DES TRAPPES
L'utilité des trappes servant à fermer l'orifice supérieur des foyers s'est fait sentir d'autant plus vivement que les anciennes cheminées étaient plus vastes. On en voit la première description dans les œuvres d'Alberti, au quinzième siècle ; on la retrouve mentionnée par Savot, en 1624, par J. Winter, en 1658, puis dans la cheminée de Nancy, en 1756; enfin dans tous les appareils du siècle dernier. En cas de feu à la cheminée, la fermeture de la trappe supprime l'aliment du feu et l'arrête immédiatement. La trappe sert aussi à arrêter en été les cou-
rants descendants et les odeurs de suie ; enfin elle est aussi utile qu'un robinet pour régler l'écoulement de Peau d'un réservoir. Malgré ses avantages, on s'en sert rarement : dans nos foyers ouverts, elle n'est pas à portée de la main, et, en général, le public a horreur de tout ce qui demande de l'intelligence et du soin.
Peut-être n'est-il pas hors de propos de rappeler ici qu'en cas de feu à la cheminée, outre le moyen indiqué ci-dessus, c'est-à-dire la fermeture de la trappe, qui intercepte le passage de l'air ou de l'élément du feu, il est un deuxième moyen qui consiste à jeter sur le foyer quelques poignées de soufre en poudre: on baisse le rideau: le soufre enflammé donne lieu à une abondante production de gaz acidesulfureux qui est impropre à la combustion.