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GÉNÉRALITÉS

Tout le reste de la substance blanche constituant les cordons antéro-latéràu^ est la partie fondamentale (P/'j.La division du cordon postérieur est la même que celle de Pierret, en faisceau radiculaire (F r) (zones radiculaires postérieures) Qi faisceau de Goll (F G).

F. cl

Fig. 17 (d'après Flechsig). — Fpd, faisceau 'pyramidal direct. — P /, partie fondamentale. — F c d, faisceau cérébelleux direct. — F p c, faisceau pyra-midal croisé. ■^— Fr, faisceau radiculaire. — F G, faisceau de Goll.

Cela posé, le système le mieux étudié par Flechsig est celui des faisceaux pyramidaux. Il est bon de connaître la marche de ces fibres ])lanches, telle qu'elle semble résulter des derniers travaux.

Les faisceaux pyramidaux sont des fibres qui unissent les cellules de la zone motrice corticale (du cerveau) aux cellules des cornes antérieures de la moelle ; le faisceau de ces fibres venant d'un hémisphère se dédoublant au niveau du bulbe, lapins grande partie passant dans le faisceau pyramidal croisé du côté opposé et la plus petite partie dans le faisceau pyramidal direct du môme côté ; à partir du bulbe, ces faisceaux pyramidaux vont en s'amincissant vers en bas, parce que leurs fibres s'arrêtent progressivement aux divers étages de la moelle, surtout au niveau des renflements (brachial et lombaire). Les faisceaux pyramidaux croisés sont séparés de la pie-mère

par les faisceaux cérébelleux directs ; mais, à la région lombaire, ces deruiers ont disparu et alors les premiers touchent à la périphérie delà moelle. Les faisceaux pyramidaux directs s'arrêtent en général à la région dorsale, quelquefois au-dessus ou au-dessous.

Au bulbe, le faisceau pyramidal direct d'un côté et le faisceau pyramidal croisé du côté opposé s'unissent et forment les ppamides antérieures. Flechsig a du reste constaté des variétés, intéressantes en clinique; dans le mode de décussation de ces faisceaux moteurs.

Il ramène ces variétés à trois types.

Dans le premier, qui est le plus fréquent (75 Vo), chaque pyramide fournit un faisceau direct et un faisceau croisé. Le plus souvent le faisceau croisé représente les neuf dixièmes de la pyramide ; mais dans un certain nombre de cas c'est l'inverse qui se produit. Oe fait, constaté aussi par Pierret, est très-important pour l'interprétation des paralysies directes, dontBrown Sequard s"est tant servi dans ces derniers temps.

Dans le deuxième type, le plus rare, il y a décussation totale ; les faisceaux directs manquent complètement.

Dans le troisième type, intermédiaire comme fréquence, il n'y a que trois faisceaux, une pyramide se comportant comme dans le premier type et l'autre comme daus le second.

Dans la protubérance, les faisceaux pyramidaux n'ont pas un trajet défini ; au lieu de rester compactes, ils se dissocient et forment une sorte de réseau inextricable avec les fibres protubérantielles.

Dans les pédoncules, au contraire, ils ont une place très-nette : dans la partie moyenne de l'étage inférieur ou pied du pédoncule.

Ils contribuent ensuite à former la capsule interne. La partie lenticulooptique (postérieure) et la partie lenticulo-striée (antérieure) de cette capsule se réunissant sous la forme d'un angle obtus, que Flechsig appelle le genou de la capsule interne. Ce sont les deux tiers antérieurs * du segment postérieur à ce genou qu'occuperaient les faisceaux pyramidaux, n'affectant du reste aucun rapport direct avec les noyaux gris de la base.

De là, ils passent dans le centre ovale, au niveau de la coupe pariétale de Pitres, et aboutissent aux circonvolutions de la zone motrice.

Je n'insiste pas sur le mode de développement de ces faisceaux pyramidaux qui, d'après Flechsig, bourgeonneraient de haut en bas des cellules motrices corticales et qui, d'après Parrot, auraient un double point de départ supérieur et inférieur. C'est un détail relativement secondaire au point de vue clinique.

1 D'après Charcot, le segment antérieur de la capsule interne contiendrait aussi des libres centrifuges , qui descendraient dans le segment interne du pied du pédoncule et s'arrêteraient à la protubérance ; la partie postérieure du segment postérieur de la capsule interne contiendrait des fibres seusilives venant du tiers externe du pied du pédoncule.

GENERALITES.

Je retieQS seulement l'ensemble de cette description, que résume le schéma suivant [fig. 18). Cette figure donne bien une idée du grand système

Fig. 18. — Schéma indiquant V ensemble de l'appareil du faisceau pyramidal depuis les cellules de l'écorce grise du cerveau jusqu'aux plaqu s terminales dans les fibres musculaires. — A, cellules géantes des circonvolutions dites motrices. — B, cylindres axes. — ■ C, cylindres axes recouverts de myéline formant le faisceau })yramidal dans le cordon latéral de la moelle épinirre. — I), D, D, cellules des cornes antérieures de la moelle. — E, E, E, réticulum ilo substance grise où s'épuisent successivement les fibres nerveuses du cordon latéral. — F, F, F, raciuos antérieures représentées schématiquement par des cylindres axiles qui proviennent des cellules antérieures et qui se terminent dans di.'s libres musculaires, G, G.

cortico-musculaire qui préside aux mouvements volontaii-es (de l'écorce cérébrale aux muscles) .

Les dégénérescences descendantes, la sclérose latérale, simple ou amyotrophique, sont précisément les maladies de ce système.

Cela dit sur les faisceaux pyramidaux, dous serons plus bref sur les autres ordres de fibres.

Les faisceaux de Goll sont de longues commissures mettant en rapport des étages très-éloignés de substance grise centrale (G, fig. 19). Ils n'ont aucune connexion avec le prolongement intra-spinal des racines postérieures et se terminent en haut dans un amas ganglionnaire qui se voit sur le plancher du quatrième ventricule (noyaux des faisceaux de Goll).

Fig 19 — A, faisceaux antérieurs. — B, fliisceaux postérieurs. — R, circonvolutions rolandiques.. — G, Cervelet. R a. racines antérieures. — Rp, racines postérieures. — F, laiscaau pyramidal. — Fc, fibres intrinsèques ceatrifuges (cordons antérieurs). — K, fibres e.xtrinsèques centripètes (faisceau cérébelleux direct.) — Fp, fibres intrinsèques centripètes (faisceau de Bunlach). — G, fibres longues postérieures '(cordon de Goll).

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