EMPLACEMENT, FORME GÉNÉRALE, ETC
nombre d'individus, qui offrent beaucoup plus de garantie sous le rapport de l'ordre, de la discipline, de la propreté et de la surveillance. Les chambres sont réservées pour les sujets dangereux, pour les agités, ou pour ceux qui, se trouvant dans des conditions sociales plus élevées, sont habitués à un bien-être dont la privation pourrait exercer sur eux une
(influence fâcheuse.
Les salles de réunion et les réfectoires favorisent la sociabilité des malades, leur apprennent à se maintenir, à surireiller leur tenue, et sont dos annexes indispensables de tout isile; outre les salles de réunion, des ateliers spéciauxdoivent jxister, surtout dans les quartiers destinés aux hommes, car leurs professions offrent infiniment plus de variétés. Enfin une salle d'école est un complément utile, surtout lorsqu'on peut y organiser un enseignement élémentaire qui développe 'instruction des malades ignorants, fixe leur attention, et en Dut cas fait une diversion utile à leurs préoccupations déli- (■antes.
Les cellules destinées aux agités, suffisamment larges, peu élevées, car elles seraient trop retentissantes, seront dispoées par groupes isolés de trois ou quatre ; chacune d'elles Itra munie d'une petite cour, le jour viendra d'une fenêtre h grande dimension placée à hauteur d'homme, et pourvue de moyens de protection; la porte, placée en face Je la fenêtre, de manière à faciliter l'aération, donnera sur me galerie commune et s'ouvrira en dehors pour ne pas Qurnir de point d'appui au malade lorsqu'il faut pénétrer usqu'à lui malgré sa résistance; on peut même, dans ce but îarticulier, établir deux portes de manière à rendre toute utte impossible. Le lit, de fer ou de bois massif, serasolidenenl fixé au plancher par des vis. Le plancher aura une pente Kmvenable pour faciliter l'écoulement des liquides, et les fnurailles seront peintes à f huile. Dans certains asiles, noamment en Angleterre, où l'on préconise le système du
'^'^^ DUS ASILES d'AJ.IÉNÉS.
no-resLrain(, quelques cellules destinées à conleiiir les nia. lades fiM-ieux sont matelassées, soit à l'aide de crins, soit à l'aide d'un tissu élastique qui amortit la violence des coups.
Les /jams seront toujours multiples. Non-seulement il faut une salle de bains séparée pour chaque sexe, mais encore il est bon d'avoir une petite salle dans chaque quartier, surtout dans les quartiers d'agités. Les baignoires, enfoncé.^s dans le sol de manière à en facihter l'accès, seront dans cer. tains cas munies d'un couvercle échancré, destiné à fixer \À sujets agités; les tuyaux seront disposés de telle sorte que? l'eau arrive par le fond de la baignoire, disposition qui met! les robinets hors de la portée des malades. Des douches fonc donneront au-dessus des baignoires. Enfin, un bain de vgJ peur, une piscine et les appareils hydrothérapiques les plilimportants doivent être adjoints au système de balnéatioSI car ces moyens ont acquis, et avec juste raison, une grand importance dans le traitement de la folie. i
Les lieux d'aisa?ices seront éloignés des bâtiments, afin tj préserver les salles des émanations fétides qu'ils répandent cependant, dans les infirmeries, il sera bon, tout en les isof lant de les rattacher aux salles par des couloirs fer^ més. On aura soin de les assainir à l'aide de couran d'eau abondants, d'une ventilation suffisante et d'appareil hermétiquement clos; il est également utile d'élabhr da les tuyaux de chute un appareil de grillage afin d'er pêcher leur obstruction et de retrouver plus facilement les objets jetés par les ahénés. Les sièges doivent êtn isolés, et la surveillance sera plus facile si le quart ii lérieur des portes est à claire-voie, de manière à laisser 1 pieds en évidence.
Les moyens de chauff age, quels qu'ils soient, ont besoi d'être protégés à l'aide de grillages convenablement dispo^ sés : le plus souvent on aura recours à des calorifères dont les bouches s'ouvriront hors de toute atteinte. Quant à l'éclai-