CLASSIFICATION
Si nous no croyons pas d(3voir admettre une classification b.lséo sur les causes des maladies, nous ne discuterons même pas la possibilité, dans l'état actuel de la science, de fonder une felassificalion des vésanies uniquement sur l'anatomie patliol()gi({ue. Bien que la découverte de la paralysie générale ait donné à cet élément une inqiorlance nouvelle, nos connaissances sur ce sujet sont trop restreintes pour nous permettre d'aller au delà.
La classification suivante que nous proposons, est fondée tantôt sur les symptômes, tantôt sur les lésions intellectuelles, tantôt sur l'anatomie pathologique ; elle n'offre par ellemême rien d'original et emprunte presque tout aux classifications proposées par Ferrus, par M. Parchappe et surtout par M. Baillarger. Tout en étant fort attaquable au point de vue d'une logique rigoureuse, elle a l'avantage de résumer exactement les données positives acquises jusqu'ici à la science, et d'hêtre pour l'étude un instrument simple et commode. Aussi est-ce à ce point de vue seulement qu'il faut l'envisager.
/ . (avec excitation : manie.
( Délire général i , , . .. ,.
, . \ ( avec dépression : meiancohe,
V osantes pures ; ^ '
1 Délire partiel Monomanie.
y Démence
/ Manie et mélancolie (folie à double forme). Vésanies associées e«<re\ Monomanie et démence. elles. \ Mélancolie et démence.
' Manie et démence.
( avec lé.sion organique. Paralysie générale. /' Épilepsie.
(tes lésions N i Hystérie, extase, calalepsie.
dit mouvement. I sans lésion organique I (^1,^^^^
, appréciable. | polie alcoolique.
\ Pellagre.
Étals congénilaux. •
Idiotie, irïibécfllité, crélinisme.
TRANSFORMATIOS DBS MÀLÀtilES MENTALES.
Ç 4. - Transformation fies diverst-s frii-mes rt'aliénalîon
mentale.
Les formes de maladies mentales que ridits vêtions d'indi^ quër présentent des caractères dssez tranchêfe pour qùe Ctilicune d'elles puisse et doiYë être étudiée isolêtfient ; rfiàiè nous ne pouvons oublier fju'enlre toutes tes elâssës il existé des connexions intimes, et^ sans parléf des formés fnixtéfe dont nous parlefons plus tard , rappelons seulement qtié l'on observe chaque jour des transformations d'une forme â l'autre. Ces transformations prouvent une fois de plus qiié, maigre une grande variété d'aspect, la maladie reste àù fond la même; elles font comprendre jusqu'à Un cërtain pOirit l'opinion des médecins qui n'admettent , dans la follë , qu'une seule et même maladie, se rtiasquant sods dés formés variées.
1" On voit assez souvent la manie remplacer la niélancOlie et réciproquement. Parfois môme, cette alternance sé fait avec une telle régularité et Une telle continuité què quelques médecins ont pris ce fait important pour sèTvif dé base à une forme particulière de maladie ftientale, dite foïîè à double forme, folie circulaire; Les mêmes alternatitéfe dé dépression et d'excitation se rencOnttent dans quelques êlàis chroniques avoisinant la démence ; mais ailors les périodeffe n'ont aucune régularité ni dans leur durée tii dans leur intensité et sont uniquement remarquables par le contraste que présente l'état des malades à des époques peu éloignées.
2" On voit la manie laisser après elle, alors même que l'agitation et l'incohérence onfdisparn, des idées délirantes isolées, de la monomanie (Moreau) ; et pareillement, à la suite d'un délire général, quelle que soit sa nature, il peut rester des hallucinations qui d'abord, confondues au milieu du trouble général de l'intelligence, persistent alors même que