‹ Traité pratique des maladies du larynx et du pharynxChapitre 96 sur 244 · II. — Voix sohore · texte numérisé non relu

II. — Voix sohore

il 2. La hauteur de la voix sonore dépend uniquement de la tonalité des sons glottiques.

Nous savons (&05) que le son pharyngé, ou la voix aphone, a une tonalité déterminée par chaque voyelle; mais cette tonalité ne modifie en rien celle du ton glottique, parce que les parois des cavités pharyngées sont très-molles et ses dimensions trop exiguës pour que leur son propre puisse exercer une influence quelconqije. Les mouvements des parois pharyngées et du vestibule glottique (296, S02), que Ton décrit habituellement dans l'élévation ou ^'abaissement du son, influencent uniquement le timbre (42), mais ne modifient en rien la tonalité du son glottique ; ils ne sont, par conséquent, nullement nécessaires pour donner un son grave ou aigu. Le tuyau vocal peut être allongé, raccourci, agrandi ou rétréci, sans que la tonalité du son fondamental éprouve une modification quelconque. C'est donc une erreur d'avancer qu'à mesure que le son s'élève, le voile du palais se tend, l'isthme du gosier se rétrécit, etc.; ce sont des mouvements sollicités par les changements de timbre que l'on veut opérer, mais qui ne sont nullement nécessaires. On peut s'en convaincre facilement par l'inspection du pharynx dans une glace; on pourra donner des sons d'une tonalité différente sans faire faire des mouvements sensibles aux parois baccales.

Les sons thoraciqnes sont également trop faibles pour modifier la tonalité des sons glottiques.

B. —Intensité.

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