiratoire ou les mouvements intrinsèques ne s'accomplissent pas d'une manière normale (254 et suiv.). Nous passerons en revue les principales modifications.
278. Dans le chuchotement ^ les lèvres vocales ne vibrent pas ; l'orifice glottique est ouvei^t (fig. 91) ou présente les divers degrés d'occlusion précédemment décrits (249 et suiv.); l'air expiré ne produit aucun son, mais seulement un frôlement, un mélange de bruits appelé souffle. Ce frôlement est d'autant plus intense, que l'occlusion est plus complète, et il devient finalement désagréable par sa laucité. Il n'est guère nécessaire d'ajouter que l'occlusion ne pourra jamais être complète, parce qu'alors l'air ne saurait être expiré.
L'absence de vibrations explique pourquoi le son glottique chuchoté ne peut changer de tonalité ; celle-ci dépend alors imiquement de celle de la voyelle (410), qu'il est impossible d'émettre à des hauteurs différentes. Nous savons, du reste, que la disposition du larynx exclut (252) les contractionsdes thyro-aryténoïdiens internes etdes crico -thyroïdiens.
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279. Le rire est une expiration entrecoupée par des contractions rapidement réitérées du diaphragme et des muscles abdominaux ; les lèvres vocales se rapprochent et s'écartent alternativement avec suite et rapidité. L'écartement est déterminé parla quantité d'air qui s'échappe par occlusion et qui produit un son sec, renforcé par la cavité pharyngobuccale, habituellement ouverte. Les sons sont de voyelles éclatantes : Y a ou Vo en voix de poitrine chez l'homme; Me ou l'î en voix de tête chez la femme. L'épiglotte est relevée, de sorte que les aliments et les liquides peuvent pénétrer dans la cavité laryngée. Aussi le rire est-il une des cause» les plus fréquentes de la pénétration des corps étrangers dans la trachée.
Le rire peut être silencieux, sans production de sons. Quand les éclats de rire sont très-fréquents et la bouche largement ouverte, on rit « à gorge déployée »; si les secousses se communiquent aux côtes inférieures, on rit < à se tenir les côtes » . En arrêtant l'expiration, on retient le rire, qui éclate cependant parfois par un brusque écartement de lèvres. Quand l'expiration n'est pas saccadée, les muscles de la face seuls indiquent le « sourire ». Enfin, le rire n'est pas franc, quand, la bouche fermée, l'air est expulsé par les narines.
280. La voix dite inspiratoire^ parce qu'elle se produit pendant l'inspiration, est souvent mêlée au bruit du frôlement de l'air dans la glotte ; cependant on peut la produire pure. Le mécanisme est le même que dans la voix normale produite pendant l'expiration. Cependant j'ai vu, pour sons de même hauteur, surtout dans les notes graves, que l'orifice glottique est un peu plus large ; mais sa longueur ne varie pas.
La voix inspiratoire diffère surtout par non timbre.