‹ Traité pratique des maladies scrofuleuses et tuberculeusesChapitre 52 sur 98 · RÉSUMÉ ET CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

RÉSUMÉ ET CONCLUSIONS

26° De bonnes conditions hygiéniques influent d'une manière heureuse sur la marche de la maladie, surtout lorsque des malades qui avaient vécu dans des conditions extérieures mauvaises les échangent contre d'autres plus favorables.

27° L'accélération du pouls , suspecte lorsque aucun travail inflammatoire ne se fait dans les glandes , peut exister pendant assez longtemps, sous l'influence seule de la suppuration glandulaire, sans être un indice fâcheux. „

~2S° L'hypertrophie glandulaire est généralement par elle-même d'un bon pronostic, la tumeur pouvant être enlevée par l'extirpation, se dissiper ou rester stationnaire lorsque le mal ne dure pas depuis longtemps.

Iït. Thérapeutique.

A. Traitement général.

29° Il n'y a point de médicaments qui exercent une action spécifique sur la tuberculisation glandulaire. L'iode, regardé, comme tel par quelques auteurs, ne fait qu'améliorer l'état général et diminuer i l'engorgement des parties qui entourent ces tubercules. Son usage est contre-indiqué lorsqu'il existe une dyspepsie avec diarrhée ou un goitre volumineux ; les meilleures préparations d'iode sont l'iodure de potassium et le sirop d'iodure de fer ; la teinture d'iode est généralement moins bien supportée. Le brome ne compte jusqu'à pré- I sent de succès marqués que dans les eaux-mères deKreuznach.

30° L'huile de foie de morue n'a aucune action directe sur les tubercules glandulaires; elle améliore surtout l'état de la nutrition , et agit d'une manière active sur plusieurs des complications scrofuleuses.

31° Les mercuriaux n'ont pas d'action spéciale non plus contre cette affection ; le calomel n'est utile que comme antiphlogistique et purgatif dans les inflammations aiguës intercurrentes; il en est de i même des purgatifs en général ; l'or n'est pas non plus un remède i d'une efficacité incontestahle dans ces cas ; on peut en dire autant ! du muriate de baryte, des sels de chaux, etc. Les amers et les toniques sont indiqués lorsqu'il existe un état de débilitation générale, soit par une suppuration abondante , soit lar une affection tuberculeuse externe très étendue , et surtout lorsque les malades se sont trouvés pendant longtemps dans de mauvaises conditions hygiéniques. Le meilleur tonique dans ces cas est le quinquina, vient ensuite le fer.

192 TOBERCOÈES Et" SCRÔFtfLES DES GLANDES LYMPHAT. EXTERNES.

32° Le café de glands , ainsi que la tisane de feuilles de noyer, sont des moyens accessoires utiles , et doivent surtout faire partie de l'hygiène alimentaire, notamment le café de glands. Si l'action salutaire dufîicus ve&iculoSus se confirmait par une expérimentation ultérieure, il est probable que ce résultat serait dû à la combinaison de l'iode avec les éléments organique de cette plante.

B. Bains et hygiène.

33° Les bains salés , les bains de mer et surtout les bains iodés et bromures, préparés avec les eaux-mères des salines, modifient avantageusement l'état général , et constituent un des meilleurs moyens contre la tuberculisation glandulaire dont ils ne peuvent cependant point opérer la résorption, quoi qu'on en ait dit.

34° Les bains sulfureux conviennent mieux lorsqu'il y a des plaies en suppuration que l'eau salée irrite souvent. L'usage simultané de l'ivydrosudopathie et des préparations iodurées à l'intérieur est un traitement à expérimenter, et qui promet des succès. Les bains préparés avec diverses plantes , préconisés dans ces cas , n'ont aucune action bien constatée sur ces maladies.

35° Une bonne hygiène est le point le plus essentiel dans le traitement des tubercules glandulaires. Un régime mixte de substances végétales et animales , de l'eau rougie , de la bonne bière, du café de glands, constituent l'alimentation la plus convenable. On a trop exagéré dans ces maladies les inconvénients des aliments farineux. Les eaux alcalines facilitent la digestion lorsque les malades sont atteints de dyspepsie. Il va sans dire qu'une diète plus ou moins sévère doit être mise en usage, chaque fois qu'il survient une ex acerbation subaiguë, la formation d'un abcès , etc.

36° L'air doit être pur ; il modifiera surtout avantageusement l'affection lorsque des malades qui auront vécu dans un mauvais air iront se placer sous un air plus salutaire. L'exercice en plain air, des bains de rivière , une habitation sèche et bien aérée , forment le meilleur complément d'une bonne hygiène.

37° Les meilleurs moyens à employer pour le traitement local sont la pommade d'iodure de potassium et celle de deuto-iodure de mercure. Cette dernière est plus irritante, mais en revanche elle est

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