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HISTORIQUE

Dans tous les temps et dans tous les pays , mais particulièrement dans les contrées chaudes, le libertinage et l’abus du coït ont donné lieu à des accidens morbides susceptibles de prendre sous certaines influences un caractère contagieux.

Indépendamment même de ces maladies qu’engendre la débauche , les femmes peuvent se trouver, pendant l’écoulement menstruel et pendant les pertes qui suivent la parturition, dans certaines conditions qui les fesaient considérer comme impures par les Hébreux.

Les livres de Moïse, les traditions des peuples de l’Inde, les lois de Mahomet, renferment tous des préceptes qui prouvent l’existence ancienne des maladies dues au coït , et prescrivent des règles d’hygiène propres à prévenir leur manifestation et leur propagation.

Dans le XVe chapitre du Lévitique , Moïse parle longuement des précautions à prendre contre les hommes atteints d’un écoulement de matières puriformes par la verge , qu'il nomme fluxus seminis .

Vir qui patitur fLuxum seminis , dit-il , immun dus erit : et il signale, peut-être avec un peu d’exagération, dans des paragraphes distincts, les nombreux modes de transmission de cette maladie et les précautions convenables pour s’opposer à cette transmission.

Au moyen-âge et dans diverses contrées de l’Europe , les maladies provenant du coït , parurent prendre un accroissement notable -, elles attirèrent du moins plus fortement l’attention des législateurs

et nécessitèrent des mesures de répression et de police dont nous retrouvons les traces dans quelques livres de cette époque.

Ainsi, dès le XIIe siècle, en 1162, un édit sur les lieux de débauche de Londres, fait défense à tout concierge de maison de plaisir de garder aucune femme atteinte de la maladie dangereuse de la brûlure.

Un autre édit de i43o frappe d’une amende de cent scbellings , somme d’une véritable importance pour le temps, tout concierge convaincu d’avoir, dans sa maison , des femmes ayant cette maladie abominable de la brûlure.

En i '3o2 , le sénat de Venise rendit une loi portant que toute personne atteinte d’une affection contagieuse qui se prenait dans les clapiers ( lupanaria ) , encourrait la peine d’une amende.

En i347, dans un règlement remarquable que la comtesse de Provence, Jeanne I.re, reine des Deux-Siciles , imposa aux maisons de prostitution d’Avignon , il est dit ; « Tous les samedis , la bail- » live et un chirurgien délégué par les consuls, )) visiteront toutes les filles de joie , et s’ils en trou- » vent quelqu’une qui ait contracté du mal prove- » nant de paillardise , ils devront ordonner qu’elle » soit séparée et logée à part , afin qu’on n’ait

3) aucun commerce avec elle et que la jeunesse ne » puisse prendre aucun mal. »

Or, la maladie nommée par Moïse fiaxus seminis , et par les écrivains et législateurs du moyenâge ardor , calefactio , incendiant virgœ , brulure, arsure , mal de paillardise, paraît être réellement une maladie identique , susceptible de se contracter et de se transmettre par le coït.

Mais cette affection , ainsi que les accidens qui la compliquaient quelquefois, tels que, gonflement plus ou moins considérable de la verge , et certaines excroissances ou verrues des parties génitales , étaient constamment peu graves , et ne semblaient pas compromettre la santé générale des personnes qui en avaient été atteintes.

Lorsque, tout-à-coup vers la fin du XV.e siècle , l’on vit se propager avec une effrayante rapidité , et une puissance de contagion inouïe jusqu’alors des lésions des organes génitaux qui jetèrent l’épouvante dans l’esprit des premiers médecins appelés à en constater la marche terrible et les effets désastreux.

Il n’est pas facile d’indiquer avec une exactitude incontestable l’époque de la manifestation de ces accidens formidables.

Pierre Pinctor la fait remonter à l’année 1 4^3 :

une inscription sépulchrale, indique qu’un jeune homme mourut à Rome en i485 de la peste inguinale, et cette désignation semble se rapporter réellement aux bubons qui se montrent si souvent dans la syphilis.

Une lettre écrite par Pierre Martyr en 1488, dit positivement que le nouveau fléau sévissait déjà sur des localités distinctes et éloignées : Jérôme Fracastor en fixe la première explosion en 1490.

Baptiste Fulgose annonce que, deux ans avant l’entrée en Italie de Charles VIIÏ et de son armée, c’est-à-dire en 1492 , on vit survenir dans certaines parties de cette contrée , une horrible maladie pour laquelle les médecins ne trouvaient ni nom ni remède.

Quelques auteurs de cette époque ne font remon*ter l’apparition du mal nouveau qu’en i4q3 ou même 1 494 m£ds ils s’accordent tous à reconnaître que dès cette époque ce mal faisait de grands ravages.

