DR LA BLENNORRHAGIE EN GENERAL
hygiéniques alors indiqués, tels que le régime, le repos, etc., les bains et lés boissons rafraîchissantes, abondantes, qu’on a coutume de placer en première ligne, sont loin d’avoir l’efficacité qu’on leur suppose. Les boissons abondantes forcent à uriner fréquemment , occasionnent de la fatigue au canal et prédisposent au développement de l’inflammation ; quant aux bains, lorsqu’on sait avec quelle facilité ils rappellent souvent un écoulement déjà arrêté depuis plusieurs jours, on concevra aisément qu’ils puissent en favoriser le début. Mais, après ces soins généraux, et dans les détails desquels il est inutile d’entrer, il s’agit de modifier les surfaces qui commencent à être malades ou qui vont le devenir.
Ici deux méthodes se présentent : 1“ la révulsion , 2“ la médication directe. Toutefois , les différentes variétés de la blennorrhagie nécessitant des modifications dans chacune d’elles, c’est a leur occasion que nous développerons les indications suivantes.
Lorsque le traitement abortif n’a pas été employé, ou qu’il a échoué, et que la maladie est confirmée, que faut-il faire?
La blennorrhagie, à l’état aigu , présentant les caractères d’une inflainmation catarrhale, le traitement doit être essentiellement antiphlogistique.
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Les émissions sanguines en forment la base , et les saignées locales sont plus avantageuses, comme on l’observe en général dans les inflammations des membranes, cpie lorsqu’elles sont pratiquées par l’ouverture de la vçine.
Les sangsues constituent un moyen précieux dans la période d’acuité ; mais leur emploi exige quelques précautions.
Un principe sur lequel nous avons beaucoup insisté consiste, quel que soit le siège de la blennorrhagie, à ne jamais les poser sur les régions de la peau que double un tissu cellulaire trop lâche,, telles que la peau de la verge et des paupières; car souvent elles ont déterminé dans ces points de Tœdérae et un érysipèle gangreneux. Pourquoi s’exposer à de pareils accidents , lors que l’observation pratique prouve tous les jours que des sangsues , appliquées à quelque distance du siège du mal, produisent des effets aussi favorables , pourvu que leur nombre soit proportionné à la gravité du cas que l’on traite ?
Une observation non moins importante consiste h ne jamais appliquer les sangsues sur un point déclive , ou qui soit à la portée des organes malades, afin d’éviter que leurs piqûres ne soient souillées par les sécrétions morbides ; car, si la blennorrhagie se trouvait compliquée de chancres,