RESPIRATION. — NORMALE ET MODIFIÉE
Article I. — Respiration normale.
S42. Lorsque la respiration s'accomplit normalement, sans effort et sans précipitation , \^ pharynx reste immobile et donne un passage libre à l'air inspiré et à l'expiré, soit par la cavité pbaryngo-buccale, soit par le pharyngo-nasal, soit' simultanément par ces deux cavités. La béance de ces conduits est assurée par les parties osseuses, cartilagineuses et fibreuses qui doublent leurs parois.
Les poumons cowconx^ni à la respiration par leur élas« licite et leur contractilité. 11 en est de même pour la ira* chée. Cependant, lorsque pendant la respiration le larynx s* élève et s'abaisse, l'allongement et le raccourcissement de la trachée sont en grande partie seulement apparents ; ce n'est qu'un déplacement passif. La tracbée est entraînée, abussée ou rehaussée ; le peu de résistance qu'offre le point d'attache des bronches aux poumons ne permet pas un allongement. Au surplus, les expériences physiologiques ont prouvé (Harless) qu'un allongement aussi considérable que l'ascension du larynx le ferait supposer, n'est pas même possible.
Article II. — Respiration modifiée.
3A3. La respiration peut être modifiée dans le pharynx, comme dans le larynx (2A9), pendant l'acte de l'inspiration ou celui de l'expiration, soit par l'intensité, soit par une altération du mécanisme normal.
3AA. Dès que l'inspiration devient énergique et rapide^ les ailes du nez se dilatent, pour laisser passer une quantité d'air plus grande. Ainsi les animaux auxquels on a coupé la trachée en travers respirent péniblement, dilatent largement
les naseaux. On a signalé le même fait chez les hommes qui 8* étaient coupé la trachée.
Le voile du palais ne se déplace que dans les inspirations profondes, afin de s'abaisser ou de se soulever, suivant que Ton respire par le nez bu par la bouche.
315. Une grande inspiration, faite lentement et suivie d'une expiration rapide, constitue le soupir ; il se fait toujours par la bouche, jamais par une inspiration nasale. Il est silencieux, parfois accompagné d'un son glottique fort intense.
846. Dans le bâillement^ il y a inspiration large, profonde, avec contraction convnlsive de tous les muscles qui contribuent à élargir la cavité buccale. La mâchoire inférieure est abaissée, le voile du palais rétracté et appliqué sur son bord libre à la paroi postérieure du pharynx.
347. 11 y a encore d'autres modifications de la respiration, mais combinées aVec des sons glottiques, tels que le hoquet, le sanglot, le ronflement, etc. Nous les avons déjà mentionnées à l'occasion des modifications de la voix inarticulée (277 etsuiv.), ou nous en parlerons encore plus tard (893).