Un arrêt du Parlement de Paris en date du 6 mars 1 497 ’ P0I>ie des règlemens sur les malades atteints de la grosse vérole, qui, depuis deux ans, avait grand cours dans le royaume tant dans la capitale que dans d’autres lieux.

Cet arrêt présente quelques dispositions curieuses.

Il prescrit à tous ceux qui ne résidaient pas à Paris au moment de l’apparition de leur maladie de quitter la capitale dans les vingt-quatre heures , qui suivront la publication dudit arrêt , sous peine de la hart *, et à ceux qui résidaient à Paris au moment où ils l’ont contractée , de se retirer chez eux sans en sortir ni le jour ni la nuit. Les pauvres devant être secourus en alimens, remèdes, etc., par les curés de leurs quartiers \ les plus pauvres , sans logement habituel, devant se rendre tous à Saint-Germain-des-Prés, pour être dirigés de là

sur des maisons qui leur seront baillées et indi-

quées par des gens préposés à ce soin.

Çes accidens morbides étaient-ils une aggravation des affections déterminées de tout temps par le coït? ou constituaient-ils une maladie nouvelle différente des maladies étudiées jusqu’alors? Avaient-ils pris naissance en Italie où ils sévissaient avec violence, ou bien avaient-ils été apportés dans ce pays par l’armée de Charles VIII , ou par les soldats de Gonzalve de Cordoue?

Pour étudier convenablement la première question , celle de l’ançienneté de la maladie vénérienne ou de sa récente apparition , il faut bien

distinguer les divers accidens primitifs qui la constituent encore de nos jours et qui se sont montrés

dès l'épidémie du XV .c siècle. Ces accidens appartiennent à deux formes différentes , à la forme ulcéreuse qui est désignée sous le nom de chancres et qui constituait particulièrement l’épidémie du XV. e siècle, et à la forme blennorrhagique.

Celle-ci peut se rattacher sans aucune difficulté , et sans aucune exagération au fluxus seminis , au mal de paillardise , à la brûlure , à l’arsure etc. signalés par les écrivains les plus anciens.

La forme ulcéreuse , celle qui constitue essentiellement la syphilis, comme nous le verrons plus tard , ne peut pas aussi facilement se comparer aux affections des parties ‘génitales étudiées avant le XV. e siècle, elle en diffère par sa marche, par les désordres qu elle entraîne directement dans les parties , ainsi que par les accidens généraux , constitutionnels , qui surviennent souvent après sa disparition des organes ou elle s’était montrée d’abord.

Quant au point de départ réel de la syphilis , quant à son origine italienne, française, espagnole ou américaine , l’étude et la comparaison des dates les mieux établies donnent un résultat plus satisfaisant que tous les raisonnemens.

Nous voyons, en effet, l’armée française de Charles VIII, envahir le royaume de Naples en i494> quand déjà depuis plusieurs années, d’après

]e témoignage de presque tous les auteurs contemporains, la nouvelle peste s’était répandue dans plusieurs points de la péninsule italique.

Nous voyons les soldats espagnols de Gonzalve de Cordoue n’aborder qu’en 1^95 en Sicile et en Calabre , quand déjà une bonne partie des troupes françaises avait évacué le territoire de Naples , et répandait en France le mal qu elle en avait rapporté , ainsi que le prouve l’édit de Paris de i497> cité plus haut.

Si , du reste , les soldats espagnols avaient réellement importé le nouveau mal dans la péninsule italique, et qu’ils l’eussent reçu eux-mêmes, comme / on l’a avancé, des compagnons de Christophe Colomb , nous devrions trouver des traces de ses ravages dans les villes où avaient abordé ces intrépides marins , et dans les lieux d’où était partie l’armée de Gonzalve de Cordoue.

Or , l’histoire nous montre Ghristophe Colomb s’embarquant à Pal-os pour la découverte du nouveau monde le 3 août i492 > et effectuant son premier retour en Europe en mars 1 4 9-^ ? il mit d’abord pied à terre à Lisbonne , vint ensuite à Palos et fit son entrée solennelle à Barcelone le 3 avril.

A Lisbonne , à Palos , à Barcelone , les marins

de l’expédition purent se livrer impunément aux excès par lesquels les navigateurs cherchent d’ordinaire à oublier les privations et les fatigues des longues traversées, et rien dans les récits de l’arrivée de Christophe Colomb et des fêtes qui lui furent données ne prouve qu’ils aient communiqué sur leur passage une maladie susceptible d’appeler l’attention.

Le retour en Espagne du second voyage de Colomb eut lieu vers le commencement de 1 494-- Margarit , qui fut chargé de ramener cette seconde expédition en Europe , car Colomb ne rentra luimême à Cadix qu’en juin 1 4^96 , avait, dit-on, beaucoup de malades sur ses navires , mais tout annonce que l’affection qui tourmentait les équipages de Margarit , n’avait rien de vénérien ou de contagieux, car on ne trouve aucune trace de transmission ou de contagion de cette maladie dans les lieux où ces équipages prirent terre.

