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Traité pratique des maladies vénériennes

Les livres sur les maladies vénériennes sont certainement assez nombreux; mais la plupart soutiennent des opinions exclusives, ou laissent, sur plusieurs points, dans un doute fâcheux les personnes qui les consultent.

J’ai été depuis quatorze ans en position de voir beaucoup de vénériens, de contrôler, par des observations répétées, les doctrines anciennes et celles de nos contemporains sur la syphilis, et j’ai cru faire une œuvre utile en publiant le résultat de mes recherches. J’ai espéré ainsi éviter quelques hésitations et quelques tâtonnemens aux jeunes médecins, particulièrement aux officiers de santé de la marine et de l’armée qui , par l’activité de leur service et leur mode d’avancement , sont souvent jetés loin des Écoles, peu de temps après leur entrée dans la carrière médicale, et sont obligés, par suite, de puiser presque exclusivement dans les livres les élémens de leurs déterminations*

Les observations des nombreux malades qui étaient admis dans le service des vénériens, étaient rédigées et conservées avec soin, de sorte que lorsqu’ils y rentraient, même après

de longues années , on pouvait toujours retrouver aisément l’histoire exacte de leurs premières affections et des premiers traitemens qui leur avaient été prescrits.

Ce travail exigeait un zèle soutenu, et je ne saurais trop reconnaître ici l’assistance que m’ont constamment donnée les officiers de santé placés sous mes ordres, particulièrement MM. Barrallier et Buisson, jeunes médecins pleins de savoir et d’avenir.

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