ÉTAT DU SANG DANS LES AFFECTIONS SCROFUL. ET TUBERCULEUSES
comme le milieu entre la couenne dp la chlorose et la couenne des phlegmasies. »
2° Observations de MM. Becquerel et Rodier.
« Considérés sous le point de vue des altérations du sang, les malades atteints de phthisie pulmonaire se présentent avec des caractères différents, et qui dépendent du développement de ce produit organique. Dans la première période, la lésion peut n'être que locale et la constitution n'avoir subi aucune atteinte ; dans d'autres cas, et plutôt peut-être chez les femmes que les hommes , il y a un état anémique, qui tantôt précède les tubercules , et tantôt se développe en même temps qu'eux. Lorsque des hémoptysies se montrent à cette époque, l'anémie peut même être très prononcée.
» Dans la seconde période, lorsque les tubercules se ramollissent, ou lorsque autour d'eux le parenchyme du poumon, les bronches ou les plèvres s'enflamment, la fièvre vient se joindre aux états précédents et coïncide avec l'anémie qui peut exister déjà, ou bien qui ne s'est développée que dans cette période.
» Dans la troisième enfin , lorsque des excavations tuberculeuses existent, que la fièvre hectique, la diarrhée , viennent à se manifester, la constitution est de plus en plus ébranlée , et l'anémie , si elle n'a point encore paru, se développe la plupart du temps.
» Dans ces cas divers , les analyses du sang n'ont point fait découvrir dans ce liquide la cause première des tubercules , elles ont conduit seulement à reconnaître qu'à chacun des états généraux ou des périodes diverses dont nous venons de parler correspondent certaines modifications du sang. Ces modifications , du reste, se réduisent à deux principales, qui peuvent se combiner et se montrer à des degrés divers : ce sont la diminution des globules lorsqu'il y a anémie, et l'élévation du chiffre de la fibrine lorsqu'une inflammation quelconque vient compliquer la maladie primitive. A ces deux altérations du sang, bien positives et bien réelles, vient-il s'en joindre d'autres? Existe-t-il quelque changement dans la proportion des divers éléments du sérum? C'est ce que nous avons essayé de déterminer, et voici le résumé de nos recherches à cet égard :
Le sérum a été étudié chez seize phthisiques (onze hommes et cinq femmes) ; onze de ces malades ont été saignés une fois , deux fois et trois fois ; ce qui fait vingt-quatre saignées , dont seize premières , cinq secondes et trois troisièmes ; toutes prescrites dans le