Du reste, comme je l’ai dit plus haut, les soldats de Gonzalve de Cordoue ne sont arrivés en Italie que lorsque la vérole s’était déjà montrée et répandue dans des lieux distincts et éloignés, et lorsque déjà l’armée de Charles VIII avait commencé à la propager et à la disséminer dans diverses parties de la France.

Ainsi l’e'tude attentive des faits et des dates , établit parfaitement, à mes yeux, le point d’origine et de départ de la maladie vénérienne , et montre l'invraisemblance et l’erreur de tous les récits des auteurs du milieu du XVÏ.® siècle qui voulaient accuser les habitans du nouveau monde d’avoir communiqué cet horrible fléau aux intrépides navigateurs qui étaient venus leur apporter une religion bienfaisante , et les faire participer aux heureux résultats de la civilisation européenne.

L’épidémie du XV. e siècle reçut bientôt différens noms; elle fut appelée grosse vérole, maladie vénérienne , mal de Galice : les auteurs français la nommèrent mal napolitain , les auteurs italiens mal français, les espagnols mal américain, Fracastor la désigna sous le nom de syphilis vers le milieu du XVl.e siècle.

Les dénominations de syphilis et de maladie vénérienne sont à peu près les seules que le langage médical ait conservées, encore même ne devraient-elles pas être employées indifféremment , le nom de syphilis devant indiquer réellement une maladie spéciale , celui de maladie vénérienne pouvant s’appliquer à tous les accidens morbides contractés par le coït; mais l’usage a fait loi et ces deux dénominations sont également usitées par tous les auteurs de notre époque.

Pendant le XVI. e siècle, on s’occupa beaucoup de la cause productrice du nouveau fléau*, les idées d’astrologie encore en vogue dans le monde médical , la firent attribuer à certaines conjonctions des planètes.

Plusieurs médecins cherchèrent à en trouver l’origine dans de honteuses relations entre l’homme et quelques animaux *, cette croyance lui fit donner par Jérôme Fracastor le nom de syphilis , 2uç ( pour^ ceau ) , çiXwc ( amour ) , au dire de certains étymo-^ logistes \ quoiqu’on puisse tout aussi bien rapporter cette étymologie à une autre version : amor porcin a , amour de pourceau, pouvant signifier figurativement un amour sale, dégoûtant,, impur, etc.

Jean Manard pensa que la grosse vérole était la suite du commerce d’un chevalier lépreux avec une courtisanne en réputation , qui transmit ensuite rapidement sa maladie à un grand nombre de jeunes gens.

On invoqua aussi en même temps , plusieurs autres causes tout aussi peu dignes d’être discutées sérieusement, tels que l’empoisonnement par les Napolitains des puits ou les Français devaient puiser l’eau *, l’addition d’une certaine quantité de chair humaine dans la préparation de divers mêts \ le mélange de sang de lépreux avec du vin , par les

Espagnols , dans l’espoir de se venger des Français , etc.

Dès son apparition, la syphilis se montra avec un cortège de symptômes effrayans*, des ulcères hideux siégeaient sur les parties génitales qu’ils détruisaient avec rapidité *, ils envahissaient fréquemment la face et surtout le nez , marchaient avec une promptituiude qu’aucun agent thérapeutique ne pouvait arrêter, et causaient souvent des ravages horribles et des difformités irrémédiables.

Sa puissance contagieuse était si grande qu’on crut pendant longtemps à la possibilité de sa transmission , non seulement par le coït , mais encore par le simple contact , par les vêtemens , par les meubles , par le linge à l’usage des malades \ qu’on alla même jusqu’à admettre qu’un vérole pouvait souiller l’air qu’il respirait , au point de communiquer à distance son affreuse maladie*, et qu’un roi d’Angleterre, Henri VIII, put en iàaq accuser son premier ministre, le cardinal Volsey, d’avoir cherché , en lui parlant bas à l’oreille , à lui donner le mal dont ce cardinal était du reste réellement atteint

La syphilis conserva pendant longtemps toute son horrible puissance. Vers la fin du XVII I.e siècle et au commencement de celui oii nous vi-

vons , on trouvait encore, dans les hôpitaux de vénériens, de nombreux exemples des graves désordres signalés par tous les anciens observateurs.

