Extrait de belladone
Oxyde de zinc
(pilules n° 4o- — 2 pilules par jour, une le matin, l'autre le soir. Jusqu'à 4 dans les
I âà 1 gram.
mais non guérir'. De môme pour lajusquiame. Les autres narcotiques, comme V opium, ne peuvent pas faire la base d'un traitement chronique et prolongé, comme il le faut ici -.
D'autres plantes ont encore été préconisées, parmi lesquelles nous citerons seulement le Cotylédon iimbilicus (Fonssagrives) ; elles ne paraissent pas avoir encore fait suflisamment leur preuve
Parmi les médicaments nervins, Y antifébrine paraît n'avoir aucune action sur les manifestations convulsives. au lieu qu'elle alLénuerait certains troubles nerveux habituels , céphalée, névralgies, troubles psychiques)''. — ■ U anlipurine, d'après Lemoine'', serait indiquée chez les épileptiques avec troubles menstruels, chez les épileptiques migraineux et dans les formes larvées de la névrose. — Uacide osmique, proposé par Wildermuth", parait aujourd'hui abandonné.
Nous n'insisterons pas sur les slernutaloii-es, recommandés par Laycock d'après des idées théoriques. On mêle 5 gram. poudre d'ellébore blanc et 60 gram. poudre quinquina ; trois fois par jour une pincée dans les narines : il y a des éternuements pendant dix minutes; puis
cas rebelles).
3. Chez les sujets congestifs, employer aussi, comme adjuvants, soit les purgatifs drastiques, soit les saignées, soit les applications de sangsues aux tempes ou derrière l'oreille (Boyé ; Encéphale, 1881, I, pag. 90; et Thèse de Paris, 1882 ; — FusiER, Encéphale, 1881, 1, pag. 425 ; i883, III, pag. 204 ; et i885, V, pag. 190).
Voy., plus récemment, sur l'emploi de la belladone : Pierret ; Lyon médical, 23 octobre 1892, pag 611 ; — Ray ; Thèse de Lyon, 1892-93.
' PÉïER et GowERS associaient fréquemment la belladone aux bromures.
KcELLNEH (Allg. Zeitschr. f. Psych. und psyc/t-gerichtl. Med., XXXVIII, n°'2 et 3 ; anal, in Archives de Neurologie, i883, Yl, pag. 267) a repris la défense de Vatropine dans le traitement de l épilepsie, toutes les fois que l'accès, quelle qu'en soit la forme clinique, s'annonce par un pouls fréquent dont la résistance au doigt s'écarte de la normale chez l'individu considéré (mollesse ou dureté), et concurremment par du myosis. »
^ Voy. aussi, sur l'emploi du sulfonal dans l'épilepsic : Enon, Tuon; Thèses de Paris, 1890. — L'hydrate d'amyléne a encore été proposé (Blocq ; Revue générale de clinique et de thérapeutique, 22 avril 1891).
^ Citons encore la pilocarpiiie, employée par Bourneville et Bricon sous forme de nitrate ou chlorhydrate, en injections hypodermiques ou en potion, à la dose de o,oo5 milligram. à o,o5 cenligram. Sur i4 malades, il y a eu 7 cas favorables, 2 cas douteux et 5 insuccès. — Kernig {Semaine médicale, 24 février 1892, pag. XLII) a vu la guérison de l'état de mal survenir après l'emploi de ce moyen. — FÉRÉ, par contre (Société de Biologie, 14 mai 1892), a nié son efficacité et vu survenir des accès d'épilepsie à la suite de son administration. Lemoine ; Société de Biologie, 17 décembre 1887.
' Lemoine ; Gazette médicale de Paris, 24 décembre 1887.
Voy, aussi Hamilton, Leidy ; New-York med. Journ., 1887;
Anderson et Jack; Am. Journ. of the med. Se, mai 1891 {Semaine médicale, 10 juin 1891, pag. 240) ;
Kronfeld ; Semaine médicale, 4 janvier 1893. WiLDERMUTH ; Bevl. kl. Woc/i., 9 juin 1884 {Revue des Sciences médicales, XX VU, pag. 245).
ÉPILEPSIE
on renifle de l'eau froide pour faire cesser les éternuements. On n'a pas ainsi de succès durable.
Le haschisch, le curare*, ont paru rendre quelques services.
Le biborate de soude - (Fulsom, Gowers, RusselTaylor), recommandé depuis quelques années, est aujourd'hui entré dans la pratique courante. A la dose de 2 à 6 gram. par jour, seul ou associé aux bromures alcalins, cet agent paraît doué d'une réelle efficacité. Les inconvénients de son emploi sont : l'apparition de plaques eczématiforraes ou psoriasiformcs sur les membres et le tronc, l'herpès labial, les troubles digestifs (vomissements, diarrhée).
Voisin s'est bien trouvé des courants continus contre quelques symptômes, comme les points hypereslbésiés, en faisant passer le courant par le bulbe. Pour cela, il met une électrode sur certains points de la poitrine et l'autre sur la face ou sur la langue, en arrière du V lingual ou au menton. Ses malades ont guéri ou ont été améliorés.
