‹ Traité pratique des maladies du larynx et du pharynxChapitre 97 sur 244 · I. — Voix aphone · texte numérisé non relu

I. — Voix aphone

413. L'intensité fles sons pharyngés purs est peu considérable ; la voix chuchotée ne s'entend pas à distance; elle dépend de la force du courant d'air expiré. Le bruit du frôlement déterminé par le courant d'air augmente avec l'intensité et se trouve habituellement accompagné d'une occlusion plus complète de l'orifice glottique (278).

414. Les sons thoraciques ont très-peu d'intensité à l'état normal ^i ne sont perceptibles que par l'auscultation. Dans certains états pathologiques, ils s'entendent à distance sous forme de râles sonores^ etc.

H| — Voix sonore.

415. La voix peut s'entendre à environ un quart de lieue au niveau de la mer, par une température de 0**. Cette force est du reste très-variable ; elle n'altère pas la tonalité, quoiqu'elle puisse aller du pianissimo au fortissimo.

416. Le retentissement de la voix dans les cavités pha-njngées dépend de la capacité de ces dernières et de la facilité avec laquelle le son peut se communiquer à l'air externe, suivant les dimensions de l'orifice buccal.

417. Le retentissement de la voix parlée dans les cavitéa thoraciques varie d'intensité suivant la conformation et les dimensions de la cavité pectorale, et surtout suivant l'intensité de la voix.

11 est le plus fort dans les points les plu^ rapprochés de la trachée et des grosses bronches, un peu plus intense au sommet dcoit, et s'affaiblit graduellement vers la base du thorax. L'intensité augmente avec la largeur de la poitrine

et ramincissement de ses parois. De là ces variations que Ton constate suivant Tâge, le sexe et la conformation, et qui deviennent bien plus frappantes encore, lorsque le tissu pulmonaire a subi des altérations pathologiques.

Pour la voix chantée, l'intensité du retentissement dépend de la tonalité, ainsi que nous le verrons en étudiant le timbre des parois thoraciques (i33) .

G. — Timbre.

418. Le timbre do la voix, comme de tout autre sou, dépend du nombre et de la prédominance de certains harmoniques; ces modifications tiennent exclusivement aux conditions de résonnance que les sons trouvent dans leur parcours, depuis l'endroit où ils naissent jusqu'à l'oreille qui les perçoit. Par suite de la variabilité de ces conditions, on trouvera renforcé, tantôt le son fondamental, qui gagnera en ampleur et en netteté par l'annihilation de tous les harmoniques, tantôt un ou plusieurs harmoniques, qui deviennent alors prédominants. Les modifications innombrables que peuvent subir ces conditions dans l'organe vocal expliquent la variabilité du timbre de la voix humaine.

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