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médicalion sérieuse : une fois celle indicalion salisf;jile, il lui est permis de recourir aux moyens empiriques, dernière ressource qui peul être utile si l'on est favorisé par le hasard, mais dont on ne pourra jamais calculer la portée.
Maisonneuve, Tissot et d'autres auteurs parlent de guérisons obtenues à l'aide de saignées, soit locales, soit générales, pratiquées chez des sujets jeunes, vigoureux et pléthoriques : ce moyen, dans les cas où il ne guérit pas, aurait éloigné les accès et diminué leur intensité. En tout cas, il ne peut être prolongé au delà de quelques mois, à moins qu'on n'ait recours aux saignées locales, aux ventouses scarifiées à la nuque et sur le cuir chevelu ; elles affaiblissent moins les malades et agissent principalement comme moyen dérivatif.
Les toniques et les ferrugineux chez des sujets anémiques ont donné des succès qui paraissent réels.
Les vomitifs et les purgatifs ont été bannis par Portai comme propres à exciter les convulsions épileptiques; cependant les vomitifs, donnés périodiquement, ont pu dans quelques cas faire avorter des accès s'annonçant par des prodromes bien accusés ; quant aux purgatifs, ils forment souvent la base de médications très compliquées, vantées comme spécifiques. Chez les jeunes enfants, les purgatifs et les anthelminthiques seront employés d'une manière persévérante toutes les fois que l'on soupçonnera une complication vermineuse.
Parmi les révulsifs, il n'en est aucun qui n'ait été employé et qui n'ait donné quelques rares guérisons. Les larges vésicatoires appHqués sur le cuir chevelu préalablement rasé, les frictions stibiées ou les lotions avec une forte solution de bichlorure de mercure, les cautérisations actuelles ou potentielles pratiquées à la nuque, aux bras ou au niveau de l'aura lorsque celle-ci est douloureuse, les moxas, les sétons, les brûlures survenues accidentellement et amenant avec elles une suppuration longue et abondante, ont suspendu
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quelquefois les accès d'épilepsic ; mais si l'on compare le chiflrc des gucrisons réelles au cliiiïre des malades qui n'ont éprouvé aucun soulagement, on arrivera à n'user de tous ces moyens qu'avec une médiocre confiance.
Les bains tiédes prolongés calment l'irritabilité nerveuse des épileptiques, et peuvent être employés à titre d'adjuvants dans le cours d'un traitement ; les bains frais rendent également quelques services, si l'on a soin de ne pas trop abaisser leur température ; les bains de mer, par la surexcitation qu'ils déterminent, redoublent très souvent la fréquence et l'intensité des accès, et c'est avec raison qu'ils sont tombés en désuétude. Quant aux moyens hydrothérapiques, ils ont donné des résultats avantageux, surtout chez les individus débiles, anémiques, dont les fonctions cutanées s'exercent mal, et chez lesquels la digestion et l'assimilation restent languissantes; ils agissent alors non sur l'élément convulsif, mais sur l'ensemble de l'économie.
Les sédatifs et les autres antispasmodiques semblent naturellement indiqués dans l'épilepsie pure, et il n'est aucun d'entre eux qui n'ait été employé avec profusion ; les fleurs de tilleul et d'oranger, le camphre, l'éther pris à l'intérieur et administré par inhalation, n'ont jamais procuré quedesaméhorations passagères. Tissot a vanté la racine de la valériane comme un spécifique admirable, et il compare son efficacité dans l'épilepsie cà celle du quinquina dans les fièvres intermittentes. On a porté la dose de ce médicament jusqu'à 30 gram. de poudre par jour; mais, malgré les faits de guérison qui ont été publiés, malgré les éloges qui lui ont été donnés par un grand nombre de praticiens, il n'est personne qui, tout en mettant ce moyen en usage, ose compter sur son succès. L'asa fœtida, le musc, le casloréura, l'ambre jaune et l'ambre gris ont été vantés d'une manière banale, sans que des résultats bien authentiques aient été cités à l'appui de ces éloges.
DE l'ÉPILEPSIE.
La plupart des mcdecins sont unanimes pour proscrire du traitement de l'épilcpsie l'opium, qui cependant rend tant de services dans la plupart des névroses. On comprend d'ailleurs que cet agent, qui tend à congestionner le cerveau, puisse devenir dangereux dans une affection convulsive qui elle-même entrave gravement la circulation cérébrale.
