PARALYSIE DU GRAND HYPOGLOSSE
ridée el plissée: on a constaté notamment l'hémialrophie de cet organe ' . Cette lésion trophique se produit tout particulièrement quand le noyau bulbaire est atteint.
Le Diagnostic est en général facile. A cause de l'importance de l'organe intéressé, les troubles moteurs de la langue se reconnaissent vile. Il est utile d'être fi.xé sur l'origine de la paralysie ; on le fera surtout parla constatation des phénomènes concomitants: ainsi, l'hémiplégie indiquera une origine cérébrale, la paralysie des lèvres une origine bulbaire, la réaction de dégénérescence complète une origine périphérique (Erbj, etc.
Le Pronostic est variable suivant la cause.
Le Traitement n'a rien de spécial. On peut électriser la langue directement, ou l'hypoglosse au cou.
a Les dilTérents muscles innervés par le grand hypoglosse et leurs points moteurs sont facilement accessibles; quant à la portion périphérique du nerf lui-même, elle doit être immédiatement cherchée au-dessus et en arrière de la grande corne de l'os hyoïde. En outre, la massemusculaire de la langue peut être soumise à une excitation électrique directe. On emploiera à cet elTel une électrode spéciale, ayant la forme d'une sonde, terminée par un bouton et isolée jusqu'au niveau de la pointe ; le manche de l'instrument sera pourvu, autant que possible, d'un appareil à interruption, qui permettra de n'établir le courant que quand l'électrode aura été mise en place. On évitera ainsi toute inllammalion des lèvres et de la muqueuse buccale en général. Pour galvaniser le tronc de l'hypoglosse, on placera la cathode au point indiqué plus haut; l'anode reposera sur le cou » (Eichhorst).
I Voy. (pag. <lu tom. I) ce que nous avons dit de ce symptôme dans le tabès.
On pourra également, en sus des travaux déjà cités sur VItémiatrophie de la langue (Cuffer, Widal, Charcot, Ballet, Raymond et Arthaud, Arnaud, KocH, Marie, Mauriac), consulter les suivants :
IIirt; Berl. kl. VVocA., i885, n° 25;
SCHiFFERS ; Revue de lary ngologie, i juillet 1886 ;
Erb ; loc. cit.;
Remak; Berl. hl. Woch., 21 juin 188G, pag. /|0i (liémintrophie saturnine); Pbl; bevl. Id. Woch., 18. juillet 1887, pag. 52i ;
Leudet ; A inialcs des maladies de l'oreille, décembre 1887 (origine sypliili tique); Mendei, ; Berl. hl. Woch., 7 mai 1888, pag. 383 ; LiMBECK ; Prag. med. Wocli., 1889, 16; Trévélvan ; Braiii. avril 1890, pag. 102.