Cependant la plupart des autres médecins qui l'ont essayé n'ont rien obtenu de durable '.
L'/îy/j/îo/Zsme, préconisé par Voisin, Bérillon, Thomalla '', n'a donné aucun résultat à Ballet''.
L'eau froide peut donner de l'amélioration. Nothnagel recommande un traitement de six à douze semaines dans un établissement hydrothérapique'^. Chapman, Reynolds, se sont bien trouvés d'applications de glace sur la colonne vertébrale.
' BouRNEVii.LE et Bricon ont consacré un important travail (Archives de Neurologie, i885, IX, pag. 43, 201 et 819) à l'étude du curare dans l'épilepsie : les résultats, concluent-ils, «sont peu encourageants, etnous ne pensons pas quel'on doive maintenir le curare sur la liste des médicaments util-es dans le traitement de l'épilepsie ».
KiSELEFF (Vratch., 1898 ; Revue des Sciences médicales, XLll, pag. 255) s'est bien trouvé de l'emploi de V liydrastinine,h la dose quotidienne de 1 à 10 cenligr.
Elliot Bâtes (New-York med. Journ., 29 juillet 1898) a récemment vanté les injections de nitroglycérine.
2 Voy. DiJouD ; Thèse de Paris, avril 1890 ;
Steward ; Semaine médicale, 28 avril 1890, pag. i/JS ;
Mairet ; Progrès médical, 10 octobre 1S91 et 6 février 1892 ;
Cure ; Thèse de Montpellier, 1892;
Welch ; Tlie New-York med. Journ., 26 novembre 1S98, pag. 626 (Revue Nem^ologique, i5 février 1894, n° 3, pag 87).
' Voy. aussi Rockwell; New-York med. Journ., 16 avril 1887, pag. 43i.
La galvanisation de la glande tliyro'ide a paru donner de bons résultats à S1GHICELLI (Riv. sper. di fren., 1888; Revue des Sciences médicales, XXXIII, pag. 591).
On peut en rapprocher les essais infructueux de Bourneville avec \esaimants (Thèse de Bricon, Paris, 1882).
Thomalla : Wien. med. Woch., 1892, n" 47-
' Voisin, Bérillon, Ballet; Congrès de ITIypnotisme, 1891 (Semaine médicale, 29 juillet 1891, pag. 3o4).
" Bourneville (Thèse de Bricon, Paris, 1882) a iraité 54 épileptiques par
Les cautères, les vésicaioires permanents à la nuque, les pointes de feu sur le cuir chevelu', les sétons, les purgatifs répétés, sont de bons arJjuvants, que l'on peut associer à n'importe quel traitement.
Il y a enfin quelques autres moyens, rarement employés du reste : la gymnastique de chambre, surtout pour les enfants; les vésicatoires volants sur le trajet de l'aui-a (Récamier Pitres)^; des frictions stibiées i-ur le cuir chevelu (Mettais); le cautère actuel sur la région sincipilale Lebreton); la castration (Frank, et plus récemment les chirurgiens américains) ; la trachéolomie (Marshal Hall) ; la ligature de la carotide (Preston) ; la ligature et la scclion des nerfs dans les cas d'aura, etc.
La trépanation, d'abord réservée aux cas d'épilepsie jacksonnienne, symptomatiques d'une lésion localisée de l'écorce (abcès, tumeur, hématome), a été récemment appliquée à l'épilepsie essentielle, surtout ;> la suite des travaux de Chasiin sur la sclérose corticale dans l'épilopsie vraie^. Keen, Lloyd et Deaver, Horslcy, Lucas Championnière, Bénédikl, Girard, auraient obtenu des succès par l'aljlation d'une mince couche de substance corticale correspondant aux régions de l'écorce dont l'excitation expérimentale provoque des mouvements convulsifs, ou dont le siège répond aux phénomènes de l'aura motrice lorsqu'elleexiste. — S'est-il bien agi dansces cas d'une action réellement curativeou d'une de ces rémissions que l'on observe si souvent dans l'évolution de l'épilepsie à la suite d'une maladie intercurrente? Il est encore permis de se le demander, et nous serions plutôt tentés, pour notre part, de nous associer aux sages restrictions formulées par Forgue et Reclus'* dans leur récent Traité de thérapeutique chirurgicale ; « Sur les épileptiques, disent-ils, pèse le plus souvent une hérédité indiscutable : fils d'alcooliques, descendants d'aliénés ou de névrosiques, ce n'est pas un Irou de trépan qui pourra effacer leur tache originelle... Que, dans un cas d'épilepsie récente, chez un sujet à hérédité favorable, dont les
Vliydrothérajrie : 27 ont été améliorés, 10 notfiblcmcnl, les autres légèrement; 17 de ces malades améliorés n'avaient pas d'autre traitement. Il y a eu 18 insuccès. — Magnan, Glatz (Corr. bl. f. schweiz. Aerz., 1 mars 1888, pag. 162) combinent l'hydrothérapie et les bromures alcalins.