Parmi les solanées vireuses on a employé la jusquiame, le datura stramonium, mais aucune de ces plantes n'a été autant préconisée que la belladone. M. Debreyne, après avoir expérimenté la plupart des anti-épileptiques, est arrivé à la considérer comme le plus efficace de tous ; il donne la belladone sous forme d'extrait, en variant les doses suivant l'idiosyncrasie des individus, depuis quelques centigrammes jusqu'cà 1 gramme, et s'arrêtant au moment où commencent à se manifester quelques phénomènes d'intoxication : trouble de la vue, vertiges, sécheresse de la gorge, désordre mental. M. Bretonneau et M. Trousseau (1) ont appuyé de leur autorité cette médication. Ils emploient la poudre de racine de belladone : les premiers jours, on n'excède pas la dose de 1 centigramme par jour, et le remède est donné le soir, si les accès reviennent surtout la nuit, et le matin, si au contraire les convulsions se montrent plutôt le jour ; la dose de la poudre est portée seulement jusqu'à 5 et rarement jusqu'à 10 centigrammes, et l'on y reste pendant deux ou trois mois. On interrompt alors pendant une semaine pour reprendre durant trois semaines, interrompre de nouveau pendant quinze jours, y revenir deux semaines de suite, puis laisser au inoms trois semaines d'intervalle, en ayant soin de recourir au médicament aux époques présumées du retour de la maladie, et de donner les doses les plus élevées précisément à ce moment. Il importe que le malade et le
(1) Traité de Ihérapeutique, t. II, p. 62.
médecin luttent ici de persévérance ; un traitement de ce genre doit durer au moins trois ou quatre ans.
Le quinquina et surtout le sulfate de quinine ont été employés tà très hautes doses dans des cas d'épilepsie intermittente, et l'on cite plusieurs faits de guérisons très solides obtenues par ce moyen ; mais les chances de succès ne sont bien sérieuses que lorsque les accès sont très rapprochés et se reproduisent tous les trois jours, tous les deux jours, ou deux fois chaque journée. Dans les pays ou régnent les fièvres intermittentes, il faut bien se garder, au point de vue de l'appréciation des vertus du sulfate de quinine, de confondre l'épilepsie pure avec les fièvres pernicieuses à forme convulsive.
L'indigo à dose progressivement croissante depuis 8 jusqu'à 32 grammes, la poudre de racine d'armoise depuis 2 à A grammes, l'ammoniaque de 10 à 20 et 25 gouttes, le nitrate d'argent depuis 1 centigramm.e jusqu'à 5 centigrammes, comptent des succès sur lesquels on a beaucoup insisté. Ce dernier médicament a, comme on sait, l'inconvénient de noircir la peau lorsqu'il est longtemps employé et pourrait à trop hautes doses amener des accidents du côté du tube intestinal. Le sulfate de cuivre ammoniacal employé à la dose de 5 à 15 centigrammes, l'ammoniure de cuivre de 1 à 10 centigrammes, ont été singulièrement vantés; quant à l'essence de térébenthine, fort accréditée en Angleterre comme anti-épileptique et donnée de 8 à 30 grammes, elle est tombée en désuétude. Je ne citerai que pour mémoire la teinture de cantharides, le phosphore, la strychnine, la joubarbe, le sedum acre, le sehn des marins, le gui de chêne, le gahum luteum, et même les préparations de zinc, l'oxyde blanc et le lactate, que M. Herpin a beaucoup préconisées et qui, après avoir été employées pendant quelque temps d'une manière presque exclusive, commencent à être abandonnées.
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^ Une dire onfjii de certaines opérations chirurgicales pratiquées dans un but plus ou moins rationnel? du trépan qui devait permettre au cerveau une plus libre expansion, ce qui n'est admissible que dans les cas où l'épilepsie serait due à une fracture du crâne avec enfoncement? de la compression et même de la ligaluro des carotides? de la castration dont J. Frank cite un exemple? de l'avulsion des dents cariées? Ce sont là des moyens ou insuffisants, ou dangereux, qui laissent tout au hazard, et qui prouvent à quels écarts thérapeutiques peut entraîner une maladie aussi hideuse et aussi désespérante.
Après avoir épuisé la série des médicaments rationnels, après avoir satisfait aux indications les plus évidentes, le médecin doit, dans les cas désespérés, savoir s'abstenir. Si l'épileptique n'est pas aliéné, il lui;conseillera le travail des champs, la vie en plein air, les exercices du corps, une vie régulière et le calme moral. Ces moyens, prolongés pendant des années entières, ont amené parfois des améliorations sur lesquelles ou ne comptait plus. La surveillance de l'asile et un traitement approprié à son état mental constituent la seule ressource de l'épileptique aliéné, que la violence et l'instantanéité de ses impulsions rendent éminemment dangereux et pour lui-même et pour la société.
DE l'hystérie. — DÉFINITION.