‹ Traité pratique des maladies du larynx et du pharynxChapitre 82 sur 244 · I. — Mouvements extrinsèques · texte numérisé non relu

I. — Mouvements extrinsèques

289. L'élévation ou l'abaissement du larynx n'exerce aucune influence sur la tonalité. Les sons les plus élevés peuvent être donnés memn si le larynx est dans sa position la plus basse, de même qu'on peut émettre tous les sons possibles en conservant au larynx la position de repos qu'il occupe sur la partie moyenne du cou pendant la respiration diaphragmatique tranquille.

Les mouvements extrinsèques du larynx sont déterminés, comme nous l'avons déjà dit (261), par les mouvements concomitants de la langue, et par conséquent de l'os hyoïde. La position de la langue exigée pour la prononciation de telle voyelle ou de telle consonne, et qui détermine la position

du larynx, peut être conservée dans l'émissioD du ton des sons, quelle que soit leur hauteur. On peut donc yocatiser sur la même voyelle sans déplacer le larynx. Lorsqu'on dit, par conséquent, qu'il faut faire remonter le larynx pour les sons élevés ou raj)aisser pour les sons graves, on est dans rerreor : on exprime seulement le fait d'une habitude prise par beaucoup de personnes, mais qui n'est nullement une loi physiologique.

Cependant, quelques physiologistes, comme par exemple Harless, Merkel^ se sont appliqués de mesurer avec des instruments (237) ces déplacements prétendus nécessaires pour l'émission de chaque note de la gamme. Il est inntile de donner les résultats de ces re(Jierches, qui sont sans valeur et dans lesquelles on ignorait la véritable cause, à savoir : la position de la langue, qui est sans influence aucune sur la tonalité.

290. ^élévation ou l'abaissement du larynx n'ayant aucune influence essentielle sur la tonalité, il s'ensuit nécessairement que la longueur de la trachée est également indifl*érente. Tout ce qui a été dit à ce sujet repose donc sur des données d'autant plus fausses, que rien dans la construction des instruments à cordes n'autorise à faire supposer, par analogie, cette influence hypothétique.

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