Voy. aussi Schweinbuhg ; Blatt.f. kl. Hydrotlier . , mai 1891.
' FÉRÉ ; Société médicale des Hôpilaux, 28 mars 1888 et 28 juin 1889;
Decroizilles ; Revue générale de clinique et de tliérapeidique, 28 janvier 1890.
' PiTHES ; Progrés médical, 1 mai 1886.
^ LuCas-Championnikre ; ylcac/(imze de Mêdeci?ie, août 18S9; Dumas ; Thèse de Paris, mai 1889;
Heydenreich ; Revue générale, in Semaire médicale, 7 mai 1890; Girard; Congrès de Chirurgie, 1891 (Semaine médicale, 20 avril 1891); Price, Sachs ; New-York med. Journ., février 1892 ;
BÉNÉDIKT ; Wien. med. Pr., 10 juillet 1892, n" 28 (Semaine médicale, 20 juillet 1892) ;
Kelly ; T/ie New-York tiierap. Review, 1898;
Thiriar ; Revue générale de clinique et de tliérapevtique, 24 mai 1898, pag. 828. ' Forgue et Reclus; Traité de Thérapeutique chirurgicale, 1891, pag. 82.
ÉPILEPSIE
crises vont croissant rapidement en durée et en intensité, on intervienne, surtout quand une aura motrice ou des spasmes limités dirigent le trépan, nous acccplons l'indication devant l'insuffisance des moyens médicaux et la navrante situation sociale de l'épileptique. Mais, chez les vieux épileptiques généraux, issus de souche nerveuse, l'opération est vouée à l'échec jusqu'à pius ample informé » .
Dans les cas où la trépanation ne pourra être pratiquée, Jackson ' conseille de restreindre l'alimentation du sujet et de le soumettre à un régime débilitant, pour combattre autant que possible l'hypernutrition de l'écorce cérébrale.
La ligature des vertébrales, proposée par Jackson en 1881, réalisée par Alexander, Hallager, Gray ^ Bernays (de Saint-Louis)-', etc., a fait récemment l'objet d'un important travail de Ckalot'', qui associe à la ligature des vertébrales celle des carotides. Jacksch^ rapporte à la destruction simultanée du sympathique l'efficacité de la ligature des vertébrales.
Enfin, tout récemment, Marie" et Lannois", considérant l'action inhibiloire exercée par certaines maladies infectieuses, comme l'érysipèle, sur les manifestations et môme quelquefois sur l'évolution de l'épilepsie, ont proposé de traiter la névrose par l'injection de toxines microbiennes ou par des substances ayant une action analogue, comme le cantharidate de potasse de Liebreich.
D'autre part, Babes a tenté les injections de substance nerveuse, suivant la méthode de G. Paul, et Giovani, les injections de liquide antirabique '\
' Jackson; Assoc. med. Dritaiin., 188S (Semai ne médicale, 25 juillet 1888).
^ Gray ; Journ. of Am med. Assoc, i4 août 1886 (Revue des Sciences médicales, XXIX, pag. 21-5).
' Bernays ; Congrès de la Sociélé allemande de Chirurgie, 1888 (Semaine médicale, 11 avril 18S8) ;
' C'HALOT ; Association française pour l'avancement des Sciences, 1892 (Semaine médicale, 21 septembre 1892, pag. 374).
^'oy. aussi Baraez ; W^en. med. Woc/i., 1889, n» 7 ;
KuMMEL ; DeiiT. med. Woc/î., 1892, pag. 626 (Revue des Sciences médicales, XLI, pag. 246) ;
Sachs ; Neiv-York. med. Journ., 20 février 1892, pag. 197 (ibid., pag. 248); GowiNG MiDDLETON ; Tlièse de Paris, décembre 1892 ;
Telford SMrrn; Annales médico-psijc/iologiques, septembre 1898, pag. 3o4. ^ Jacksch; Wien. med. Woch., 1892 (Reoue des Sciences médicales, XLI, pag. 246).
" Marie ; loc. cit.
■' Lannois; Société des Sciences médicales de Lyon, 1898 ; — Lyon médical, 1898, pag. 267 ; — et Revue de Médecine, 10 juin 1898.
Babes ; Dent. med. WorA., 1892, pag. G83 ; — La Roumanie médicale, 1898, I, |iag. 28.
Giovani ; Gaz. degli Osped., 1898 (Revue Neurologique, i5 juillet 1898, n» 18, l);ig.
Féré (Société médicale des Hôpitaux,'] juillet 1898) a combattu cette méthode.
Il est difficile de se faire actuellement une opinion sur ces méthodes, qui ne sont pas encore étayées sur un nombre suffisant de faits.
Voici, pour terminer, nos prescriptions les plus habituelles, telles que nous les avons formulées dans nos Consultations :