‹ Traité pratique des maladies scrofuleuses et tuberculeusesChapitre 47 sur 98 · TRAITEMENT DES AFFECTIONS TUBERCULEUSES · texte numérisé non relu

TRAITEMENT DES AFFECTIONS TUBERCULEUSES

Filhos , ont aussi réussi ; nous les avons employés quelquefois en assez grand nombre sur les parois de la poitrine , mais nous croyons cependant qu'on leur a prodigué de trop grands éloges dans le traitement de la phthisie. C'est principalement dans la phthisie à marche lente que leur emploi nous a paru utile. Cependant, nous sommes à nous demander si nous n'avons pas pris , dans ces cas , la marche naturellement lente de la maladie pour un effet salutaire de la médication. Quant aux moxas par le feu, nous les croyons , la plupart du temps , inutiles dans la phthisie. Nous avons établi quelquefois des moxas avec l'acide sulfurique, en trempant une baguette de verre ou un pinceau d'amiante dans ce liquide, et en pratiquant sur la peau des raies sur lesquelles nous étendions l'acide. Ce moyen nous a paru offrir de grands avantages en nous permettant de suivre le trajet des fibres musculaires du pectoral ; les mouvements alors sont moins douloureux et les cicatrices moins gênantes. Une fois, il nous a semblé que des douleurs pleurétiques , qui duraient depuis assez longtemps , avaient cessé promptement après cette cautérisation avec l'acide ; cet effet cependant n'a été que passager.

5° Les toniques, soit les amers, soit les toniques proprement dits, soit les ferrugineux, trouvent plus spécialement leur emploi dans la phthisie à marche lente et peu fébrile, ainsi que dans les cas de complication chlorotique. Les boissons amères peuvent entrer dans l'hygiène des malades ; les préparations de quinquina et les pilules de protocarbonate de fer sont , dans ces cas , d'une activité bien plus grande ; toutefois , il n'est pas démontré par l'observation que ces moyens , par lesquels les forces des malades se relèvent quelquefois, soient capables de ralentir la marche de la maladie. Leur action palliative peut encore devenir salutaire vers la fin , lorsqu'il s'agit de combattre les symptômes colliquatifs. C'est ainsi , par exemple , que le sulfate de quinine est un des meilleurs moyens pour diminuer les transpirations abondantes que l'on observe si souvent dans la dernière période de la phthisie.

Nous ne parlerons pas des eaux minérales dont l'usage a été recommandé contre les tubercules internes , vu que leur utilité ne nons paraît pas démontrée.

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