DE L’AIR
Pour bien comprendre ce qui va suivre, il est indispensable de rappeler ici la composition et les principales propriétés de l’air atmosphérique.
Nos connaissances précises à cet égard ne datent que de la fin du siècle dernier, et c’est à l’illustre Lavoisier que revient l’honneur d’avoir défini scientifiquement la composition de l’atmosphère. Tout le monde sait aujourd’hui que l'air est un fluide très-élastique, compressible, transparent, composé, dans l’état normal, de 79 parties d’azote, de 21 pour 100 d’oxygène, plus quelques millièmes d’acide carbonique. 11 pèse, à 0m,76 de pression, lk,298 par mètre cube. Il obéit, par conséquent, aux lois de la pesanteur; sa ténuité le fait pénétrer dans les moindres interstices des corps; il est indispensable à la vie animale et végétale. La chimie agricole nous apprend qu’il contient souvent en proportion notable des nitrates et de l’ammoniaque provenant de la décomposition incessante des êtres organisés; c’est ce qui explique que les pluies agissent sur la végétation de plusieurs manières, non-seulement en lavant et nettoyant les feuilles, puis en dissolvant les parties fertilisantes du sol, mais aussi en faisant tomber sur les végétaux l’ammoniaque contenu dans l’atmosphère dans une quantité que ceriains chimistes évaluent annuellement jusqu'à 20 kilogrammes par hectare dans le voisinage des grandes villes. G est ainsi que 1 on peut comprendre jusqu’à un certain point l’influence des jachères qui permettent de produire longtemps