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Traité pratique des maladies vénériennes

Les motifs divers qui portent les hommes à écrire ne permettent pas d’accorder à tous indistinctement le même degré de’ confiance. Cette vérité est incontestable dans Fhistoire des sciences en général, et, en particulier, dans celle de la spécialité dont je vais m’occuper ici. En effet, lorsqu on jette un coup d’œil sur les travaux qui

ont été faits sur l’inoculation artificielle des maladies vénériennes, on ne tarde pas à se convaincre que l’intérêt d’une doctrine , les spéculations du charlatanisme , et souvent le fâcheux besoin d’une critique jalouse et mensongère ont, le plus ordinairement, dicté ce qu’on trouve dans les auteurs sur cette importante question. Qu’on lise, et qu’on compare ensuite aux résultats de l’expérience consciencieuse les différents écrits sur ce sujet, et l’on restera persuadé de l’erreur des uns, de l’ignorance des autres et de la mauvaise foi du plus grand nombre.

Pour moi, qui ai fait mes recherches sans idées préconçues , et dans le seul but de découvrir la vérité, à travers tant de contradictions, mes expériences nombreuses me permettent d’offrir, pour chaque fait que je vais avancer , la preuve matérielle , toutes les fois qu’on pourra la réclamer.

Depuis Hunter, les expériences sur l’inoculation des maladies syphilitiques ont été faites

1 “. Dans le but de prouver l’existence de là

cause spéciale des maladies syphilitiques : le virus vénérien;

2". Pour distinguer, entre elles, des maladies eu apparence semblables ;

d**. Pour établir les différences 'qui existent entre les accidents d’infection primitive et ceux d’empoisonnement général ;

4o. Dans un but thérapeutique, soit en prouvant l’efficacité des agents prophylactiques;

Soit en modifiant, par une nouvelle infection, une première affection syphilitique ancienne et rebelle ;

Soit encore en combinant la vérole à une maladie qui, d’abord incurable, peut, par ce mélange, céder à un traitement spécial ;

5°. Et enfin sous le point de vue hygiénique et médico-légal.

Ce sont donc ces divisions que j’ai adoptées, et qui vont être passées en revue d’une manière générale et sous le point de vue critique, dans

aiitanl de chapitres distincts, composant la pre-. rniére partie de ce travail; me réservant, dans la seconde, de fournir les observations pratiques à l’appui; observations qui formeront un recueil clinique, auquel j’ai cru devoir ajouter un formulaire des différents agents thérapeutiques que j’ai le plus employés à l’hôpital des Vénériens.

TRAITE PRA^QL^-f

DE LlNOCULA^mÂ

APPLIQUEE A L’eTüDE

MALADIES VENERIENNES,

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