BLENNORRHAGIE CHEZ LA FEMME
Chez l’homme, la blennorrhagie est essentiellement uréthrale. Chez la femme au contraire, en vertu des dispositions anatomiques de ses organes, elle n’affecte pas seulement l’urèthre, mais encore la vulve, le vagin et l’utérus. Nous aurons donc à distinguer, suivant ses localisations, la blennorrhagie en vulvaire, vaginale, uréthrale, utérine. Cette dernière est fort rare, la vaginale est la plus fréquente. Ces variétés peuvent rester isolées ou s’associer entre elles, suivant leurs rapports de voisinage.
La blennorrhagie est moins commune chez la femme que chez l’homme. Les raisons de ce fait sont les suivantes :
1° Chez la femme, muqueuse de l’urèthre très-délicate mais protégée par sa situation.
2° Vulve et vagin plus exposés, mais protégés par un revêtement plus résistant, sans cesse lubrifié, et chez certaines prostituées rendu absolument insensible par un exercice conlinuel.
3° Absence chez l’homme bien portant des écoulements chroniques qui, si communs dans l’autre sexe, entrent pour une trèsgrande part dans l’étiologie de la cbaudepisse masculine. Impossibilité pour l’homme alteint d’une urélhrite aiguë de se livrer à la copulation à cause de la douleur qu’elle provoque.
h° Participation moins entière, moins nécessaire, des organes de la femme au travail physiologique du coït, d’où congestion moindre, et partant diminution des chances d’inflammation.
Si l’on tient compte de ces particularités, l’étiologie de la gonorrhée sera pour la femme à peu près identique à celle que nous avons exposée pour l’homme : elle comprend toute cause irritante susceptible de faire naître une inflammation catarrhale sur les muqueuses du conduit vulvo-utérin.
VULVITE.