‹ Traité pratique des maladies mentales (volume 2)Chapitre 120 sur 141 · DE LA PELLAGRE · texte numérisé non relu

DE LA PELLAGRE

§ T. — TralU;iuenl.

Lo traitement de la pella^n-e, comme celui de toutes les cachexies, consiste tout d'abord dans une bonne hygiène, une saine alimentation et la suppression des conditions fâcheuses qui seml)lent influer sur le développement de la maladie. L'huile de l'oie de morue, le quinquina, le Ter, les toniques de toute nature ou même les altérants, comme l'iode et l'arsenic, seror^t donnés avec persévérance et surtout vers la fm de l'hiver, afin de préparer les malades à traverser sans aggravation trop notable la période dangereuse du printemps. C'est dans ce but spécial et surtout pour prévenir le retour périodique des symptômes que M. Landouzy conseille encore de recourir, dès la fin de l'hiver, au vin de quinquina et au sulfate de quinine, donné tous les deux ou trois jours aux principaux repas, de manière à placer les sujets presque constamment sous cette influence antipériodique. A ces moyens, il faudra joindre autant que possible les distractions de corps et d'esprit, les voyages et l'éloignement de toutes les causes morales ou physiques capables d'affaiblir l'innervation.

Viennent ensuite les moyens thérapeuiiques, les précautions de toute sorte destinées à combattre chaque symptôme isolément. On recommandera aux pellagreux de ne jamais s'exposer au soleil sans avoir les pieds, les mains et le cou soigneusement couverts ; on leur donnera une coiffure à larges bords, et on insistera près d'eux sur la n,écessité des bains fréquents, bains simples, bains d'eau de mer, bains sulfureux, douches de vapeur, pratiques hydrothérapiques de toute sorte. Au grand hôpital de Milan, le traitement consiste essentiellement en une bonne nourriture et en un bain chaud pris tous les deux jours, et ces moyens suffisent chez la grande majorité des malades pour faire disparaître, au moins

DE l'alcoolisme. — DÉFINITION. 60^

pour la saison, les accidents cutanés gastriques ou nerveux.

Contre la diarrhée chronique, on donnera les astringents, le tannin, le ratanhia, ou bien encore l'opium, le diascordium, la ihériaque, le sous-nitrate de bismuth, le charbon, et en général on se laissera guider par les symptômes de chaque jour.

Quant aux eaux sulfureuses, et surtout aux eaux sulfureuses de Labassère et de Caulerets, que quelques médecins des Pyrénées ont vantées comme un spécifique contre la pellagre, sans partager entièrement leur confiance, on peut les ^.conseiller comme un moyen digne d'expérimentation.

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