De nos jours elle est ordinairement bien loin de présenter cet ensemble de phénomènes effrayans -, elle se montre habituellement avec une bénignité presque inconnue dans les XVI. e, XVII. e et même XVIII. e siècles, et ne revêt que très-rarement et par exception les formes hideuses qu’elle présentait jadis. ,

Cette heureuse différence résulte— t- elle d’un affaiblissement notable du virus syphilitique par suite de ses nombreuses transmissions ? ou faut-il l’attribuer aux sages modifications apportées dans la thérapeutique de la maladie vénérienne , ou aux mesures d’hygiène publique qui , quoique encore fort imparfaites et fort insuffisantes , ont pu pourtant à la longue exercer une influence utile sur cette maladie ?

Toujours est-il que cette atténuation existe , et ne me paraît pas contestable *, et , il est impossible de comparer, dans la presque totalité des cas , les accidens offerts de nos jours par les malades , avant le commencement de toute médication , avec ceux que signalaient tous les auteurs du siècle dernier, et avec ceux mêmes que j’étais habitué à rencon-

trer dans les premières années de mes études médicales.

La syphilis ne se propage de nos jours que par le contact immédiat et le plus habituellement par le coït. Elle se montre presque constamment d’abord , sur les points même qui ont été exposés à la contagion , et n’envahit que plus tard des parties éloignées et l’organisme tout entier.

Dès son apparition , cette maladie fut considérée comme une affection spéciale , distincte. Dans les premières années du XVI.e siècle, Benedetti , Jacques de Bethencourt employèrent les mots de teinture vénérienne , de lues venerea , de dyscrasie vénérienne , et Paracelse et Fernel créèrent et propagèrent la théorie du virus syphilitique 5 Fernel, le premier, distingua les accidens de la syphilis en locaux et en généraux , en primitifs et en consécutifs. Depuis cette époque , presque tous les observateurs n’ont pas hésité à attribuer la nouvelle maladie à un agent particulier, à un véritable virus , et ont admis sa spécificité *, pourtant quelques contradicteurs isolés s’étaient élevés contre cette doctrine et avaient voulu en démontrer la fausseté ou tout au moins l’exagération fâcheuse

Toute une école médicale a cru pouvoir, de nos jours, nier l’existence de la syphilis. Les médecins

physiologistes ont en effet annoncé que tous les accidens vénériens primitifs étaient des phénomènes morbides ordinaires , modifiés et envenimés par la nature des parties et surtout par la malpropreté , les écarts de régime , la débauche et en même temps par les médications inopportunes et irrationnelles qu’on leur opposait. Quelques uns ont nié même l’existence des accidens consécutifs , l’existence de la syphilis constitutionnelle, en un mot, annonçant que tous ces accidens étaient le résultat de l’emploi des préparations mercurielles, tandis que d’autres les attribuaient aux nombreuses sympathies que peuvent faire naître les diverses inflammations.

La doctrine physiologique a exercé une heureuse influence sur l’étude de la syphilis en appelant de nouveau l’attention des observateurs sur de prétendues vérités scientifiques qui n’étaient certainement pas toutes également incontestables , et en mettant en doute la parfaite exactitude de ceux qui voyaient des affections graves et inquiétantes pour l’avenir des malades dans les moindres lésions des organes sexuels , survenus à la suite de cohabitations suspectes \ mais , d’un autre côté , elle a réellement nui aux saines pratiques médicales en contestant les différences qui distinguent les mala-

dies vénériennes des affections ordinaires et par suite , l’urgence de certains traitemens spéciaux -, et je me suis demandé bien souvent comment des médecins de bonne foi , avaient pu se livrer pendant quelques mois à une observation attentive dans un hôpital de vénériens, et nier encore, après un pareil travail , l’exactitude , la figure même d’accidens généraux quelquefois graves et profonds, de la syphilis constitutionnelle en un mot , chez des personnes atteintes une fois seulement de simples ulcérations à la verge , d’une bénignité complète en apparence , d’une guérison facile et rapide , et chez lesquelles on s’était borné, pour tout traitement , à quelques applications locales insignifiantes.

La syphilis se présente , de nos jours , sous deux aspects parfaitement distincts.

i .° Dans le lieu où elle a été contractée et peu de temps après un coït impur-, les accidens qui la constituent alors sont désignés sous le nom d’accidens primitifs -,

2.0 Loin du lieu qui a été exposé à la contagion et à une époque plus ou moins éloignée du coït , elle est appelée alors syphilis constitutionnelle , et les symptômes qui la caractérisent sont nommés accidens consécutifs.

Ces deux ordres d’accidens se montrent euxmêmes avec des caractères diffe'rens qui exigent des considérations et des études séparées.

Ainsi les accidens primitifs appartiennent , comme je l'ai déjà dit, à deux formes bien distinctes, îa (orme ulcéreuse ou cb ancre et la forme blennhorragique .

La première forme doit être attribuée au virus syphilitique, la seconde peut être le résultat de causes très-diverses et très- variées , ainsi que je l’indiquerai quand je m’occuperai de la blennorrhagie en particulier.

DBS

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